From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Dec 7 03:40:18 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 6 Dec 2005 12:40:18 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Climat=3A_Conf?= =?iso-8859-1?q?=E9rence_de_Montr=E9al?= Message-ID: <0811C5B6-22A2-40F4-8A81-9BBE89C9C309@partivertquebec.org> La Presse Actuel, mardi 6 d?cembre 2005, p. ACTUEL7 Climat: Conf?rence de Montr?al Les Am?ricains largu?s par l'Australie Cardinal, Fran?ois Le plus ind?fectible alli? des ?tats-Unis lui tourne le dos. L'Australie, seul autre pays industrialis? ? ne pas avoir sign? le protocole de Kyoto, travaille en coulisses ? Montr?al pour l'?laboration d'un engagement international qui prendrait effet d?s 2012. Selon les informations obtenues par La Presse, la d?l?gation australienne r?prouverait l'intransigeance dont font preuve les ?tats- Unis ? la Conf?rence de l'ONU sur les changements climatiques. Les ?tats-Unis, de plus en plus isol?s, vont jusqu'? refuser de discuter des suites ? donner au protocole de Kyoto. Il a ?t? impossible de parler aux repr?sentants de l'Australie, hier. N?anmoins, les d?clarations faites dimanche par le ministre australien de l'Environnement, Ian Campbell, confirment l'?cart qui s?pare d?sormais les deux alli?s. " Je crois qu'il est utile de privil?gier cette voie (d'un accord international post-2012), d'?tre partie int?grante d'une convention future en autant qu'elle englobe une portion significative des ?missions mondiales ", a-t-il indiqu? sur les ondes de la radio australienne ABC. M. Campbell a pr?cis? que les scientifiques de son pays estiment qu'un trait? " significatif " engloberait " environ 85 % " des ?missions de gaz ? effet de serre (GES) de la plan?te, ce qui implique la participation des ?tats-Unis (25 % des ?missions mondiales), de la Chine, du Br?sil et de l'Inde. On est donc tr?s loin du protocole de Kyoto, sign? par des pays qui, ensemble, ne totalisent que 35 % des ?missions mondiales, un taux qui devrait d?gringoler ? 25 % d'ici 2012. " Il nous faut quelque chose de plus large, a fait savoir le ministre. Je pousse pour une approche ? plusieurs voies qui permettrait une am?lioration significative des m?canismes de Kyoto. " Cette nouvelle n'est pas ? prendre ? la l?g?re, car si l'Australie n'est pas un pays tr?s populeux (20 millions de personnes), il est n?anmoins le champion mondial des ?missions de GES par habitant. Cette d?fection est aussi importante d'un point de vue symbolique, car l'Australie ?tait le seul vrai alli? des ?tats-Unis dans le monde industrialis? contre le protocole de Kyoto. " Il y a une diff?rence tr?s importante entre les positions am?ricaine et australienne, m?me si beaucoup de gens aiment nous mettre dans le m?me bateau lorsque ?a les arrange ", a tenu ? souligner M. Campbell. Impossible toutefois de savoir si l'Australie participerait ? des discussions sous l'?gide d'un trait? qu'elle n'a pas sign?. Impossible aussi de savoir si ce pays pr?f?rerait que les discussions se fassent sous la convention de Rio, un accord environnemental bas? sur le volontariat. Malgr? cette bonne volont? affich?e, les environnementalistes ne se montrent pas impressionn?s par le ton du gouvernement australien. " Nous sommes le seul pays hors-Kyoto qui veut ?tre dans la deuxi?me phase du protocole, a ironis? Julie-Anne Richards, porte-parole de Climate Action Network-Australia. Pourquoi dans ce cas ne pas signer le protocole? D'autant que l'Australie croit pouvoir atteindre l'objectif qu'elle s'?tait fix?e avant de se retirer du protocole. " Le pays avait, comme d'autres, un objectif qui lui permettait non pas de r?duire mais d'augmenter ses ?missions de 8 %. Francois.cardinal at lapresse.ca -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Dec 7 03:40:14 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 6 Dec 2005 12:40:14 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_R=C9CHAUFFEMEN?= =?iso-8859-1?q?T_CLIMATIQUE?= Message-ID: La Presse Environnement, mardi 6 d?cembre 2005, p. A21 R?CHAUFFEMENT CLIMATIQUE L'inaction de l'administration Bush de nouveau d?nonc?e Siag, Jean Une d?l?gation am?ricaine venue du sud et de la c?te est des ?tats- Unis a d?nonc?, hier ? la Conf?rence de Montr?al, l'inaction de l'administration Bush dans la lutte contre le r?chauffement climatique. Les six membres de cette d?l?gation, men?e par la Southern Alliance for Clean Energy, ont tour ? tour t?moign? de l'ampleur des d?g?ts caus?s par les ouragans Katrina et Rita dans les ?tats du Mississippi et de la Louisiane, mais aussi dans la cha?ne d'?les de la Caroline du Nord, un archipel de la c?te Est mis ? rude ?preuve depuis quelques ann?es. " Les ouragans sont de plus en plus d?vastateurs et nous sommes de plus en plus vuln?rables, a averti Jerome Ringo, repr?sentant la National Wildlife Federation, en Louisiane. Nous subissons des temp?tes de cat?gorie 5 dans le Sud et des d?mentis de cat?gorie 5 ? Washington! " a-t-il lanc?, sous les applaudissements des nombreux repr?sentants d'organisations non gouvernementales (ONG). Pour les membres de cette d?l?gation, il ne fait plus aucun doute que l'intensit? des temp?tes tropicales s'explique par le r?chauffement du climat, la fonte des glaciers, la hausse du niveau des oc?ans et la temp?rature de plus en plus ?lev?e de l'eau. " Vous savez, c'est la temp?rature ?lev?e du golfe du Mexique qui allume v?ritablement un ouragan. C'est comme si on lui injectait une immense dose de st?ro?des ", a soutenu Jerome Ringo. Directeur de la Southern Alliance for Clean Energy, le Dr Stephen Smith a quant ? lui plut?t mal r?agi aux d?clarations de la d?l?gation officielle des ?tats-Unis, qui affirmait mercredi dernier qu'aucune entente ou loi pouvant avoir un impact sur la croissance ?conomique des ?tats-Unis ou sur ses emplois ne serait sign?e ou vot?e. " Cette prise de position est imprudente, dangereuse et manque de vision, a-t-il laiss? tomber. Il y a des opportunit?s ?conomiques extraordinaires dans notre r?gion. Plusieurs industries prennent des mesures s?rieuses pour r?duire leurs ?missions de gaz ? effet de serre et pour augmenter leur efficacit? ?nerg?tique. Et aujourd'hui, elles sont en meilleure posture ?conomique. " Le Dr Stephen Smith en a ?galement rajout? sur la responsabilit? de l'administration de George W. Bush; il croit que les ?tats et les communaut?s locales doivent prendre les devants dans la lutte contre les changements climatiques. " Nous avons la responsabilit? de nous prot?ger les uns les autres et de l?guer un environnement sain aux g?n?rations futures. Aujourd'hui, notre gouvernement f?d?ral ne fait rien de cela. Nos leaders politiques semblent d?cid?s ? abandonner les ?tats du Sud. " Un autre casse-t?te pour les populations d'?tats c?tiers frapp?s par les ouragans est l'accessibilit? ? un r?gime d'assurance. D'apr?s Andrew Logan, directeur du programme d'assurance pour la Coalition d'investissement Ceres, il est de plus en plus difficile pour les Am?ricains d'?tre assur?s. " Les primes augmentent et la couverture diminue. Plusieurs compagnies d'assurance refusent m?me d'assurer les Am?ricains. " Une ?tude de la Coalition Ceres indique d'ailleurs que la somme des r?clamations ? la suite de catastrophes naturelles a ?t? multipli?e par 15 au cours des 30 derni?res ann?es. " Ce qui est r?ellement inqui?tant, ajoute Andrew Logan, c'est que ces catastrophes naturelles vont augmenter en intensit? et donc en dommages mat?riels. Et nous ne pouvons rien faire, sauf s'attaquer ? la source du probl?me du r?chauffement climatique. " -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 8 00:34:28 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 7 Dec 2005 09:34:28 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Climat=3A_des_?= =?iso-8859-1?q?dommages_sans_pr=E9c=E9dent?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, mercredi 7 d?cembre 2005, p. a1 Climat: des dommages sans pr?c?dent En 2005, les r?clamations atteignent 70 milliards Francoeur, Louis-Gilles L'ann?e 2005 n'est pas encore termin?e que d?j? les ?pisodes m?t?orologiques extr?mes, qui l'ont marqu?e, ont caus? des dommages records ?valu?s ? 200 milliards de dollars et impos? des d?bours?s tout aussi sans pr?c?dent de 70 milliards aux assureurs priv?s de la plan?te. C'est ce que r?v?le le bilan annuel ?pr?liminaire? d?pos? hier, dans le cadre de la Conf?rence internationale de Montr?al sur les changements climatiques, par la Fondation Munich Re, filiale d'une grande soci?t? de r?assurance allemande, qui d?pose depuis dix ans une compilation des d?bours?s des assureurs ? la fin de chaque ann?e. En comparaison, expliquait hier Thomas Loster, directeur g?n?ral de la fondation et membre de l'Initiative financi?re du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE), l'ann?e 2004 appara?t d?sormais comme une ann?e bien ordinaire, alors que le milieu des assureurs l'avait trouv?e particuli?rement lourde ? supporter avec des dommages d?clar?s de 145 milliards et des r?clamations de 45 milliards. Au rythme o? les catastrophes m?t?orologiques se multiplient, dit-il, les assureurs vont se retirer de r?gions enti?res, ce qui laissera leurs populations fort d?munies et obligera les gouvernements ? couvrir eux-m?me les risques dans les secteurs d?laiss?s. En Allemagne, pr?cise-t-il, un grand nombre d'assureurs ne veulent plus couvrir les r?sidences de riverains install?s jusqu'? plusieurs kilom?tres des cours d'eau, dont la fr?quence et la gravit? des d?bordements augmentent d'ann?e en ann?e. En Floride, plusieurs assureurs refusent d?sormais d'y faire affaire et forcent ainsi cet ?tat ? assumer les risques, ce qui est d?vastateur pour les investissements immobiliers et commerciaux. L'?tat se retrouve oblig? d'assumer la place laiss?e vacante par le secteur priv? dans cet ?tat plut?t capitaliste, dont le gouverneur est nul autre que le fr?re du pr?sident Bush, un grand sceptique ? l'?gard des changements climatiques. Pour Thomas Loster, le r?chauffement du climat, ce n'est plus une hypoth?se de chercheurs, mais une r?alit? d?sormais trop concr?te. ?Le r?chauffement est en cours maintenant, dit-il, et ?a tue des gens.? Klaus Toepfer, le patron du PNUE, rench?rit en disant que ces chiffres pr?liminaires n'ont pas ?t? d?voil?s pour ajouter une manchette alarmiste de plus dans les m?dias, mais pour mettre le nez des d?l?gu?s de la conf?rence sur l'urgence de passer ? l'action, malgr? toutes les forces contraires, et sur les cons?quences ?conomiques ?ventuelles: ?Le prix de l'inaction sera plus important que celui de l'action?, dit-il. Selon les chiffres qu'a compil?s Munich Re et qui rendent le milieu des assurances si nerveux, on note le fait que 2005 est l'ann?e o? on a enregistr? le plus grand nombre d'ouragans ou de temp?tes tropicales sur la plan?te depuis le d?but des compilations statistiques, soit 1850. Ces chiffres vont de pair avec ceux publi?s dans la revue Nature cette ann?e, selon laquelle le nombre et l'intensit? des ouragans dans l'Atlantique et des cyclones dans le Pacifique ont augment? de 50 % depuis le d?but des ann?es 70. Sans vouloir r?duire l'importance des catastrophes humaines et sociales comme le r?cent tremblement de terre au Pakistan, qui a tu? des dizaines de milliers de personnes, le porte-parole de la Fondation Munich Re ajoute que ce sont les d?sastres reli?s aux ?v?nements m?t?orologiques dont la facture en mati?re de vies humaines va croissant. En octobre, note le bilan onusien, un ouragan nomm? Vince a ?t? le premier ? se pr?senter aux portes de l'Europe, dont il a fr?l? la c?te espagnole. C'?tait aussi le premier ouragan ? s'engager aussi loin dans la partie nord-est de l'Atlantique. En juillet, en Inde, le record de pluie a ?t? battu lorsque le nord de Mumbai a subi une pr?cipitation de 944 mm en 24 heures. S'est ajout? ? cela l'ouragan Wilma en octobre, qui est devenu le plus puissant jamais observ? avec un pression de 882 millibars en son centre. Il a provoqu? des d?g?ts ?valu?s ? 15 milliards et des r?clamations d'assurance de 10 milliards. Fin novembre, pour la premi?re fois de leur histoire, une temp?te tropicale (Delta) a frapp? les ?les Canaries. Avec 26 temp?tes tropicales, l'ann?e 2005 vient de battre le record ant?rieur de 21 ouragans en un an. Quatorze des 26 temp?tes tropicales de 2005 ont ?t? class?es comme des ouragans, un autre record. Katrina, un des ouragans les plus m?diatis?s, est le sixi?me en puissance des annales m?t?orologiques: il a caus? des dommages ?valu?s ? 125 milliards, qui vont se traduire par des r?clamations d'environ 30 milliards. Pour le directeur du PNUE, ces chiffres plaident en faveur d'un ?largissement du d?bat et des programmes d'action contre les changements climatiques, ce que veut pr?cis?ment faire la ?deuxi?me voie? qu'ouvre doucement la conf?rence de Montr?al en cr?ant un forum de discussion sous l'autorit? de la Convention de Rio sur le climat plut?t qu'au sein des instances du protocole de Kyoto. Les ?cologistes voient plut?t dans cette ?deuxi?me voie? une sorte de stationnement bien commode pour les pays pour qui le protocole va trop vite et qui craignent de devoir s'engager dans un processus de r?duction de leurs ?missions de gaz ? effet de serre encore plus substantiel apr?s 2012, date d'?ch?ance de la phase I de Kyoto. Il est imp?ratif, explique Klaus Toepfer, que des acteurs comme les grandes villes du monde, des associations sectorielles d'industries de toute sorte et des multinationales dont les ?missions d?passent celles de petits pays r?gis par le protocole puissent dire comment elles veulent s'engager en appui au protocole de Kyoto. ?La deuxi?me voie doit s'ajouter aux efforts de Kyoto?, dit-il en insistant sur le fait que cette deuxi?me voie ?ne remplace pas le protocole mais le compl?te?. Le contraire serait, ? son avis, une catastrophe. Il n'accepte pas le verdict des ?cologistes qui voient dans cette deuxi?me voie un d?tournement du processus de n?gociation de Kyoto vers un forum plus l?che, qui permettrait ? de grands pays comme la Chine ou l'Inde d'?viter de s'engager activement et s?rieusement, d'autant plus qu'ils y perdraient au change, ? son avis, parce qu'ils ne pourraient plus b?n?ficier des ?instruments? ou programmes du protocole. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 8 00:35:03 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 7 Dec 2005 09:35:03 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_St=E9phane_Dio?= =?iso-8859-1?q?n_d=E9finit_la_=ABdeuxi=E8me_voie=BB?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, mercredi 7 d?cembre 2005, p. a5 Conf?rence internationale de Montr?al sur le climat St?phane Dion d?finit la ?deuxi?me voie? Francoeur, Louis-Gilles Le pr?sident de la Conf?rence internationale de Montr?al sur le climat, St?phane Dion, ministre canadien de l'Environnement, a d?pos? hier un premier texte d?finissant la ?deuxi?me voie? des discussions qui pourraient se d?rouler sous l'autorit? de la Convention sur les changements climatiques, sign?e ? Rio en 1992, plut?t que sous l'empire du protocole de Kyoto, dont les ?tats-Unis et l'Australie sont exclus pour ne pas l'avoir ratifi?. Le texte, qui a fait l'objet de consultations jusqu'aux petites heures du matin dans la nuit de lundi ? hier, a ?t? rendu public hier matin par les services onusiens. Il devait ?tre d?battu dans les diff?rents groupes de travail hier. Ce texte, dans sa version officielle, ne contient aucune parenth?se, ce qui d?voilerait les amendements que certains pays ont pu apporter ? la proposition durant la journ?e d'hier. D'entr?e de jeu, le projet de r?solution s'inscrit dans le cadre des ?objectifs et des principes? de la convention de Rio sur le climat pour faire face ?au d?fi s?rieux et de long terme? des changements climatiques. Le texte propose aux signataires de la convention ?d'engager des discussions afin d'explorer et d'analyser des approches en vue de plans d'action commun ? long terme (long terme cooperative action)? dans quatre secteurs pr?cis: d?finir des objectifs de d?veloppement viable, faire face au d?fi de l'adaptation aux changements climatiques, r?aliser pleinement le potentiel des technologies et celui des march?s. Selon le projet Dion, les ?discussions? se d?rouleraient dans des ateliers dont les travaux seraient anim?s par deux mod?rateurs, l'un d?sign? par les pays nomm?s ? l'Annexe I de la convention et l'autre par les pays qui ne le sont pas. Les ateliers feraient rapport aux pl?ni?res de la convention en 2006 et d?poseraient un rapport final en 2007. Selon des sources bien inform?es, l'accueil aurait ?t? g?n?ralement favorable ? cette proposition. Mais, ce qui surprendra les ?cologistes qui d?noncent cette deuxi?me voie, les ?tats-Unis lui auraient r?serv? un accueil glacial. Il a ?t? impossible de savoir pourquoi. D'autre part, le groupe de contact, qui travaille sur l'apr?s 2012 au sein de la communaut? de Kyoto, pr?pare un texte comprenant cinq ?attendus? et sept propositions, toutes remplies de parenth?ses, i.e. qui constituent autant d'amendements sur la table. Un des amendements propose d'inclure les mesures que pr?coniseraient les non-membres de la communaut? de Kyoto, une fa?on d'ouvrir la porte aux Am?ricains, aux Australiens et ? leurs plans de travail hors norme, le cas ?ch?ant. On y insiste sur le recours au m?canisme de d?veloppement propre et aux m?canismes du march? des droits d'?missions, les deux priorit?s des pays en d?veloppement pour l'un et de l'Europe pour l'autre. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 8 00:35:57 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 7 Dec 2005 09:35:57 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Les_Inuits_pou?= =?iso-8859-1?q?rsuivent_les_=C9=2E-U=2E?= Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, mercredi 7 d?cembre 2005, p. A6 Climat: Conf?rence de Montr?al Les Inuits poursuivent les ?.-U. C?t?, Charles Inquiets et impuissants devant la destruction de leur mode de vie, un groupe d'Inuits du Canada et de l'Alaska vont porter plainte aujourd'hui contre les ?tats-Unis en raison des ?missions incontr?l?es de gaz ? effet de serre de la superpuissance industrielle. Ils s'adresseront ? la Commission interam?ricaine des droits de l'homme pour faire respecter leur droit ? la vie, ? la sant?, ? la propri?t?, ? la subsistance et ? la culture. La plainte sera d?pos?e aujourd'hui ? Washington mais d?voil?e ? Montr?al. Le document de pr?s de 200 pages contient les t?moignages de 62 Inuits et en particulier celui de Sheila Watt-Cloutier, pr?sidente de la Conf?rence circumpolaire inuite. Cet organisme repr?sente 155 000 autochtones de l'Arctique en Alaska, au Canada, au Groenland et en Russie. C'est l'aboutissement de trois ans d'efforts de la part de Mme Watt- Cloutier, qui a r?ussi, comme elle le disait hier, " ? mettre un visage- celui des peuples de l'Arctique- sur cet enjeu qui ?tait jusqu'alors surtout ?conomique et technologique ". " Dans l'Arctique, les changements climatiques ne sont pas qu'un probl?me environnemental, a dit Mme Watt-Cloutier. C'est un probl?me de survie culturelle. Nous avons besoin de r?ductions importantes des ?missions de gaz ? effet de serre. " Elle a d?plor? que l'Arctique ne fasse toujours pas partie des r?gions vuln?rables au sens de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques, sign?e ? Rio en 1992. " Les Inuits sont vuln?rables, m?me s'ils vivent dans des pays riches ", dit-elle. C'est pour corriger ce " manque " que Mme Watt-Cloutier a lanc? hier le projet d'une alliance avec des peuples aux antipodes: les petits ?tats insulaires. Apparemment, tout s?pare la terre glac?e des Inuits des paradis tropicaux des Cara?bes ou du Pacifique. Mais au moins une chose les unit: ce sont les premi?res victimes des changements climatiques. " Pendant que nous, on fond, eux, ils coulent ", a r?sum? Mme Watt- Cloutier. Inuits et insulaires vont demander ensemble que les Nations unies cr?ent et financent un programme d'adaptation aux changements climatiques. Cette id?e a d?j? l'appui de la Norv?ge et de la Su?de. " Il faut que le Canada l'appuie aussi ", a insist? hier Mme Watt- Cloutier. Hier, la proposition venue du Nord a re?u des appuis importants, dont celui, tr?s enthousiaste, de Klaus Toepfer, le directeur du Programme des Nations unies pour l'Environnement. " Ce n'est pas juste un truc pour intriguer les journalistes, a-t-il d?clar? en conf?rence hier. Ils ont beaucoup de points communs. Ils d?pendent de l'environnement pour leur subsistance. Ils ont des probl?mes ?conomiques. Et ils sont vuln?rables. " -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 8 00:37:21 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 7 Dec 2005 09:37:21 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Une_initiative?= =?iso-8859-1?q?_verte_du_Bloc_p=E2lit?= Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, mercredi 7 d?cembre 2005, p. A16 ?lections 2006: Vers le 23 janvier Une initiative verte du Bloc p?lit Morissette, Natha?lle Sherbrooke - Le co?t d'une initiative verte annonc?e par le Bloc qu?b?cois samedi dernier ne sera pas assum? par le parti. La facture sera en fait refil?e aux contribuables. En marge de la Marche mondiale pour le climat, qui se tenait samedi dans les rues de Montr?al, le chef bloquiste Gilles Duceppe a annonc? que son parti s'engageait ? verser au Centre international Unisf?ra 25 $ pour chaque tonne de gaz ? effet de serre ?mis par les trois autocars et les avions utilis?s tout au long de la campagne pour les ?placements du leader et des journalistes. Le Bloc est le seul des quatre partis ? Ottawa ? avoir pris un tel engagement. Ainsi, le Bloc remettra ? ce centre de recherche en environnement 8 $ ? tous les 100km parcourus par chacun des autobus et il d?boursera entre 2,75 $ et 4,50 $ par passager pour chaque 1000 km parcourus en avion. Co?t total de l'op?ration: environ 3000 $. Or, le parti n'aura pas ? payer la facture puisqu'il ajoutera cette somme aux d?penses ?lectorales rembours?es par le Directeur g?n?ral des ?lections. Ce sont donc les contribuables qui, au bout du compte, devront mettre la main dans leur poche pour payer ce virage vert. Une situation que d?nonce le Parti lib?ral. H?te de la soir?e culturelle dans le cadre de la Conf?rence sur les changements climatiques, la ministre du Patrimoine, Liza Frulla, va m?me jusqu'? qualifier l'initiative du Bloc de " geste insignifiant ". " Ils utilisent les autobus, ils polluent, ils paient, ils se font rembourser par le DGE, puis en bout de ligne, c'est le contribuable qui paie et il ne le sait m?me pas, a d?clar? Mme Frulla en entrevue ? La Presse. Si le Bloc avait vraiment eu l'environnement ? coeur, il aurait fait en sorte qu'il n'y ait pas de campagne ?lectorale ? cette p?riode de l'ann?e pour ?viter de jeter de l'ombre sur la Conf?rence sur les changements climatiques. " Du c?t? des conservateurs, on accuse le Bloc de faire de la petite politique. " Le Bloc est impuissant face au dossier environnemental, mentionne Dimitri Soudas, porte-parole du chef conservateur Stephen Harper. Ce qu'ils proposent de faire pendant 52 jours de campagne ne repr?sente qu'une infime partie du probl?me environnemental. " " Ce n'est qu'un coup de publicit?, ajoute Karl B?langer, porte- parole du Nouveau Parti d?mocratique (NPD). Nous, on propose des id?es concr?tes pour l'environnement. " Malgr? tout, au Bloc on estime que cet engagement pour la cause environnementale est tout ? fait louable. " La somme de 3000 $ fait partie du budget total des d?penses de 4,6 millions fix? par le directeur g?n?ral des ?lections, assure-t-on. Au lieu d'utiliser ces 3000 $ pour d'autres d?penses, nous avons d?cid? de nous en servir pour cette cause. " Marc Graneau Par ailleurs, dans un discours prononc? hier soir ? Sherbrooke, Gilles Duceppe s'en est pris ? Marc Garneau, candidat dans Vaudreuil- Soulanges. Le chef du Bloc a cit? un passage du discours prononc? par l'astronaute en 1986 ? l'ouverture des ?tats g?n?raux sur la qualit? de l'?ducation. " C'est faire preuve d'une charit? illusoire que d'affecter une portion toujours croissante de budget de l'?ducation ? des groupes minoritaires ", avait d?clar? ? l'?poque Marc Garneau selon qui il fallait privil?gier les domaines des sciences et technologies. " Il a ?t? impossible de recueillir les commentaires de M. Garneau. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 8 00:41:08 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 7 Dec 2005 09:41:08 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_STOCKAGE_G=C9O?= =?iso-8859-1?q?LOGIQUE_DE_CO2?= Message-ID: La Presse Actualit?s, mercredi 7 d?cembre 2005, p. ACTUEL10 STOCKAGE G?OLOGIQUE DE CO2 Une avenue prometteuse mais tr?s co?teuse Siag, Jean Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'?volution du climat (GIEC) a rendu public, hier, dans le cadre de la Conf?rence de Montr?al, un rapport important sur le stockage g?ologique du dioxyde de carbone (CO2). Ce document de l'agence des Nations unies fait l'analyse du pi?geage du dioxyde de carbone, de son transport et de son stockage dans des formations g?ologiques ou dans les oc?ans. Ces techniques, qui permettent d'isoler le CO2 de l'atmosph?re, sont consid?r?es par plusieurs experts comme tr?s prometteuses pour att?nuer la croissance des ?missions de gaz ? effet de serre. Bien qu'encourag? par ses recherches, le GIEC s'est gard? de tirer des conclusions h?tives. Cela dit, une centrale ?lectrique ?quip?e d'un tel syst?me pourrait pi?ger de 85 % ? 95 % du CO2, qui serait ensuite transport? par gazoduc et enfoui ? environ 1000 m?tres dans la terre ou ? une profondeur de 1000 ? 3000 m?tres dans la mer- bien que le stockage dans les oc?ans et ses incidences ?cologiques soient encore ? l'?tude. Mais ceci permettrait de r?duire les ?missions nocives de CO2 dans une proportion ?quivalente ? pr?s de 90 %. Selon les auteurs du rapport, ce r?sultat doit cependant ?tre pond?r? par des besoins suppl?mentaires d'?nergie variant de 10 ? 40 %. Malgr? l'espoir suscit? par ces techniques nouvelles, le pr?sident du GIEC, le Dr Rajendra Pachauri, ne croit pas que la technologie sera d?ploy?e ? grande ?chelle ? cause de ses co?ts encore trop ?lev?s. " Les gouvernements doivent financer la recherche et accorder des cr?dits d'imp?ts pour acc?l?rer la mise au point de ces nouvelles techniques. Mais vous savez, ?a prend beaucoup de temps avant de commercialiser des technologies pareilles. ?a ne se fera pas du jour au lendemain. " En Am?rique du Nord, on pense ?videmment aux centrales aliment?es au charbon, qui connaissent un regain de popularit? et qui sont d?fendues bec et ongles par des lobbies qui annoncent la production prochaine d'un charbon propre. Pourtant, il s'agit encore aujourd'hui du combustible fossile le plus polluant pour l'atmosph?re. Selon un rapport publi? il y a moins d'un an par la Commission de coop?ration environnementale (CCE) de l'ALENA, au Canada seulement, ces centrales sont responsables de 85 % des ?missions de dioxyde de soufre (SO2) et de 82 % des ?missions d'oxyde d'azote (NOx). Elles ?mettent ?galement deux fois plus de CO2 que les centrales au gaz naturel, soit pr?s de 60 millions de tonnes. Mais les pressions sont fortes pour trouver des solutions puisque le Canada poss?de d'importantes r?serves de charbon, notamment dans les provinces de l'ouest et dans les Maritimes. La Canadian Clean Power Coalition (CCPC)- un organisme ?tabli ? Calgary qui repr?sente plus de 90 % des entreprises canadiennes productrices d'?lectricit? gr?ce au charbon-, a d'ailleurs l'intention de construire une centrale exp?rimentale au plus tard en 2008, afin de produire du charbon propre d?s 2012. Ce projet, qui a ?t? initi? il y a plus de deux ans et qui fait appel aux m?mes technologies mentionn?es dans le rapport du GIEC, est financ? en partie par Ressources naturelles Canada. Le rapport du GIEC est disponible en version PDF sur le site: www.ipcc.ch/meet/session20/finalreport20.pdf -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 02:11:28 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 8 Dec 2005 11:11:28 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Bush_est_somm?= =?iso-8859-1?q?=E9_de_lutter_contre_les_changements_climatiques?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 8 d?cembre 2005, p. a1 Le Canada et l'UE ciblent Washington Bush est somm? de lutter contre les changements climatiques Francoeur, Louis-Gilles L'Union europ?enne et le Canada ont cibl? les ?tats-Unis hier ? l'ouverture de la phase politique de la conf?rence internationale de Montr?al sur le climat, r?clamant du pr?sident George W. Bush qu'il livre en quelque sorte la marchandise promise lors de la derni?re rencontre du G8 ? Gleneagles, en ?cosse, et au Sommet des Nations unies de septembre dernier en se joignant aux efforts de la communaut? internationale pour lutter contre les changements climatiques. Le commissaire europ?en ? l'Environnement, Stavros Dimas, a cit? textuellement le communiqu? final de la rencontre de Gleneagles, o? le pr?sident Bush avait d?clar? avec ses coll?gues: ?Nous sommes pr?ts ? avancer ? ce forum [la conf?rence de Montr?al] dans une discussion globale sur un plan d'action et de coop?ration ? long terme pour faire face aux changements climatiques.? ?Je m'attends, a d?clar? le commissaire Dimas, ? ce que nos partenaires am?ricains nous disent comment ils vont traduire cet engagement en mesures concr?tes.? ?La conf?rence de Montr?al est l'endroit o? nous allons faire les premiers pas, mais ce seront des pas d?cisifs pour nous attaquer aux changements climatiques. Nous n'avons pas de temps ? perdre?, a-t-il laiss? tomber en faisant planer la menace d'adopter la strat?gie des ?cologistes, selon lesquels il est totalement inutile d'attendre ou de discuter avec les Am?ricains en marge du protocole de Kyoto tant que l'administration Bush contr?lera la Maison-Blanche. En conf?rence de presse, M. Dimas a ajout?, ? propos des ?tats-Unis, qu'il est ?important de les r?engager dans un processus de discussion ? long terme?, ce qui explique les ouvertures faites par l'Union europ?enne, le Canada et la direction onusienne depuis le d?but de la rencontre internationale. Depuis une semaine, l'Europe a ouvert une grande porte aux Am?ricains - en d?pit des craintes r?p?t?es des ?cologistes - avec sa proposition d'amorcer en marge du protocole de Kyoto des ?discussions? sur les solutions ? long terme au probl?me des changements climatiques. Mais les ?tats-Unis boudent cette possibilit? de rapprochement parce que des ?discussions?, disent-ils, ?quivalent ? des n?gociations et que le pr?sident Bush ne veut rien savoir de quelque engagement que ce soit pour l'avenir. M?me si le nom de ce forum, ?ventuellement plac? sous l'autorit? de la convention de Rio sur le climat plut?t que sous le protocole de Kyoto, reprend presque mot ? mot les termes de la d?claration de Gleneagles, les ?tats-Unis voient dans cette ?deuxi?me voie? la possibilit? de futurs engagements, ce qu'ils estiment contraire ? leur politique de strictes mesures volontaires, sans ?ch?ancier ni objectifs pr?cis. C'est avec cette toile de fond en t?te que le premier ministre Paul Martin a prononc? hier un discours qui lui a valu une ovation, discours dans lequel il a stigmatis? ? mots ? peine couverts le manque de solidarit? des ?tats-Unis dans la bataille du climat. ?Les changements climatiques, a d?clar? Paul Martin devant une pl?ni?re de 2000 personnes qui r?unissait plus d'une centaine de minist?riels, pr?sentent un d?fi mondial qui exige ? son tour une r?ponse mondiale. Et pourtant, certains pays sont r?calcitrants. Certaines voix tentent de minimiser l'urgence de la situation ou rejettent les connaissances scientifiques. D'autres indiquent sciemment, par leurs discours ou leur indiff?rence, que ce n'est pas leur probl?me et qu'ils n'ont pas ? le r?soudre. Eh bien, c'est notre probl?me, et nous devons le confronter ensemble.? ?Le temps de la complaisance est r?volu?, a poursuivi le premier ministre avec une fermet? qui en a surpris plusieurs. ?Fini le temps de pr?tendre qu'une nation peut s'autosuffire et s'isoler de la communaut? internationale. Il n'y a qu'une seule plan?te Terre et nous la partageons. On ne peut fuir sur aucune ?le, dans aucune ville ou dans aucun pays, peu importe sa prosp?rit?. On ne peut pas fuir les cons?quences de l'inaction.? Paul Martin a aussi oppos? le manque de leadership et l'absence d'action concert?e qui caract?risent l'attitude de certains pays. Il les a invit?s ? changer d'attitude en disant qu'il faut ?laisser la voix de notre conscience mondiale s'exprimer?. Il s'en est pris aussi ? la soci?t? de consommation actuelle, soutenant que ?nos ?conomies, voire nos soci?t?s, ne peuvent pas soutenir ce rythme de consommation?. Le pr?sident Bush avait justifi? le refus de ratifier Kyoto en disant que les r?gles du protocole mena?aient le mode de vie am?ricain. Le premier ministre Martin a m?me reconnu que le dossier du Canada n'est pas reluisant avec ses ?missions de gaz ? effet de serre (GES) ? la hausse, un des pires scores en Occident avec une augmentation de 24 % au-dessus du niveau de 1990. Cependant, a-t-il dit, le Canada respectera scrupuleusement ses engagements, qui l'obligeront ? ramener ses ?missions, par des r?ductions ou des achats de cr?dits, ? 6 % sous la barre de 1990. Il a aussi soutenu que, d'un strict point de vue ?conomique, les combustibles fossiles sont devenus ?trop dispendieux? pour qu'on les gaspille ou qu'on ne commence pas imm?diatement ? se tourner vers des ?nergies renouvelables plus propres. En apr?s-midi, la sous-secr?taire d'?tat am?ricaine ? la D?mocratie et aux Affaires globales, Paula Dobriansky, devait r?pliquer en r?p?tant ce que disent depuis deux semaines tous les porte-parole des ?tats-Unis: ce pays en fait beaucoup et bien plus que les autres dans bien des domaines. Il a r?duit ?l'intensit?? de ses ?missions de GES, ce qui explique que celles-ci augmentent en termes absolus mais cependant moins vite que la production r?alis?e gr?ce aux combustibles fossiles. Les Am?ricains font aussi le pari que la technologie va tout r?gler, ce que les ?cologistes et plusieurs d?l?gations qualifient d'?ang?lisme? ou de ?pens?e magique?. ?Nous avons toujours fait partie des pays actifs dans ce dossier?, a plaid? Paula Dobriansky, qui a m?me englob? dans son portrait positif les politiques ?labor?es par des ?tats et des villes des ?tats-Unis pour r?duire leurs ?missions en r?action ? l'inaction de la Maison- Blanche. Elle y voit une affirmation de la ?diversit?? et de la libert? d'action propre aux Am?ricains. Steve Sawyer, chef de la d?l?gation de Greenpeace, se disait hier peu surpris de voir les ?tats-Unis bouder cette vague ?deuxi?me voie? que leur proposent l'Europe et le Canada car, a-t-il dit, ce refus est l'expression id?ologique du ?fondamentalisme fanatique? de la Maison- Blanche ? l'endroit de toute forme de multilat?ralisme et de solidarit? internationale sous les auspices des Nations unies, voire de compassion envers les pays menac?s par le climat. L'intransigeance am?ricaine convainc davantage M. Sawyer de la pertinence de la position adopt?e par les forces environnementales regroup?es dans le R?seau Action Climat. Ce r?seau international estime que rien n'?voluera vraiment en marge du protocole de Kyoto. Et les Am?ricains, a-t-il dit, viennent de faire la preuve, s'il en fallait une, que la communaut? internationale ne doit plus les attendre pour s'attaquer au probl?me, quitte ? les isoler. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 02:11:57 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 8 Dec 2005 11:11:57 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Gain_capital_p?= =?iso-8859-1?q?our_les_pays_en_d=E9veloppement?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 8 d?cembre 2005, p. a8 Gain capital pour les pays en d?veloppement Francoeur, Louis-Gilles Les pays en d?veloppement ont remport? une importante victoire hier ? la conf?rence de Montr?al, alors que se dessinait, en coulisses, un accord pour ?largir sensiblement la port?e du ?m?canisme de d?veloppement propre?, ou MDP, un outil d?sormais r?glement? par le protocole de Kyoto depuis l'adoption des accords de Marrakech. Ce m?canisme permet ? des pays ou des entreprises et institutions de pays d?velopp?s qui font partie des 36 astreints ? des r?ductions de gaz ? effet de serre (GES) d'ici 2012 de financer des projets ? moindres co?ts dans des pays en d?veloppement plut?t que chez eux, pour obtenir les cr?dits d'?missions dont ils ont besoin. Jusqu'ici, ces projets devaient venir des promoteurs d?sireux d'obtenir des cr?dits et ils devaient ?tre approuv?s, tout comme les r?ductions de GES donnant droit ? des cr?dits, par l'instance onusienne responsable de la gestion du MDP. Mais les discussions des derniers jours, solidement appuy?es par le G77 form? par les pays en d?veloppement et la Chine, ont permis ? ces pays d'obtenir un amendement qui leur donnera la possibilit? de pr?parer eux-m?mes des projets qui cadrent avec leurs priorit?s de d?veloppement et d'en obtenir des cr?dits, qui seront alors mis aux ench?res sur la sc?ne internationale aupr?s de ceux qui en ont besoin pour atteindre leurs objectifs de r?duction. Selon la formule n?goci?e ? l'item 4 de l'agenda du MDP, un pays africain pourrait, par exemple, d?cider d'?lectrifier un important immeuble ? logements avec des cellules photovolta?ques pour ne pas ajouter aux ?missions de la centrale thermique au charbon d'? c?t?. Les tonnes de GES ?vit?es pourraient ?tre reconnues par le secr?tariat du MDP et ?tre offertes ? des promoteurs occidentaux au prix du march? des droits d'?missions. Jusqu'ici, les examinateurs du MDP ont approuv? une cinquantaine de projets et plus de 400 sont en attente d'?valuation, ce que les bailleurs de fonds occidentaux trouvent beaucoup trop long. Il est question, ? la Conf?rence internationale de Montr?al sur le climat, de doter le MDP d'un budget d'une dizaine de millions afin que les examens de projets puissent ?tre plus rapides et que les ?valuations donnent lieu ? de v?ritables r?ductions d'?missions. De leur c?t?, les pays en d?veloppement se plaignent depuis des ann?es que les projets concrets se font attendre, ce que l'amendement ? la r?glementation du MDP r?glera en partie en leur transf?rant une bonne part du pouvoir d'initiative. Pour plusieurs pays en voie de d?veloppement, cette question figurait en t?te des priorit?s ? leur arriv?e ? Montr?al. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 02:12:42 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 8 Dec 2005 11:12:42 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] La Presse: Charest reste muet sur Kyoto Message-ID: La Presse Actualit?s, jeudi 8 d?cembre 2005, p. A10 Charest reste muet sur Kyoto C?t?, Charles Le premier ministre Jean Charest a de nouveau ?vit?, hier, de reprendre ? son compte les engagements du ministre de l'Environnement, Thomas Mulcair, au sujet de la lutte contre les changements climatiques au Qu?bec. Questionn? ? l'Assembl?e nationale sur les chiffres avanc?s par M. Mulcair, M. Charest a laiss? son ministre r?pondre aux questions de l'opposition. " Nous, on pense que c'est r?aliste d'aller chercher non seulement le moins 6 % de Kyoto, mais un moins 4 % additionnel... en 2015, a dit M. Mulcair. Comment? Avec un plan d?taill? et une entente avec le f?d?ral qui va respecter nos comp?tences. " La r?ponse n'a pas satisfait l'opposition, qui doute du s?rieux des engagements du gouvernement Charest. " Aujourd'hui, le premier ministre aurait eu l'occasion de confirmer les chiffres avanc?s par son ministre mais il ne l'a pas fait, a affirm? St?phane Tremblay, critique de l'opposition en mati?re d'environnement. Il ne veut pas confirmer les objectifs louables que son ministre a mis sur la table, et on ne sait toujours pas comment on va atteindre ces objectifs, le cas ?ch?ant. " M. Mulcair a refus? de d?battre d'une proposition de l'opposition, dans laquelle l'Assembl?e nationale aurait demand? au gouvernement " de s'engager ? r?duire ses ?missions de gaz ? effet de serre de 10 % par rapport ? 1990 d'ici 2015 ". " La premi?re chose que je vais faire en Chambre, ici, apr?s qu'on ait d?pos? notre plan, c'est d'amener ici, en Chambre, une motion pour confirmer ce que je viens de dire ", a dit M. Mulcair. Pour les groupes ?cologistes, le mutisme de M. Charest ? ce sujet ?quivaut ? un " d?saveu " de M. Mulcair. Dans un communiqu? publi? hier, les groupes environnementaux du Qu?bec " questionnent la l?gitimit? du ministre Mulcair de parler au nom du gouvernement ". " Il a ?t? d?savou? aujourd'hui ? l'Assembl?e nationale par son gouvernement ", ont indiqu? les groupes, dont ?quiterre, Greenpeace, la Coalition Qu?bec-Vert-Kyoto et Nature Qu?bec-UQCN. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 23:50:53 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 9 Dec 2005 08:50:53 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_CONF=C9RENCE_D?= =?iso-8859-1?q?E_L=27ONU_SUR_LES_CHANGEMENTS_CLIMATIQUES?= Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, vendredi 9 d?cembre 2005, p. A1 CONF?RENCE DE L'ONU SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES EN FURIE, LES ?.-U. RISQUENT DE TOUT COMPROMETTRE Cardinal, Fran?ois La patience des ?tats-Unis s'est transform?e en col?re, hier. Froiss?e par le discours de Paul Martin et l'invitation lanc?e ? Bill Clinton, attendu aujourd'hui ? Montr?al, la d?l?gation am?ricaine a exprim? en coulisses son profond m?contentement ? l'endroit du Canada. Les chances d'int?grer les ?tats-Unis aux n?gociations entourant le protocole de Kyoto semblent donc ? peu pr?s nulles en ce dernier jour de la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques. Selon plusieurs sources proche des pourparlers, les ?tats-Unis n'auraient tout simplement pas dig?r? la fronde du premier ministre du Canada qui, mercredi, leur a demand? tr?s directement de cesser de s'isoler de la communaut? internationale. " Officiellement, (les ?tats-Unis) ne disent rien. Mais officieusement, par la voix de personnes interpos?es, ils font sentir tout leur m?contentement ? la d?l?gation canadienne ", a confi? tard hier soir une source proche des n?gociations. Visite de Clinton Mais M. Martin ne serait pas le seul responsable de cette col?re. La Ville de Montr?al, qui a officiellement invit? l'ancien pr?sident Clinton, aurait ?galement soulev? l'ire des ?tats-Unis. On s'attend ? ce que ce partisan du protocole de Kyoto prononce aujourd'hui un discours, vers 13 h, au Palais des congr?s. Selon diverses sources, il ne restera dans la m?tropole que quelques heures, le temps de s'adresser aux d?l?gu?s et de rencontrer Paul Martin, dont l'itin?raire de vol a ?t? modifi? en ce sens, hier soir. " (Les ?tats-Unis) craignent sa venue parce qu'ils n'ont aucune id?e de ce qu'il va dire, a ajout? une source. Cela les inqui?te d'autant plus qu'ils n'auront pas le temps de r?agir puisque la Conf?rence doit officiellement se terminer (aujourd'hui). " En entrevue avec certains m?dias canadiens de son choix, la chef de la d?l?gation am?ricaine, Paula Dobriansky, sous-secr?taire d'?tat aux affaires mondiales, n'a pourtant pas laiss? para?tre son m?contentement, hier matin. Lors de cette rencontre ? b?tons rompus, elle a simplement r?p?t? ce qu'elle avait dit la veille, ? savoir que les ?tats-Unis s'opposent encore et toujours ? toute discussion formelle sur les suites ? donner au protocole de Kyoto apr?s 2012. Cela a s?rieusement contrecarr? les plans du Canada qui, hier apr?s- midi, esp?rait encore pouvoir int?grer les ?tats-Unis aux pourparlers internationaux. Une intense session de n?gociations ?tait m?me pr?vue pour la nuit prochaine, ce qui aurait repouss? dans le temps la cl?ture de la Conf?rence. Optimisme... en apr?s-midi En apr?s-midi, l'optimisme ?tait d?bordant au Palais des congr?s, alors que plusieurs d?l?gu?s europ?ens soutenaient en coulisses qu'une entente informelle avait d?j? ?t? atteinte sous le protocole de Kyoto. Selon celle-ci, les signataires du trait? (dont les ?tats- Unis ne font pas partie) s'engageraient ? amorcer les discussions sur la deuxi?me phase du protocole qui d?butera en 2012. Fort de cette possible victoire, le pr?sident de la Conf?rence, St?phane Dion, a travaill? toute la journ?e avec son coll?gue Pierre Pettigrew, chef de la d?l?gation canadienne, pour convaincre Washington de ramollir sa ligne dure et ainsi lancer des n?gociations parall?les sous la convention de Rio, trait? dont les ?tats-Unis sont signataires. Il faut savoir que la Conf?rence de Montr?al est dans les faits deux conf?rences en une: la rencontre des 189 pays ayant sign? la convention de Rio en 1992, et la r?union des 159 signataires du protocole de Kyoto. Cela signifie que les discussions peuvent se faire dans l'un ou l'autre des deux forums, sachant que les ?tats- Unis ne font partie que du premier. " Nous ne voulons pas perdre de vue l'importance de voir les partenaires qui ne sont pas au protocole de Kyoto contribuer ? la lutte contre les changements climatiques apr?s 2012, a indiqu? en matin?e M. Pettigrew. (Les ?tats-Unis) souhaitent une approche qui respecte des approches diff?rentes et diversifi?es. C'est tr?s important de regarder la substance de ce que repr?sentent ces approches. " Nouveaux textes Avec la m?me attitude d'ouverture, St?phane Dion a fait circuler hier de nouveaux textes de n?gociations dans le but de d?nouer l'impasse des derniers jours. Au moins deux rencontres auraient eu lieu en ce sens entre les d?l?gations canadiennes et am?ricaines. L'objectif de St?phane Dion est encore et toujours de n?gocier sous deux parapluies, c'est-?-dire le protocole de Kyoto et la convention de Rio. Pr?cisons qu'une troisi?me voie est aussi discut?e, laquelle permettrait ?ventuellement d'int?grer les ?tats-Unis au protocole de Kyoto. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 23:50:58 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 9 Dec 2005 08:50:58 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Des_maires_am?= =?iso-8859-1?q?=E9ricains_font_le_lien_entre_p=E9trole=2C_guerre_et_clima?= =?iso-8859-1?q?t?= Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, vendredi 9 d?cembre 2005, p. A2 Climat: Conf?rence de Montr?al Des maires am?ricains font le lien entre p?trole, guerre et climat C?t?, Charles Le foss? grandissant entre la population am?ricaine et l'administration Bush au sujet des changements climatiques et de la guerre en Irak a ?t? expos? hier devant un auditoire international. En conf?rence de presse, le maire de Minneapolis, R.T. Rybak, a fait le lien entre la consommation effr?n?e de p?trole aux ?tats-Unis et les deux principaux enjeux de l'heure, l'un politique et l'autre environnemental. " Nous sommes en guerre en Irak pour le p?trole et nous reconstruisons ? grands frais les infrastructures que nous avons d?truites l?-bas, dit-il. C'est terriblement ironique que nous faisions tout ?a alors que nous n'avons m?me pas chez nous une politique de transport ax?e sur l'?conomie d'?nergie. Ce serait mieux de construire les infrastructures dont nous avons besoin chez nous pour r?duire notre d?pendance au p?trole et notre impact sur le climat. " M. Rybak participait par t?l?phone ? une conf?rence de presse organis?e par son coll?gue de Seattle, Greg Nickels. Ce d?mocrate est ? la t?te d'un groupe de pr?s de 200 villes, totalisant 40 millions d'habitants, oppos?es ? la politique de George W. Bush sur le climat. Ces villes mettent en oeuvre le protocole de Kyoto sur leur territoire et pressent le gouvernement f?d?ral de " participer et m?me prendre la t?te " de l'effort mondial de r?duction des ?missions de gaz ? effet de serre (GES). Seattle a r?duit les ?missions de gaz ? effet de serre de ses activit?s municipales de 60 %, soit 10 fois l'objectif de Kyoto. M. Nickels a lui aussi fait le lien entre p?trole, guerre et climat. Il a pr?ch? pour des mesures radicales d'?conomie d'?nergie, non seulement pour r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre, mais aussi pour r?duire la d?pendance des ?tats-Unis face au p?trole import?. " Nous avons besoin d'une nouvelle journ?e d'ind?pendance, celle de l'ind?pendance du p?trole ?tranger ", a-t-il lanc? hier. Pour y arriver, ont affirm? ces deux maires et d'autres pr?sents pour l'occasion, on peut agir localement. " Nous avons grandement r?duit ou m?me ?limin? les exigences de places de stationnement dans nos r?glements d'urbanisme, a indiqu? M. Nickels. Et on a fortement augment? le prix du stationnement au centre-ville pour d?courager les gens de prendre leur voiture. " Mais m?me pour des initiatives locales comme de nouvelles lignes de train de banlieue, l'absence de fonds f?d?raux est une entrave inacceptable, affirme le maire Rybak. " Notre gouvernement national fait un pied de nez ? notre population ", a-t-il dit. Au m?me moment, trois ?tages plus haut au Palais des congr?s, l'?missaire du pr?sident Bush ? la conf?rence, la sous-secr?taire d'?tat aux Affaires mondiales, Paula Dobriansky, maintenait la ligne dure des derniers jours devant un groupe de journalistes canadiens. " On s'entend avec les autres pays sur le fait qu'il faut agir, on ne s'entend toutefois pas sur le comment ", a-t-elle dit, pour justifier son refus cat?gorique d'entamer des discussions sur l'apr?s-2012, c'est-?-dire la fin de la premi?re p?riode d'engagement du protocole de Kyoto. De leur c?t?, les maires am?ricains n'ont aucune difficult? ? voir aussi loin. Au terme du Quatri?me sommet des leaders municipaux sur les changements climatiques, ils se sont engag?s hier aux c?t?s de 300 ?lus locaux de tous les continents ? r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre de leurs villes de 30 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050. Comme le demandent les scientifiques afin d'?viter une perturbation dangereuse du climat de la plan?te. Le militantisme de ces maires am?ricains semble n?anmoins avoir ?t? remarqu? ? Washington, selon une observatrice de la sc?ne municipale am?ricaine rencontr?e hier mais qui n'a pas voulu donner son nom. " ? notre dernier congr?s national en juin, il y avait pour la premi?re fois des lobbyistes qui travaillent habituellement ? la Maison- Blanche, a-t-elle dit. Ils ?taient tr?s int?ress?s par ce que nous avions ? dire. " Avec Fran?ois Cardinal L'ENGAGEMENT DES MAIRES Trois cents maires se sont engag?s hier ? r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre non seulement des ?quipements municipaux, mais aussi des citoyens et des entreprises sur leur territoire. Selon le maire de Montr?al G?rald Tremblay, qui a pr?sid? ce sommet des maires, il faudra combattre l'?talement urbain, multiplier les syst?mes de transport en commun et r?duire le nombre de voitures qui arrivent au centre-ville. Les objectifs Les objectifs r?duction de 30 % des ?missions annuelles de gaz ? effet de serre (GES) d'ici 2020; r?duction de 80 % d'ici 2050; faire rapport ? chaque ann?e ? l'ONU des r?sultats obtenus. Illustration(s) : NASA Pour ?viter une perturbation dangeureuse du climat de la plan?te, plusieurs acteurs municipaux, dont certains maires de villes am?ricaines, se sont engag?s a r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 23:52:09 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 9 Dec 2005 08:52:09 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_D=E9blocage_en?= =?iso-8859-1?q?_vue_=E0_la_conf=E9rence_sur_le_climat?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, vendredi 9 d?cembre 2005, p. a1 D?blocage en vue ? la conf?rence sur le climat Francoeur, Louis-Gilles Un important d?blocage se dessinait hier soir ? la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques alors que trois grandes propositions de r?glement compl?mentaires ont ?t? soumises aux ministres et aux pl?nipotentiaires pour former la ?r?ponse globale? des humains au r?chauffement du climat. Cette perc?e dans les n?gociations rend possible l'adoption de textes finaux aujourd'hui m?me en pl?ni?re alors que, depuis deux jours, plusieurs d?l?gations envisageaient s?rieusement la possibilit? d'un report de cette pl?ni?re samedi matin. Hier soir, ? sa conf?rence de presse quotidienne, la d?l?gation fran?aise a annonc? un r?glement sur le prochain round de n?gociation des r?ductions des ?missions de gaz ? effet de serre apr?s 2012 par les pays industrialis?s. Mais v?rification faite, il s'agit d'une entente de principe qui n'avait pas encore pass? le test ultime du ?groupe de contact?, o? de nouveaux amendements pouvaient ?tre soumis par n'importe quel pays avant de prendre la forme d?finitive dans laquelle la proposition sera soumise ? la pl?ni?re aujourd'hui, le cas ?ch?ant. Des r?glements se dessinaient sur trois fronts d'apr?s les textes obtenus par Le Devoir de sources proches des tables de n?gociation: d'abord sur le front de la n?gociation que doivent entreprendre les pays industrialis?s en vertu de l'article 3.9 du protocole de Kyoto pour d?finir la deuxi?me phase des r?ductions apr?s 2012, ensuite sur le front de la n?gociation que doivent entamer en 2007 les pays en d?veloppement afin de d?finir les modalit?s de leur contribution apr?s 2012 dans le cadre de la r?vision statutaire du protocole et, troisi?mement, sur les modalit?s des ?discussions? auxquelles les ?tats-Unis pourraient s'associer sous l'autorit? de la convention de Rio sur les changements climatiques plut?t que sous l'empire du protocole de Kyoto afin de participer ? des ?discussions strat?giques qui prendraient la forme d'un ?change de vues, ouvert et non contraignant ["non-binding"]?, afin, ajoute-t-on, ?d'?laborer une r?ponse internationale, efficace et pertinente aux changements climatiques?. C'est un texte soumis par le G77, qui regroupe les pays en d?veloppement, la Chine, l'Europe et le Japon hier - et appuy? par le Canada -, qui a fait d?bloquer les pourparlers sur la deuxi?me tranche de r?duction que les 36 pays industrialis?s nomm?s dans l'annexe I de la Convention sur les changements climatiques (CCC) de Rio doivent pr?parer pour l'apr?s-2012. Le texte ne fixe aucun objectif de r?duction, ce qui fera l'objet des pourparlers. Il pr?cise cependant les modalit?s de d?marrage de ces pourparlers mais sans d?finir de date butoir pour les faire aboutir, comme le souhaitent les grands groupes ?cologistes internationaux. Une premi?re rencontre r?unirait les pays de l'annexe 1 en mai prochain. Ils y discuteraient des propositions que chacun aura soumis d'ici le 15 mars. Un bilan de cet exercice serait d?pos? ? la deuxi?me conf?rence de la communaut? de Kyoto, en novembre 2006. Le deuxi?me d?veloppement capital r?sulte d'une proposition de m?diation du pr?sident de la conf?rence, le ministre f?d?ral de l'Environnement, St?phane Dion, qui s'attire des ?loges de tout le monde pour sa d?termination et la pr?paration de la conf?rence. Cette proposition porte sur l'?pineuse ?deuxi?me voie? que l'Union europ?enne et le Canada ont ?labor?e pour ouvrir la porte ? une contribution non contraignante des ?tats-Unis ? l'ext?rieur du protocole de Kyoto, que les Am?ricains, du moins l'administration Bush, refusent d'ent?riner. Cette proposition a ?t? discut?e hier soir lors d'une rencontre directe entre le commissaire ? l'Environnement de l'Union europ?enne, Stavros Dimas, et le chef de la d?l?gation am?ricaine, Paula Dobriansky. C'?tait la premi?re rencontre entre les deux grandes forces politiques qui se c?toyaient depuis plusieurs jours dans les corridors sans r?ussir ? faire correspondre leurs agendas... Le texte soumis par la pr?sidence de la conf?rence y a fait dispara?tre l'id?e d'un ?processus?, que les Am?ricains voyaient comme une pente menant ? des engagements, tout le contraire, en somme, de leur politique de mesures volontaires. Le texte pr?cise clairement qu'il s'agirait de ?discussions strat?giques? bas?es sur les meilleurs bilans scientifiques, y compris ceux du Groupe intergouvernemental d'experts sur le climat (GIEC). On y stipule express?ment que ces discussions, qui n'engagent aucune partie (?non binding?), visent ? intensifier la r?ponse de la communaut? internationale aux changements climatiques au moyen de transferts technologiques, d'innovations et d'investissements dans les technologies propres ainsi qu'? mieux pr?parer la communaut? internationale ? s'adapter aux frasques dangereuses et, d?sormais, en partie in?vitables d'un climat de plus en plus d?r?gl?. Le troisi?me dossier, soit l'?ventuelle participation des pays en d?veloppement, se d?roulera, selon les textes obtenus, dans le cadre de la r?vision du protocole pr?vue ? son article 9. Mais cet exercice ne commencera formellement que dans deux ans. Dans la phase 1 du protocole de Kyoto, les pays en d?veloppement ont ?t? exempt?s de cibles de r?duction des ?missions de gaz ? effet de serre (GES) en vertu du ?principe de la responsabilit? diff?renci?e?, qui renvoie l'essentiel du fardeau des r?ductions aux pays dont le d?veloppement a en grande partie caus? le r?chauffement du climat. C'est dans cette r?vision cyclique du protocole que certains proposent d'ouvrir ? ses instances internes un forum ?largi sur le mod?le de celui pr?vu sous le chapeau de la CCC. Certains pays proposent, comme le demandent par exemple les maires des grandes villes prenant part ? la bataille du climat, de faire une place au sein des instances du protocole ? ces institutions, voire ? des entreprises int?ress?es ? y participer. Hier, plus d'une centaines de maires de partout sur la plan?te r?clamaient qu'on les reconnaisse comme partenaires du protocole et qu'on leur fasse une place. Cette proposition pourrait ouvrir notamment la porte ? des multinationales dont les usines, r?parties aux quatre coins de la plan?te, peuvent ensemble ?mettre davantage de GES que certains petits pays membres de la communaut? de Kyoto. Cela pourrait aussi impliquer de grandes associations industrielles, comme l'industrie chimique, dont les membres sont pr?sents dans de nombreux pays qui ne sont pas commis ? des r?ductions formelles mais qui pourraient vouloir s'engager dans un processus sectoriel de r?ductions selon des crit?res accept?s ? l'?chelle internationale. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 9 23:53:45 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 9 Dec 2005 08:53:45 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Soleil=3A_Le_Canada_pr?= =?iso-8859-1?q?=E9tend_respecter_la_d=E9marche_des_=C9=2E-U=2E?= Message-ID: Le Soleil Actualit?s, vendredi 9 d?cembre 2005, p. A10 Le Canada pr?tend respecter la d?marche des ?.-U. PC Montr?al - Apr?s le discours ferme de Paul Martin mercredi, ? la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques, le Canada a adouci le ton, hier, manifestant de la compr?hension envers les ?tats-Unis qui ne se sont toujours pas engag?s par rapport au Protocole de Kyoto. "Les ?tats-Unis demandent que nous respections une approche diff?rente et diversifi?e. Il y a des ?l?ments sur le plan de la technologie o? les ?tats-Unis sont particuli?rement int?ress?s ? faire une contribution. Il y a, ? travers les ?tats-Unis, des exp?riences qui se font au chapitre de je ne sais combien de leurs municipalit?s. Et certains de leurs ?tats font des choses", a fait valoir le ministre canadien des Affaires ?trang?res, Pierre Pettigrew. En anglais, le ministre Pettigrew a indiqu? que les ?tats-Unis ont d?montr? de l'int?r?t pour la question des changements climatiques et qu'il est donc important de maintenir le dialogue avec eux, m?me s'ils ne sont pas partie au Protocole de Kyoto. Malgr? le "non" r?p?t? des repr?sentants de l'administration am?ricaine, le ministre canadien des Affaires ?trang?res n'a pas voulu jeter l'?ponge. "Il reste encore deux jours. Je crois que Montr?al sera une date tr?s importante. Je veux absolument que Montr?al soit un succ?s." ?cologistes las De leur c?t?, les groupes ?cologistes ont invit? le Canada ? aller de l'avant sans plus attendre les ?tats-Unis. "Combien de fois les ?tats-Unis vont-ils devoir dire non pour que l'on comprenne ?" s'est exclam? Steven Guilbeault, du groupe Greenpeace. "? la Maison-Blanche, de toute ?vidence, c'est le d?ni de cat?gorie 5 sur la question des changements climatiques", a opin? M. Guilbeault, pr?cisant toutefois que certains ?tats et municipalit?s faisaient leur part. "Le Canada doit ?tre pr?t ? dire "si les ?tats-Unis ne sont pas pr?ts ? aller de l'avant, on ne peut pas se permettre d'attendre apr?s ces gens-l?"", a conclu M. Guilbeault. Il appartiendra aux ?tats-Unis de porter l'odieux de leur d?cision politique, a-t-il plaid?. "Je mets l'administration Bush au d?fi de bloquer un consensus qui regrouperait la tr?s grande majorit? des pays de la plan?te, de se lever dans la pl?ni?re et de dire : "M. le pr?sident, nous nous opposons ? ce consensus", alors qu'il y aura 180 et quelques pays qui auront dit oui", s'est exclam? M. Guilbeault. Par ailleurs, dans son allocution devant les participants ? la Conf?rence des parties, le ministre Pettigrew a indiqu? que le Canada consacrera 110 millions $ d'ici les quatre prochaines ann?es au financement de divers projets destin?s ? aider les pays en d?veloppement. Une grande part de ce financement sera attribu?e au Fonds pour les changements climatiques de l'ONU, a-t-il pr?cis?. Illustration(s) : PC Le ministre Pierre Pettigrew a prononc? une allocution devant les participants ? la Conf?rence des parties, hier. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 13 02:48:49 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 12 Dec 2005 11:48:49 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Le Devoir: Clinton contredit Bush Message-ID: <61F8DCAC-FC04-4336-8028-DA716AB60E7A@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, samedi 10 d?cembre 2005, p. a1 Clinton contredit Bush Une v?ritable r?volution ?nerg?tique stimulera les investissements et l'emploi Francoeur, Louis-Gilles L'ex-pr?sident des ?tats-Unis, Bill Clinton, a r?fut? hier la th?se des dommages qu'infligerait ? l'?conomie am?ricaine l'entr?e des ?tats-Unis dans la bataille du climat, d?montrant, exemples ? l'appui, comment une v?ritable r?volution ?nerg?tique stimulera les investissements et l'emploi dans son pays tout en diminuant rapidement les co?ts de cette transition in?vitable. Invit? hier en marge de la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques par la Ville de Montr?al et le Sierra Club du Canada, l'ex-pr?sident am?ricain s'est retrouv? au coeur d'un chass?- crois? diplomatique parce qu'il devait conclure sa visite ?clair ? Montr?al par une rencontre et une conf?rence de presse avec le premier ministre du Canada, Paul Martin. Washington, inquiet de ce que l'ex-pr?sident d?mocrate pourrait dire ? Montr?al, se serait oppos? ? son inscription, une d?marche essentielle pour franchir les portes du Palais des Congr?s si on lui permettait de parler du haut d'une tribune officielle des Nations unies alors qu'il ne repr?sente pas les ?tats-Unis. Mais qu'? cela ne tienne: la Ville a tourn? les chaises de la pl?ni?re vers le fond de la salle et install? une tribune d'o? Bill Clinton a pu s'adresser aux 2000 d?l?gu?s et repr?sentants d'ONG ainsi qu'? la meute de journalistes mass?s pour l'occasion devant un mur sur lequel on ne voyait aucune r?f?rence ? la conf?rence onusienne sur le climat. Le suspense a ?t? amplifi? par le souhait de savoir si l'ex-pr?sident ferait allusion au refroidissement des relations diplomatiques entre le Canada et les ?tats-Unis ? la suite du discours de Paul Martin ? l'ouverture de la conf?rence politique, mercredi matin. Il n'en a rien ?t?. Les informations sont contradictoires ? propos de ce qui s'est vraiment pass? ? Washington. Selon certaines sources, l'ambassadeur canadien Frank McKenna aurait ?t? convoqu? ? la Maison-Blanche, o? on lui aurait remis une note diplomatique de protestation contre les propos du premier ministre Martin. Selon Radio-Canada, c'est l'ambassadeur McKenna qui aurait demand? ? rencontrer des repr?sentants de la Maison-Blanche pour discuter entre autres de la conf?rence sur les changements climatiques. Le premier ministre Martin s'est n?anmoins fait demander par les journalistes s'il tentait, par sa sortie d'hier avec Bill Clinton et ses r?cents propos au sujet de la position am?ricaine, de se faire du capital politique sur le dos du pr?sident George W. Bush. Paul Martin s'est d?fendu en conf?rence de presse en disant que ce qu'il a dit dans son discours mercredi n'?tait pas nouveau et qu'il d?fendait simplement ses convictions. Paul Martin a affirm? avoir dit la m?me chose ? tous les chefs d'?tat qu'il a rencontr?s depuis qu'il est premier ministre, comme il l'a r?p?t? au sommet du G8, parce que, a-t-il ajout?, ?cela correspond ? mes valeurs et aux valeurs des Canadiens?. Le premier ministre Martin devait n?anmoins mettre un peu de baume sur les plaies am?ricaines en ajoutant que les ?tats-Unis ?ont fait beaucoup de progr?s? dans le dossier des changements climatiques alors que ?le Canada a beaucoup de chemin ? faire?, ce qui ne le pla?ait pas en position de faire la le?on ? quiconque. Il a m?me reconnu qu'au Canada, ?on n'a pas fait ce qu'on aurait d? faire? dans ce dossier. Quant ? l'ex-pr?sident Clinton, il s'est lanc? avec son aisance habituelle dans un discours qui a s?duit son vaste auditoire en plaidant pour une mobilisation plus ?tendue et plus directe des Am?ricains dans la bataille du climat. Dans un discours visiblement cibl? pour le public ?tats-unien, Bill Clinton a affirm? d'entr?e de jeu: ?J'aime Kyoto?, rappelant que son vice-pr?sident, Al Gore, avait sign? le protocole que devait renier le pr?sident Bush apr?s son ?lection en soutenant qu'il mena?ait l'?conomie et le mode de vie am?ricains. Certes, a dit M. Clinton, le protocole ?n'est pas une entente parfaite?, mais il est faux de pr?tendre, a-t-il ajout?, que son application va affaiblir l'?conomie des pays qui adoptent ses objectifs et ses moyens d'action, notamment en s'engageant dans des r?ductions d'?missions de gaz ? effet de serre (GES). Au contraire, a dit l'ex-pr?sident, si un pays commence ? investir massivement dans des moyens de s'?clairer plus efficaces, dans des syst?mes de chauffage moins polluants et dans une meilleure isolation des b?timents pour accro?tre l'efficacit? ?nerg?tique globale du pays, y compris du c?t? de ses ?quipements industriels, il va stimuler son ?conomie et l'emploi. ?Cr?er l'?nergie du futur?, a-t-il ajout?, constitue ? son avis le d?fi du XXIe si?cle pour toute la plan?te, ce qui sera tout aussi b?n?fique pour les ?tats-Unis et, par ricochet, pour les pays en d?veloppement, qui profiteront de ces avanc?es technologiques pour ?viter la phase polluante par laquelle les pays d?velopp?s sont pass?s. Si les ?tats-Unis s'investissent ? fond dans le d?fi du climat, a-t- il dit, ?nous pourrons atteindre, voire d?passer les objectifs de Kyoto?. Non seulement Bill Clinton s'en est pris ? la surconsommation stupide et inutile du p?trole, il a aussi stigmatis? les industriels qui produisent des v?hicules de plus en plus lourds et ?nergivores. Il a soutenu qu'on ne peut pas faire l'?conomie de ce d?bat en Am?rique du Nord. Il a aussi plaid? pour que les ?tats-Unis adoptent ?des objectifs? de r?duction des ?missions de gaz ? effet de serre (GES), la seule fa?on, a-t-il dit, de lancer aux ?tats-Unis un v?ritable march? de cr?dits d'?missions et de faire une place aux entreprises am?ricaines sur le march? international des cr?dits au moyen d'ententes bilat?rales. M?me s'il est convaincu qu'il faut imposer un plafond aux ?missions pour activer le march? des cr?dits d'?missions, Bill Clinton a ajout? qu'on pourrait ? tout le moins, aux ?tats-Unis, aider les maires et les ?tats ? investir dans des plans de r?duction des GES, quitte ? les appuyer financi?rement sans pour autant s'enr?ler dans des r?ductions juridiquement contraignantes sous l'autorit? du protocole. Ce message s'adressait visiblement ? son successeur. M. Clinton a rappel? que plus de 190 villes am?ricaines ont adopt? les objectifs de r?duction des GES, ce que son h?te, le maire G?rald Tremblay, avait rappel? en le pr?sentant ? son auditoire international. Les grandes villes qui oeuvrent ? l'atteinte des objectifs de Kyoto se sont en effet engag?es cette semaine ? r?duire leurs ?missions de 30 % d'ici 2020 et de 80 % d'ici 2050, un objectif qui risque fort de devenir la borne dans les discussions que les pays d?velopp?s amorceront pour d?finir leurs r?ductions de GES pour la p?riode post-2012. Par ailleurs, Bill Clinton a insist? sur le fait que 11 ?tats am?ricains veulent r?clamer, ? l'instar de la Californie - et malgr? l'opposition de l'administration Bush -, de la part des constructeurs automobiles une r?duction de 30 % de la consommation des v?hicules qu'ils vendent. De plus, dix ?tats, a-t-il rappel?, veulent imposer des plafonds d'?missions ? leurs producteurs d'?lectricit? thermique. Cette r?volution ?nerg?tique ne sera pas aussi co?teuse que certains veulent le faire croire du c?t? des p?troli?res et des producteurs thermiques - un lobby bien appuy? sur le pouvoir f?d?ral am?ricain, a- t-il gliss? au passage - car chaque fois qu'on hausse de 50 % la production des ?oliennes, le prix de revient chute de 30 %, et celui du photovolta?que, de 20 %. Le Japon, qui d?passe les ?tats-Unis en mati?re d'utilisation du solaire, ne s'en porte pas plus mal, ainsi que le Danemark, qui d?pend ? 20 % de l'?nergie ?olienne, a lanc? l'ex-pr?sident. ?On essaie ici [? la conf?rence de Montr?al] de cr?er un nouveau monde?, et cela ne sera possible que dans la mesure o? les pays miseront sur une approche multilat?rale, a-t-il conclu en disant souhaiter que son pays ne reste pas en marge de cet effort ou, ? tout le moins, qu'il ne l'entrave pas. Illustration(s) : Nadeau, Jacques Nadeau, Jacques Paul Martin a ni? hier vouloir se faire du capital politique en rencontrant Bill Clinton. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 13 02:58:02 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 12 Dec 2005 11:58:02 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_=C9NERGIE_=C9O?= =?iso-8859-1?q?LIENNE?= Message-ID: <7A3FB79A-17C3-46DF-8E48-CEDD8DEE1BC3@partivertquebec.org> La Presse Actualit?s, lundi 12 d?cembre 2005, p. A19 ?NERGIE ?OLIENNE Le syndicat d'Hydro-Qu?bec r?clame la nationalisation Gervais, Raymond Les syndiqu?s d'Hydro-Qu?bec r?clament que le gouvernement du Qu?bec nationalise la production de l'?nergie ?olienne, tout comme il l'avait fait dans les ann?es 60 pour l'hydro?lectricit?. Les quelque 17 500 syndiqu?s, affili?s au Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ), ont fait cette d?claration hier, 24 heures seulement apr?s la fin de la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques ? Montr?al. Ils entendent mener une campagne de sensibilisation d?s le d?but de 2006 aupr?s du gouvernement et de la population. Pour Henri Mass?, pr?sident de la FTQ, il est important de cr?er une expertise purement qu?b?coise dans le domaine. Les dirigeants du SCFP ne comprennent pas pourquoi Qu?bec pr?f?re s'en remettre aux entreprises priv?es. " Nous avons un potentiel ?norme, nous pourrions devenir les chefs de file de ce secteur, tout comme nous l'avons fait pour l'hydro?lectricit?. Au lieu de cela, nous allons laisser les expertises se d?velopper ailleurs et perdrons le contr?le de cette technologie d'avenir ", a dit Henri Mass?. Selon lui, la production priv?e d'?lectricit?, que ce soit par de petits barrages ou par des ?oliennes, ne profite pas ? l'ensemble des citoyens. " La production d'?lectricit? par le secteur priv? rapportera ? certains actionnaires des profits et dividendes importants. Or, ces sommes re viendraient ? la population du Qu?bec si ces soci?t?s ?taient nationalis?es. ", a pr?cis? pour sa part Charles Paradis, coordonnateur du SCFP pour le secteur hydro?lectrique. La FTQ a rappel? que la plupart des entreprises qui lorgnent le march? qu?b?cois dans le domaine de l'?nergie ?olienne sont ?trang?res et que l'expertise qu'elles acquerraient servirait ? leur expansion ailleurs dans le monde. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 13 02:59:11 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 12 Dec 2005 11:59:11 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Une_r=E9ussite?= =?iso-8859-1?q?_de_St=E9phane_Dion?= Message-ID: La Presse Forum, lundi 12 d?cembre 2005, p. A26 ?ditorial Une r?ussite de St?phane Dion Pratte, Andr? Vendredi soir au cours d'une ?mission d'affaires publiques, un invit? a d?clar? avoir souvent " honte " de St?phane Dion. Et les membres de l'assistance d'applaudir. Quelques heures plus tard, c'?tait au tour des repr?sentants de tous les pays du monde d'applaudir... St?phane Dion, ? l'issue de la Conf?rence de Montr?al sur les changements climatiques qu'il a pr?sid?e avec brio. Il est grand temps qu'au Qu?bec, on cesse d'insulter M. Dion. Qu'on conteste ses id?es et ses politiques, certes, mais qu'on arr?te de s'en prendre ? la personne et qu'on ait la d?cence de reconna?tre ses qualit?s et r?alisations. Ces qualit?s, le ministre canadien de l'Environnement les a amplement mises ? profit au cours de cette longue conf?rence, conclue par une s?rie d'ententes que plusieurs participants ont qualifi? d'" historiques ". " La plan?te sort gagnante de la r?union ", a d?clar? une repr?sentante du World Wildlife Fund. " Il n'arrive pas tr?s souvent qu'on sorte d'une telle r?union en ayant obtenu ? peu pr?s tout ce qu'on souhaitait obtenir ", a rench?ri un porte-parole de Greenpeace. ? l'origine de ces deux semaines de tractations, la plupart des observateurs s'attendaient ? des r?sultats modestes. Or, la conf?rence a produit plusieurs accords qui assurent la viabilit? du protocole de Kyoto et garantissent la suite du processus de r?duction des ?missions de gaz ? effet de serre pass? l'?ch?ance de 2012. Miracle, les ?tats-Unis ont accept? de participer ? un " dialogue " sur une coop?ration internationale ? long terme pour la lutte contre les changements climatiques. Bien s?r, les Am?ricains ont pris soin de faire inscrire dans le texte que ce dialogue " n'ouvrira pas de n?gociations menant ? de nouveaux engagements. " N?anmoins, contrairement ? ce que l'on craignait, Washington ne restera pas en marge de la corv?e internationale. Le succ?s inesp?r? de la conf?rence de Montr?al est d'abord d?, ? n'en point douter, au poids de l'opinion publique mondiale. Les gouvernements ne pouvaient tout simplement pas se permettre d'?chouer et apr?s l'accueil triomphal r?serv? ? Bill Clinton, m?me l'administration Bush a ?t? incapable de r?sister ? la pression. Cela dit, selon notre coll?gue Fran?ois Cardinal qui a couvert la conf?rence, le ministre canadien de l'Environnement " a re?u bien des ?loges ", notamment de la part de Bill Hare, de Greenpeace International: " Je n'ai jamais vu une pr?sidence aussi bien organis?e et si d?vou?e ? la cause. " St?phane Dion est un homme de contenu. Il travaille fort et ma?trise ses dossiers; ne reproche-t-on pas ? nos politiciens d'?tre seulement de beaux parleurs? Dion dit ce qu'il pense; ne d?nonce-t-on pas la langue de bois de nos ?lus? Il n'insulte jamais ses adversaires, s'en prenant plut?t au fond de ce qu'ils disent et font; ne d?plore-t-on pas l'?mergence de la " politique n?gative "? On croyait que St?phane Dion serait l'homme d'un seul minist?re, les Relations f?d?rales-provinciales. Voil? qu'il s'acquitte avec d?termination et comp?tence du dossier de l'environnement, ? une ?poque o? la gestion de ce portefeuille est particuli?rement importante et complexe. On voit combien l'entourage de Paul Martin a eu tort de vouloir l'?carter ? la veille des derni?res ?lections, tentative devant laquelle Dion a r?agi avec classe et r?solution. Au Qu?bec ces jours-ci, on pr?f?re les politiciens qui critiquent plut?t que ceux qui agissent; il est facile pour les g?rants d'estrade d'?tre purs et parfaits. St?phane Dion aurait pu continuer d'observer les ?v?nements de son confortable fauteuil professoral. Il a fait le choix courageux de la politique et l'occasion est belle aujourd'hui, au lendemain de sa plus grande r?ussite, de souligner la contribution qu'il apporte ? la vie publique. M. Dion a ses d?fauts. Il n'a pas le charisme qui est tant valoris? par les m?dias. Il donne l'impression de regarder les gens de haut. Mais on devrait juger l'homme public sur son d?vouement et son action plut?t que sa personnalit?. Si davantage de politiciens s'acquittaient de leurs devoirs avec autant de s?rieux que St?phane Dion, la politique et le pays se porteraient mieux. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 13 03:07:14 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 12 Dec 2005 12:07:14 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_La_FTQ_demande?= =?iso-8859-1?q?_la_nationalisation_de_l=27=E9nergie_=E9olienne?= Message-ID: <71D3912A-AF51-4A14-907C-4F46964F7D70@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, lundi 12 d?cembre 2005, p. a2 La FTQ demande la nationalisation de l'?nergie ?olienne Shields, Alexandre La F?d?ration des travailleurs du Qu?bec et les syndicats d'Hydro- Qu?bec affili?s au Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP) exigent la nationalisation de l'?nergie ?olienne. Ils comptent d'ailleurs lancer une campagne de sensibilisation ? ce sujet d?s le d?but de 2006. ?Le vent, tout comme l'eau, n'appartient ? personne?, lance le pr?sident de la FTQ, Henri Mass?. Les dirigeants syndicaux ne comprennent pas pourquoi le gouvernement de Jean Charest refuse de d?velopper une exp?rience proprement qu?b?coise dans le secteur de l'?nergie ?olienne. Selon eux, la strat?gie des lib?raux est de s'en remettre syst?matiquement aux entreprises priv?es dans ce domaine. Le coordonnateur du SCFP pour le secteur hydro?lectricit?, Charles Paradis, cite en exemple l'appel d'offres de 2000 m?gawatts (MW) d'?nergie ?olienne lanc? le 31 octobre par le gouvernement Charest, qui reviendra selon lui au secteur priv?. Cet appel s'ajoute aux premiers 1000 MW d?j? en marche, tel que cela a ?t? annonc? ? Gasp? en d?cembre 2002. ?La production d'?lectricit? par le secteur priv? rapportera ? certains actionnaires des profits et dividendes importants, affirme Charles Paradis. Or, ces montants reviendraient ? la population du Qu?bec si ces soci?t?s ?taient nationalis?es. N'oublions pas que les sommes d?gag?es par Hydro-Qu?bec profitent ? l'ensemble de la population, ce qui n'est pas le cas avec les entreprises priv?es.? Henri Mass? craint aussi que les besoins du Qu?bec soient alors rel?gu?s au second rang. ?Si on confie la production d'?nergie ?olienne au secteur priv?, qu'est-ce qui nous prot?ge de la vente d'?lectricit? sur le march? am?ricain?, demande-t- il. Alors que le rideau vient ? peine de tomber sur la Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques, les syndicats rappellent que le secteur ?olien devrait conna?tre une progression importante au cours des prochaines d?cennies. Le d?veloppement de ce mode de production s'inscrit parfaitement dans le cadre des pr?occupations relatives aux changements climatiques, selon M. Paradis. ?Le secteur ?olien est d'avenir, mais il est laiss? au priv?, alors que toute la production doit servir aux Qu?b?cois, donc ?tre nationalis?e?, ajoute-t-il. Privatisation en marche Selon M. Mass?, on assiste d?j? ? une privatisation ?par la bande? de la production d'?lectricit? avec les petites centrales hydro?lectriques priv?es pr?sentes sur le territoire. ??a am?ne les entreprises ? vouloir entrer de plus en plus [dans le march? de] l'?lectricit?.? Il ajoute que ?les pressions sont ?normes pour privatiser les grandes soci?t?s d'?tat?, comme Hydro-Qu?bec. Et pour la FTQ, qui repr?sente 17 000 employ?s de la soci?t? d'?tat, l'objectif est clair: ?on va toujours s'opposer ? la privatisation d'Hydro-Qu?bec. C'est un mod?le unique en Am?rique du Nord et ?a appartient aux Qu?b?cois?, soutient son pr?sident. Les dirigeants syndicaux profiteront du d?p?t de la nouvelle strat?gie ?nerg?tique du gouvernement pour se faire entendre sur le sujet. ?Nous voulons conscientiser les gens sur ce qui se passe, car un tr?sor collectif risque de nous filer entre les doigts?, explique Henri Mass?, pour qui ?c'est une d?cision politique du gouvernement Charest de se tourner vers le secteur priv??. Par ailleurs, la FTQ tient ? rappeler qu'elle ne s'oppose pas ? une hausse des tarifs d'?lectricit?, mais son pr?sident ajoute que cela doit se faire dans le cadre d'une v?ritable ?politique de d?veloppement ?nerg?tique ? moyen et ? long terme?. Selon son pr?sident, geler les tarifs pendant quelques ann?es pour ensuite les augmenter radicalement ?n'a pas de sens?. Il ajoute que les sommes ainsi d?gag?es doivent toutefois ?tre consacr?es ? la mission premi?re de la soci?t? d'?tat, soit fournir de l'?lectricit? au plus bas prix possible aux citoyens du Qu?bec. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 15 06:30:34 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 14 Dec 2005 15:30:34 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] La Presse: La gauche a obtenu plus 10 % des votes dans Outremont: Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, mercredi 14 d?cembre 2005, p. A18 Sonnette d'alarme pour le Parti qu?b?cois La gauche a obtenu plus 10 % des votes dans Outremont Perreault, Laura-Julie En faisant ? peine campagne, le candidat du Parti vert aux ?lections partielles d'Outremont a obtenu pr?s de 5 % des votes. Le candidat de l'UFP, Omar Aktouf, a fait encore mieux en r?coltant plus de 7 % des voix. Si ces votes avaient ?t? accord?s au Parti qu?b?cois, le candidat lib?ral, ?lu lundi soir, aurait ?t? d?fait de justesse. Ce calcul est hautement hypoth?tique, mais il n'est pas anodin, selon les politologues. " Cette ?lection d?montre pour la premi?re fois que le danger que repr?sentent l'Union des forces progressistes (UFP) et le Parti vert pour le Parti qu?b?cois n'est pas que th?orique. Il est palpable ", commentait hier Jean-Herman Guay, professeur de sciences politiques ? l'Universit? du Qu?bec ? Sherbrooke. Traditionnellement, les ?lecteurs de la gauche et les environnementalistes choisissaient le Parti qu?b?cois dans l'isoloir. Mais les scrutins les plus r?cents d?montrent que les tiers partis, sans d?ployer de grandes machines ?lectorales, gagnent des points aux urnes. Aux derni?res ?lections f?d?rales, le Parti vert a r?ussi ? d?passer le plancher de 5 % des votes, obtenant ainsi un financement de l'?tat. Au provincial, en 2003, l'UFP a inscrit un score, encore modeste, de 1,5 %. Mais dans la circonscription de Mercier, le candidat vedette Amir Khadir avait convaincu 15 % des ?lecteurs de lui accorder leur soutien. Aux lendemains de l'?lection partielle d'Outremont, Jean-Herman Guay croit que dor?navant, le chef du Parti qu?b?cois doit prendre cette nouvelle concurrence tr?s au s?rieux. " Si j'?tais Andr? Boisclair, j'attacherais ma tuque avec de la broche pour les prochaines ?lections provinciales. Surtout avec la pr?sence de Fran?oise David et de son Option citoyenne ", ajoutait-il hier. Christian Dufour, de l'?cole nationale d'administration publique (ENAP), fait le m?me constat. " On voit maintenant que si les petits partis de gauche se mettent ? d?coller, le PQ va s'en ressentir ", soutient-il. M. Dufour met cependant un b?mol sur cette analyse. Outremont, dit-il, n'est pas une circonscription comme les autres. " C'est le centre-ville de Montr?al, c'est le Mile-End, c'est l'Universit? de Montr?al. En somme, c'est un terreau parfait pour les ?lecteurs qui s'int?ressent ? des formations qui portent d'autres id?ologies que les grands partis traditionnels ", a soulign? hier le professeur de l'ENAP. Petite br?che dans la gauche Rencontr?e par La Presse hier midi ? un ?v?nement en faveur des personnes itin?rantes, Fran?oise David s'est r?jouie des r?sultats de l'UFP et des Verts. " C'est encourageant de voir qu'ils ont fait un meilleur score qu'aux derni?res ?lections g?n?rales ", a not? la figure de proue d'Option citoyenne, organisation politique qu'elle a cr??e en 2004. Elle se d?sole cependant que le Parti vert ait d?cid? de faire bande ? part en ne joignant pas la coalition de la gauche compos?e de l'UFP et d'Option citoyenne. " Si nous ?tions ensemble, tous les espoirs seraient permis ", croit l'ancienne pr?sidente de la F?d?ration des femmes du Qu?bec. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 15 06:32:34 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 14 Dec 2005 15:32:34 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Un_Parti_vert_?= =?iso-8859-1?q?=E9tiquet=E9_=ABtrop_=E0_droite=BB?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, mardi 13 d?cembre 2005, p. a1 Un Parti vert ?tiquet? ?trop ? droite? Plusieurs groupes ?cologistes ont des r?serves ? l'endroit du parti de Jim Harris Buzzetti, H?l?ne Ottawa - Le Parti vert du Canada a peut-?tre substantiellement augment? ses appuis ? la derni?re ?lection, mais les organismes ayant des affinit?s id?ologiques avec la formation environnementale ne sont pas pr?ts ? lui donner leur appui pour autant. On lui reproche d'?tre trop ? droite et trop restreint dans ses int?r?ts. Ainsi, plusieurs groupes repr?sentant le milieu ?cologiste, agricole ou animaliste contact?s par Le Devoir expriment des r?serves ? l'endroit du parti de Jim Harris. Leurs r?ticences s'ajoutent ? celles exprim?es par d'anciens leaders de la formation qui ont reni? leur chef. C'est le cas de Greenpeace, de l'Union paysanne ou encore de Transport 2000. Le secr?taire g?n?ral de l'UP invitera ?probablement? ses membres ? voter pour le Bloc qu?b?cois. ?Le Parti vert doit aller plus loin que la verdicit??, d?clare Beno?t Girouard. ?? l'Union paysanne, nous avons une vision citoyenne. Si on parle de la ruralit? par exemple, on parlera aussi de revenu minimum, de routes, de r?gionalit?, etc.? Chez Transport 2000, vou? au d?veloppement de solutions de rechange ? la voiture, on se veut r?aliste. Sans suffrage proportionnel, il faut voter avec sa t?te davantage qu'avec son coeur, rappelle le directeur g?n?ral, Normand Parisien. ?Il y a une h?sitation chez nos membres, et elle est strat?gique. Il n'y a pas beaucoup d'attention donn?e au Parti vert.? Steven Guilbeault, de Greenpeace, quant ? lui reproche au Parti vert d'axer ses politiques environnementales sur le ?volontariat? plut?t que la r?glementation. Il trouve aussi ?curieux? que le parti ne veuille pas ??tre associ? ? la gauche?. C'est aussi parce qu'ils le consid?rent comme ?tant trop ? droite que l'ancienne leader du Parti vert, Joan Russow, et le chef du parti en Nouvelle-?cosse, Michael Oddy, ont r?pudi? leur patron Jim Harris. Le principal int?ress? n'est pas inquiet. ?Je ne crois pas que Jean Chr?tien va faire campagne aux c?t?s de Paul Martin ou encore que Joe Clark va aider Stephen Harper. C'est un ph?nom?ne naturel dans les partis politiques.? Chef depuis 2003, Jim Harris se fait taxer de conservatisme parce qu'il a d?j? ?t? membre du d?funt Parti progressiste-conservateur il y a 20 ans. Il s'inqui?tait alors de l'endettement croissant du Canada. ?C'est ? ma derni?re ann?e d'universit? que j'ai chang? de parti lorsque j'ai appris qu'une esp?ce disparaissait de la surface de la plan?te toutes les 25 minutes?, explique-t-il. ?De quelqu'un int?ress? d'abord par les questions financi?res, je suis devenu quelqu'un int?ress? par les questions ?cologiques.? Il n'en reste pas moins que le Parti vert propose une baisse d'imp?ts de 3,5 milliards de dollars par ann?e financ?e enti?rement par une nouvelle taxe sur l'essence de 10 ? le litre de m?me que d'autres taxes sur les ressources naturelles non pr?cis?es. Un automobiliste ne verrait aucun impact net sur ses finances, mais un cycliste y gagnerait au change. ?Je sugg?re aux gens conduisant un Hummer de ne pas voter pour nous?, conclut M. Harris en riant. Quant aux d?penses militaires, il promet de les augmenter afin d'acheter de nouveaux ?quipements destin?s aux missions de maintien de la paix. Alors, n'a- t-on pas raison de l'associer davantage ? la droite? ?Le Parti vert s'est oppos? ? la guerre en Irak. Il s'est oppos? au bouclier anti-missile, il a appuy? le protocole de Kyoto, il appuie le mariage gai, il revendique le droit de choisir des femmes, il s'oppose ? la chasse aux phoques. Je ne pense pas que Stephen Harper puisse en dire autant?, r?pond-il, frondeur. Fondateur de l'entreprise de conseils pour entreprises Strategic Advantage, Jim Harris s'est impos? comme orateur de choix de la communaut? financi?re, abordant des sujets ? la mode comme le leadership, l'innovation, l'apprentissage et le changement. Il a d?j? travaill? pour le Financial Post et a sign? plusieurs best-sellers ? saveur ?conomique tels que The 100 Best Companies to Work for in Canada. Or vert Le Parti vert ayant obtenu 4,3 % des suffrages en 2004, il b?n?ficie pour la premi?re fois cette ann?e du financement gouvernemental. Il a re?u plus d'un million de dollars, une somme inesp?r?e pour le petit parti. Cette nouvelle manne lui permet de se payer une cinquantaine d'employ?s pendant la campagne ?lectorale contre une personne ? temps partiel auparavant. Cela lui permet surtout de sillonner le pays comme les autres chefs de parti pour d?voiler des pans de sa plateforme ?lectorale. Ainsi, on l'aura vu ? Iqaluit, ? Vancouver, ? Montr?al ou encore ? Terre-Neuve annoncer qu'il interdira la chasse aux phoques. Cette prise de position lui a valu les f?licitations du Front international de protection des animaux. ?C'est la premi?re fois qu'un parti politique f?d?ral se prononce sur la chasse aux phoques en 30 ans?, se r?jouit Olivier Bonnet, directeur de l'IFAW. Son organisme n'est pas pr?t pour autant ? donner son appui au Parti vert, ni ? aucun autre parti d'ailleurs. Malgr? son bon score et ses tentatives de se comporter comme les ?grands?, le Parti vert n'a pas ?t? invit? aux d?bats des chefs de jeudi et vendredi prochains. Le parti a r?colt? plus de 14 000 signatures sur sa p?tition pour obtenir une place sous les projecteurs, mais en vain. ?Le consortium des diffuseurs ne devraient pas avoir le droit de dicter aux Canadiens ce ? quoi leur d?mocratie devrait ressembler?, conclut-il. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 15 06:36:56 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 14 Dec 2005 15:36:56 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Soleil=3A_Incendie_dans_?= =?iso-8859-1?q?un_D=E9p=F4t_au_nord_de_Londres?= Message-ID: Le Soleil Actualit?s, mardi 13 d?cembre 2005, p. A20 Incendie dans un D?p?t au nord de Londres Un nuage polluant touche la France et menace la p?ninsule Ib?rique AFP Hemel Hempstead - Les pompiers, qui combattent l'incendie d'un d?p?t de carburant au nord de Londres, ont enregistr? de premiers succ?s hier, avant de devoir s'interrompre par souci de s?curit?. Une cuve ?teinte s'est de nouveau enflamm?e, et la chaleur ainsi d?gag?e risquait de faire exploser une citerne voisine, celle-ci renfermant peut-?tre un produit "tr?s instable". Le d?p?t de Buncefield, le cinqui?me plus grand du pays, br?le depuis une explosion d'origine inconnue survenue dimanche ? l'aube, causant un nuage noir?tre qui s'est propag? peu ? peu ? tout le sud de l'Angleterre, ainsi qu'? la France, et devrait atteindre l'Espagne. L'explosion a fait 43 bless?s, dont un seul restait hospitalis? hier. Les 150 pompiers du Hertfordshire se sont retir?s dans l'apr?s-midi, apr?s avoir ?teint en quelques heures 12 cuves sur 20 qui ?taient en flammes, et avoir r?ussi ? prot?ger sept autres cuves qui n'ont br?l? ? aucun moment. "L'op?ration reprendra quand les pompiers seront certains ? 100 % du contenu de la cuve qui menace d'exploser", a indiqu? leur chef Roy Wilsher. Un d?luge de mousse, m?l?e ? 32 000 litres d'eau par minute, avait ?t? dirig? sur le feu hier ? partir de 4 h 20. "C'est le plus grand feu de ce type que nous ayons eu en Grande-Bretagne ou en Europe", note M. Wilsher. Des images tourn?es par les pompiers ont montr? comment la surface du site se recouvrait peu ? peu de mousse, tandis que les soldats du feu faisaient passer d'?normes tuyaux le long des citernes tordues, comme froiss?es par l'explosion et la chaleur de l'incendie. Une route a ?t? improvis?e pour acheminer les pompes depuis un canal voisin, o? l'eau est puis?e. Un canon ? mousse a ?galement ?t? dispos? ? une centaine de m?tres seulement de la plus grande cuve. La mousse et l'eau sont contenues dans un ?tang artificiel cr?? sur place, afin de limiter autant que possible la pollution du site. Le gouvernement a soulign? que la fum?e de l'incendie pouvait ?tre irritante, mais qu'elle ne pr?sentait de risques que pour les personnes ayant des probl?mes pulmonaires. La fermeture des 70 ?coles de la r?gion a ?t? prolong?e ? aujourd'hui par pr?caution. La grande majorit? des habitants qui avaient d? quitter leurs domiciles dimanche ont pu les r?int?grer. Seules 25 personnes restaient ?vacu?es. Le retour ? la normale ne pourra ?tre envisag? avant l'extinction compl?te du feu. L'hypoth?se d'un accident restait privil?gi?e par les enqu?teurs, qui comptent aussi sur les t?moignages et les images de vid?osurveillance pour faire la lumi?re sur cette trag?die. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 15 23:58:40 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 15 Dec 2005 08:58:40 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Le_droit_=E0_u?= =?iso-8859-1?q?n_environnement_sain_restera_th=E9orique?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 15 d?cembre 2005, p. a5 Le droit ? un environnement sain restera th?orique Le Barreau du Qu?bec ?met des r?serves sur le projet de loi 118 Francoeur, Louis-Gilles Le Barreau du Qu?bec estime que l'ench?ssement du droit de vivre dans un environnement sain dans la Charte des droits et libert?s de la personne ?ne constitue pas un v?ritable progr?s et n'accorde pas un droit nouveau aux citoyens?. C'est ce que soutient le m?moire du Barreau, soumis la semaine derni?re ? la commission parlementaire qui ?tudie le projet de loi 118 sur le d?veloppement durable. Cet ajout ? la Charte, pr?cise le m?moire, pourrait tout au plus ouvrir la voie ? des dommages punitifs en cas de violation intentionnelle de la loi, une protection bien th?orique puisque, note-t-on, ce ?n'est pas susceptible d'?tre fr?quent?. Le caract?re ?symbolique? de cet ajout est d'autant plus ?vident, souligne le Barreau, que ce droit est inscrit dans un chapitre de la Charte qui ne lui conf?re ?aucun caract?re pr?pond?rant?. En r?alit?, ajoute le Barreau, cette modification ? la Charte ?n'accorde pas plus de droits que ce que pr?voient d?j? les articles 19,1 et suivants de la Loi sur la qualit? de l'environnement? et la jurisprudence. Cette loi, qui reconna?t le droit des personnes, englobe aussi la ?sauvegarde des esp?ces vivantes?, ce que ne reconna?t pas le projet d'amendement ? la Charte. Le projet de loi 118 d?finit les orientations que les minist?res et organismes publics devront observer pour passer en mode de ?d?veloppement durable?, un concept souvent galvaud? parce que cr?? pour mettre fin ? la surexploitation des ressources alors qu'il sert souvent aujourd'hui ? justifier la poursuite de ces pratiques sous un vocable ? la mode. L'article 6 du projet de loi pr?cise les 16 principes que l'administration gouvernementale devra observer pour faire du d?veloppement durable. Or, note le Barreau, le gouvernement devrait soit les hi?rarchiser pour qu'on sache quels sont les plus importants, soit, ? d?faut, les nommer par ordre alphab?tique afin de ne pas donner l'impression qu'il y a une hi?rarchie l? o? il n'y en a pas. Pour le Barreau, mieux vaut ne pas hi?rarchiser ces 16 principes, ce qui serait, ? son avis, ?difficile, voire inopportun?. Pour le R?seau qu?b?cois des groupes ?cologistes (RQGE), un des rares ? ne pas avoir boycott? la commission parlementaire en raison de l'incoh?rence du gouvernement pr?cis?ment en mati?re de d?veloppement durable, il aurait plut?t fallu hi?rarchiser ces principes ou ? tout le moins mettre en place un syst?me capable de proc?der avec autorit? aux in?vitables arbitrages. Pour le RQGE, il faudrait clairement placer en t?te de liste l'obligation de ne jamais alt?rer la capacit? d'autoreproduction des ?cosyst?mes, qui constitue pour la commission Brundtland la fronti?re entre le vrai d?veloppement durable et la r?cup?ration politique du concept. Dans le projet de loi, ce principe se retrouve sur le m?me pied que tous les autres, y compris celui de prot?ger ?l'efficacit? ?conomique?. Le Barreau comme le RQGE d?plorent par ailleurs que le gouvernement n'ait pas mis dans la loi l'obligation pour les minist?res de respecter une v?ritable logique de d?veloppement durable. Le Barreau note que le gouvernement pourra m?me choisir les principes de d?veloppement durable qui lui plairont. Et il pourra m?me ajouter de nouveaux crit?res ? la liste des 16 d?j? mentionn?s dans la loi, ce qui pourrait d?boucher sur l'?laboration d'une strat?gie de d?veloppement durable diff?rente de celle d?finie par la loi. Le RQGE et le Regroupement national des conseils r?gionaux de l'environnement (RNCRE) ont tous deux plaid? pour que le Fonds vert contribue en priorit? au financement des groupes et des organismes vou?s ? la protection de l'environnement pour leur ?viter dans certains cas de tout simplement dispara?tre. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Dec 15 23:57:10 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 15 Dec 2005 08:57:10 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Porcheries_Lev?= =?iso-8859-1?q?=E9e_du_moratoire_aujourd=27hui?= Message-ID: La Presse Actualit?s, jeudi 15 d?cembre 2005, p. A8 Porcheries Lev?e du moratoire aujourd'hui La sant? est toujours menac?e, estime un m?decin de l'INSPQ C?t?, Charles Les inqui?tudes au sujet de l'impact des porcheries sur la sant? des enfants et d'autres personnes ? risque persistent et plusieurs mesures de pr?caution ont ?t? ?cart?es alors que Qu?bec l?ve aujourd'hui le moratoire sur l'expansion de l'industrie porcine. C'est ce qu'a affirm? ? La Presse le Dr Beno?t Gingras, de l'Institut national de la sant? publique (INSPQ). Le Dr Gingras a d?cid? de protester contre l'adoption du nouveau r?glement sur les exploitations agricoles. Ce r?glement entra?ne la lev?e du moratoire sur les nouvelles porcheries, qui durait depuis plus de trois ans. " J'ai pris cong? de ma fonction de conseiller ? l'INSPQ et au minist?re de la Sant? dans ce dossier, a affirm? le Dr Gingras ? La Presse. Ma d?cision est directement motiv?e par le nouveau r?glement sur les exploitations agricoles. ?a fait 10 ans qu'on tente de convaincre les d?cideurs qu'il y a des risques. ?a ne me tentait pas de recommencer ? la case d?part. " Cependant, selon le directeur de la protection de la Sant? publique, Horacio Arrida, " compte tenu des connaissances et de la science, on n'avait pas suffisamment d'indices pour demander de maintenir le moratoire ". " Le Dr Gingras, comme professionnel, peut faire des choix par rapport ? ses convictions et je le respecte, dit le Dr Arrida. Il ?tait le repr?sentant du minist?re de la Sant? dans ce dossier. Mais en science, il n'y a pas de r?ponse parfaite. On adh?re au principe de pr?caution, mais si on en abuse, on perd notre cr?dibilit?. " Le Dr Gingras ?tait le principal conseiller en sant? publique dans le domaine de la pollution d'origine agricole. Il a ?crit l'avis que la Sant? publique a pr?sent? au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) dans le cadre de sa vaste consultation sur l'industrie porcine. Cette consultation a ?t? men?e ? la faveur du moratoire sur les nouvelles porcheries d?cr?t? par Qu?bec au printemps 2002. Dans son rapport remis en septembre 2003, le BAPE faisait plusieurs recommandations qui ont ?t? ignor?es, affirme le Dr Gingras. " Le BAPE a fortement recommand? de faire des analyses d'impact pour les nouveaux projets, ?'a ?t? mis de c?t?, dit-il. Le BAPE a demand? l'implication des citoyens dans la d?cision, ?'a ?t? ?cart?. " Selon le Dr Gingras, le principal d?faut de la nouvelle r?glementation est de s'en tenir ? l'?chelle de la ferme. " Il y a lev?e compl?te des restrictions dans toutes les r?gions, y compris celles o? tout le monde dit qu'il y a trop de fumier, dit-il. Il ne reste que des mesures ferme par ferme. On a ?cart? toute mesure qui aurait limit? les exploitations par r?gion ou par municipalit?. " Nouvelles ?tudes Par ailleurs, La Presse a appris que le minist?re de la Sant? a command? cinq ?tudes sur l'impact des porcheries sur la sant? humaine, tant celle des travailleurs que celle du voisinage. Mais les r?sultats ne seront pas connus avant un ou deux ans. Ces ?tudes ont ?t? lanc?es discr?tement l'?t? dernier pour r?pondre aux recommandations du BAPE. Deux de ces ?tudes sont r?alis?es par l'INSPQ, sous la direction du Dr Patrick Levallois. La premi?re porte sur la " pr?valence de la diarrh?e dans les municipalit?s expos?es aux ?pandages de lisier de porc ". Ses r?sultats sont attendus ? l'?t? 2006. La seconde porte sur la " gastroent?rite infantile potentiellement d'origine animale dans une r?gion (Chaudi?re-Appalaches) avec ?levage porcin intensif ". Dans ce cas, les r?sultats sont attendus en d?cembre 2007. Ces ?tudes font suite aux conclusions d'une premi?re et vaste ?tude, rendue publique il y a un an. Elle concluait que " les taux d'hospitalisation pour les maladies possiblement transmissibles par l'eau et potentiellement d'origine animale sont significativement plus ?lev?s dans les municipalit?s en surplus de fumier. (Et ceci) principalement chez les populations qui ne sont pas reli?es ? des aqueducs municipaux, c'est-?-dire utilisant principalement des puits domestiques ". " Il y a des sous-populations plus ? risque: les enfants, les personnes qui ont le syst?me immunitaire affaibli et les personnes ?g?es ", dit le Dr Gingras. Le Dr Arrida dit que lui-m?me " ?l?verait ses enfants dans ces r?gions-l?. Mais on reste prudent, et c'est pour ?a qu'on a exig? que le minist?re de l'Environnement hausse sa surveillance, dit-il. On esp?re que le nouveau r?glement va emp?cher une d?t?rioration. L'avenir dira si les nouvelles mesures emp?cheront de d?grader l'environnement et la sant?. On pourra alors ajuster le tir ". Illustration(s) : Mailloux, Robert Dans son nouveau r?glement sur les porcheries, Qu?bec ignore plusieurs recommandations du BAPE, soutient le Dr Beno?t Gingras, de l'Institut national de la sant? publique. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 20 03:14:25 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 19 Dec 2005 12:14:25 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Plusieurs_grou?= =?iso-8859-1?q?pes_environnementaux_sont_menac=E9s_de_dispara=EEtre_au_Qu?= =?iso-8859-1?q?=E9bec?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, lundi 19 d?cembre 2005, p. a4 Financement insuffisant Plusieurs groupes environnementaux sont menac?s de dispara?tre au Qu?bec Le R?seau qu?b?cois des groupes ?cologistes impute cette situation au ministre du D?veloppement durable Thomas Mulcair Francoeur, Louis-Gilles Au rythme o? vont les choses, il faudra placer plusieurs groupes environnementaux sur la liste des esp?ces menac?es au Qu?bec! En effet, plusieurs groupes environnementaux, dont Action Rebuts et le Front commun qu?b?cois pour une gestion ?cologique des d?chets, ont licenci? r?cemment leur personnel en tout ou en partie, ont ferm? leurs locaux et, dans certains cas, ils ne fonctionnement plus qu'avec les num?ros de t?l?phone personnels de leurs militants, faute de financement public en 2005. C'est ce qu'affirmait au Devoir, il y a quelques jours, Ronald O'Neary, porte-parole du R?seau qu?b?cois des groupes ?cologistes (RQGE), qui impute cette situation au ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair. Le RQGE et le Comit? aviseur de l'action communautaire autonome (CAACA), lequel repr?sente 4000 groupes locaux au travers le Qu?bec, ont accus? le ministre Mulcair d'avoir aboli en avril 2005 tous les programmes de financement de son minist?re, qui s'adressaient aux groupes environnementaux. En 2004, le gouvernement Charest avait m?me failli renier les engagements contractuels du gouvernement, qui s'?tait engag? dans un financement triennal afin d'accorder un soutien plus stable aux groupes. Qu?bec s'est ravis? devant la menace de poursuites et a d?cid? de financer la derni?re des trois ann?es. Absence de financement En 2005, le gouvernement Charest s'est engag? ? financer les groupes environnementaux par l'entremise du Fonds vert, qui sera cr?? lorsque le projet de loi sur le d?veloppement durable sera adopt? au printemps prochain en raison du report de la session en cours. L'absence de financement en 2005 risque cependant d'?tre fatal ? plusieurs groupes. Depuis quinze ans, Qu?bec pr?f?rait offrir aux groupes des ?programmes d'action? qui les tenaient occup?s sur le terrain plut?t que de les voir agir comme critiques de ses politiques. Le RQGE et le CAACA estiment que le ministre Mulcair est responsable de la disparition en cours des groupes menac?s parce qu'il a refus? jusqu'ici de cr?er un fonds de transition entre l'ancien programme triennal de stabilisation des revenus et celui qu'offrira son Fonds vert quand il sera op?rationnel. Ils reprochent aussi au ministre d'avoir refus? ?depuis des mois? de rencontrer les groupes pour discuter de ce probl?me crucial pour la survie de plusieurs. Les groupes environnementaux remplissent plusieurs fonctions d'int?r?t public. Ils participent ? des audiences et commissions parlementaires ? la suite de travaux d'analyse de projets de toutes sortes. On les voit, par exemple, syst?matiquement aux consultations du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) et dans des conf?rences de presse sur toutes sortes de sujets. Ils vont aussi aider les citoyens ? se mobiliser contre des projets qui d?rogent aux principes qu'ils d?fendent. Le gouvernement peut difficilement nier que ces mobilisations ne sont pas cruciales pour la collectivit?, comme l'a d?montr? le dossier du Suro?t ou ces cas d'entreprises dont les comportements sont in?thiques, voire dangereux pour la sant? publique. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 20 07:38:09 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 19 Dec 2005 16:38:09 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Et_si_on_arr?= =?iso-8859-1?q?=EAtait_la_chasse_et_la_trappe=3F?= Message-ID: Le Devoir WEEK-END NATURE, vendredi 16 d?cembre 2005, p. b8 Et si on arr?tait la chasse et la trappe? Francoeur, Louis-Gilles Que se passerait-il si on mettait fin aux activit?s de chasse et de trappe? Du c?t? des animalistes, on en r?ve, mais a-t-on jamais pens? ? ce qui se passerait par la suite? Cette question cruciale, des dizaines d'organismes se la posaient et ont d?cid? de r?unir leurs donn?es dans le cadre d'une ?tude pilot?e par l'Association internationale des agences responsables de la faune et des p?cheries (traduction libre d'International Association of Fish and Wildlife Agencies). Le minist?re qu?b?cois des Ressources naturelles et de la Faune en a fait une traduction qu'on trouve sur son site Internet (www.mrnf.gouv.qc.ca/publications/faune/Rapport_IAFWA.pdf). L'importante r?colte de gibiers sauvages que les chasseurs et les trappeurs font chaque ann?e permet de contr?ler l'expansion de plusieurs populations animales. Certains ?tats, sous la pression du mouvement animaliste, ont interdit ces activit?s traditionnelles mais en ont rapidement pay? le prix, et plusieurs en reviennent ? des visions moins ?loign?es de la r?alit? et de l'histoire. Certains animalistes en sont aussi revenus car la prolif?ration de certaines esp?ces conduit souvent les gens ? consid?rer les animaux sauvages comme des nuisances, parfois dangereuses comme dans le cas de l'ours, ce qui les am?ne ? r?clamer des politiques d'extermination, comme on le faisait au Moyen ?ge par d?crets de l'Inquisition. On savait que les chasseurs et les trappeurs investissent beaucoup plus dans la protection de la faune que les animalistes. En 2002, ils ont ainsi vers? 847 millions ? des organismes gestionnaires de la faune, en plus de d?penser 5,2 milliards $US dans l'?conomie de ce pays en d?penses d'h?bergement, d'?quipements sportifs, de r?servations de territoire, etc. Mais ces chiffres ne tiennent pas compte du contr?le des populations animales qui serait imp?ratif si les chasseurs et les trappeurs n'?taient pas l? chaque ann?e. Dans l'ensemble, c'est une facture de 70 milliards par ann?e que la soci?t? ?tats-unienne devrait assumer pour le contr?le des animaux qui posent probl?me aux humains, soit 247 $ par Am?ricain, ou 1,58 % du revenu des m?nages, si les gouvernements et les individus devaient se substituer aux chasseurs et trappeurs. ? l'heure actuelle, les accidents d'auto avec les cerfs co?tent plus d'un milliard par ann?es aux ?tats-Unis. Les dommages caus?s ? la propri?t? par cette esp?ce et bien d'autres, du pic bois qui perce les murs de chalet ? l'ours qui le d?fonce, ajoutent une autre tranche de 633 millions par ann?e. Le probl?me ne semble pas en voie de se r?sorber car, inexorablement, l'Am?rique suit le chemin de l'Europe en envahissant chaque ann?e davantage de milieux naturels qui c?dent le terrain, c'est le cas de le dire, ? de nouveaux champs agricoles, ? la construction urbaine et ? la vill?giature. Cet envahissement des milieux sauvages multiplie les conflits entre humains et animaux sauvages. En 2004, une enqu?te r?alis?e aupr?s des diff?rents ?tats am?ricains a indiqu? que les dommages caus?s par les cerfs, les castors et les ours ont augment? de 20 % alors que ces populations animales ont augment? de seulement 11 %. Que se passerait-il dans ce contexte si on cessait de chasser et de trapper? Globalement, estime l'?tude de l'IAFWA, les dommages caus?s par les accidents augmenteraient de 218 %. On d?nombrerait 50 000 nouveaux cas de blessures par ann?e par rapport aux 26 000 d?nombr?s aujourd'hui et un accroissement proportionnel des 200 mortalit?s routi?res actuelles. Les cerfs sont les principaux responsables de ces accidents, monopolisant 86,9 % des collisions avec la faune ayant caus? des blessures. Les demandes d'indemnisations pour dommages aux v?hicules atteindraient 3,8 milliards ou 13,32 $ par personne par ann?e. La seule lutte contre la rage, qui s'intensifierait avec l'augmentation des populations, co?terait 1,45 milliard de plus. Les dommages aux avions caus?s par la faune aviaire, pigeons et oies, ainsi que par les cerfs sur les pistes d'atterrissage, s'?l?veraient ? 128 millions, faisant passer la facture annuelle ? 528 millions, sans compter des risques accrus de nombreuses mortalit?s. Le co?t du contr?le L'IAFWA a aussi ?valu? ce qu'il en co?terait pour contr?ler cette faune par d'autres m?thodes que la chasse et la trappe. Bilan: pr?s d'un milliard (934 millions) par ann?e pour contr?ler les populations de cerfs. ? l'heure actuelle, les chasseurs am?ricains effectuent gratuitement ce travail en r?coltant chaque ann?e un peu plus de six millions de ce merveilleux gibier tout en versant 453 millions au tr?sor public en achats de permis. Par comparaison, il en co?te environ 300 $ par cerf si on les ?limine avec des professionnels. Si on les d?place, la facture grimpe ? 3000 $ par cerf, mais la moiti? meurent sous l'effet du stress durant le d?placement ou peu de temps apr?s leur arriv?e dans des territoires d?j? surpeupl?s. Selon les ?valuations des diff?rents ?tats, il faudrait d?placer 3,1 millions de cerfs par ann?e des villes et des banlieues o? ils posent probl?me. Quant ? la st?rilisation ou ? l'utilisation de contraceptifs, les co?ts et l'inefficacit? des m?thodes les rendent illusoires. Les co?ts totaux sont inf?rieurs dans le cas des animaux ? fourrure (castors, ratons laveurs, mouffettes, coyotes, ours et autres) mais demeurent n?anmoins importants. Il en co?terait entre 132 et 265 millions pour contr?ler ces animaux ? fourrure sans les trappeurs, dont une somme variant entre 16 et 32 millions uniquement pour les dommages caus?s aux routes et aux chemins de fer par les castors. L'explosion d?mographique du castor, un effet des campagnes des animalistes qui ont ainsi fait chuter la demande et les prix, est particuli?rement ressentie en Nouvelle-Angleterre. Les trappeurs n'y obtenaient plus que 15,97 $ par peau au cours des derni?res ann?es alors que le co?t pour pr?lever un castor nuisible se situe entre 75 et 150 $. Tout programme de contr?le des animaux ? fourrure, pr?cise l'?tude de l'IAFWA, exigera l'utilisation de pi?ges, ce qui serait assez ironique mais entra?nerait la perte des peaux parce que les gouvernements ne paieront pas leur nettoyage et leur mise en march?. Un bel exemple de d?veloppement non viable attribuable aux pressions des animalistes. Pour ?viter les dommages ? l'agriculture et au b?tail sans la chasse et la trappe, il faudrait investir trois milliards par an, ce qui augmenterait de 10,62 $ la facture annuelle d'?picerie des consommateurs, sans compter que ces activit?s feraient perdre un milliard en revenus aux agriculteurs qui louent leurs terres aux chasseurs. C'est le cerf qui, une fois encore, cause ici le plus de dommages, soit 58 % de ceux qui frappent les grandes cultures et 33 % dans le cas des l?gumes, fruits et noix. Les pertes en b?tail augmenteraient de 147 000 t?tes par ann?e pour une perte totale de 51,6 millions, sans parler des 273 000 moutons qui y laisseraient leur peau, une valeur de 16,5 millions. L'IAFWA a calcul? que 80,6 % des organismes gouvernementaux responsables de la faune n'ont pas et n'auront jamais les budgets qui permettraient de contr?ler avec succ?s les populations animales en lieu et place des chasseurs et trappeurs. Or, d?j?, les seuils de tol?rance ont ?t? atteints dans plusieurs r?gions aux prises avec des surpopulations animales, ce qui explique qu'on rouvre la chasse ? plusieurs endroits apr?s l'avoir ferm?e, et ce, m?me ? proximit? des r?sidences sans qu'il y ait eu le moindre accident. Ce retour ? la chasse a v?ritablement ?vit? des solutions plus radicales comme des exterminations contr?l?es. En r?alit?, en classant une esp?ce ?gibier? sportif, la loi la prot?ge automatiquement contre la r?colte abusive et la disparition ?ventuelle, ce qui a failli arriver ? la plupart des esp?ces animales qu'on consid?rait nuisibles au XIXe si?cle, par exemple le loup, l'ours, le coyote et le cougar. - Lecture: ?nergies de ton si?cle, des crises ? la mutation, par Pierre Radanne, ?ditions Lignes de rep?res, Paris, 2005, 255 pages. Les livres sur les changements climatiques se multiplient ? un rythme qui commence ? friser la congestion intellectuelle! Mais certains se d?marquent par la profondeur de leur analyse. C'est le cas de ce livre, qui examine les politiques d'utilisation de l'?nergie sur la plan?te dans le jeu des grands ?changes ?conomiques et de la g?opolitique. Illustration(s) : France-Presse, Agence AFP Sympathique dans un zoo, ? sa place en for?t, l'ours noir n'en repr?sente pas moins une nuisance et un danger aux yeux de beaucoup d'humains quand sa pr?sence se fait trop insistante - ce qui risque de survenir lorsque la chasse et la trappe ne sont plus en mesure d'assurer le contr?le de sa population. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 20 07:39:20 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 19 Dec 2005 16:39:20 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Le Soleil: Noyer le CO2 Message-ID: Le Soleil Zoom, samedi 17 d?cembre 2005, p. D3 Noyer le CO2 Une solution pour sauver la plan?te ? L?vesque, Christian Notre plan?te a chaud. Les signes sont partout : la fonte des glaces en Arctique, le recul des glaciers en montagne, la fr?quence accrue des ph?nom?nes m?t?orologiques extr?mes... La temp?rature moyenne ? la surface de la Terre a augment? d'un demi-degr? Celsius au cours du dernier si?cle, et les climatologues pr?voient un r?chauffement additionnel de 1 ? 6 degr?s au cours des cent prochaines ann?es. Les coupables de ce r?chauffement climatique sont les gaz ? effet de serre ?mis par plusieurs activit?s humaines comme la combustion de p?trole et de ses d?riv?s. Particuli?rement point? du doigt, le gaz carbonique (CO2) est le plus abondant de ces gaz. Alors que la communaut? internationale se mobilise tant bien que mal pour combattre ces ennemis, une solution drastique est envisag?e pour contrer le probl?me : noyer le CO2 dans l'oc?an. Couvrant plus des deux tiers de la surface de notre plan?te, l'oc?an absorbe d?j? environ la moiti? du CO2 ?mis chaque ann?e par l'humain, gr?ce ? l'?change naturel de ce gaz entre l'air et l'eau. L'id?e est simple : il suffit de trouver un moyen d'acc?l?rer cet ?change de gaz carbonique. En capturant le CO2 ? la source, ? la sortie des chemin?es de centrales thermiques br?lant du charbon par exemple, puis en le comprimant de fa?on ? ce qu'il devienne liquide et en l'injectant ? une grande profondeur, soit ? plus de 2000 m?tres, on peut cr?er au fond de l'oc?an un vaste r?servoir de CO2. ? cette profondeur, le CO2 liquide se dissout graduellement dans l'eau et se retrouve d?s lors retenu hors de l'atmosph?re. Plusieurs industries et gouvernements, dont ceux des ?tats-Unis et du Japon, se montrent tr?s int?ress?s par l'id?e d'utiliser d'ici quelques ann?es l'oc?an comme un vaste "d?potoir" pour le CO2. Des oc?ans acides "Et voil? le probl?me r?gl? !" pourrait-on penser. Mais il y a un hic. Le CO2, une fois dissous dans l'eau de mer, se transforme en acide carbonique. Ajouter du CO2 ? l'oc?an a donc pour cons?quence de le rendre plus acide. C'est le m?me processus qu'on observe avec les boissons gazeuses : leur acidit? est attribuable au gaz carbonique qu'on y ajoute pour les rendre p?tillantes. La perspective de transformer nos oc?ans en gigantesques piscines de boisson gazeuse n'a bien s?r rien de rassurant pour leur sant? ! C'est ce constat qui a incit? un groupe de chercheurs, dirig?s pas le Dr James Barry de l'Institut de Recherche de l'Aquarium de Monterey Bay en Californie, ? relever le d?fi de tester pour la premi?re fois les impacts ?cologiques de l'entreposage de CO2 en milieu naturel... au fond de l'oc?an Pacifique ! Au fond du Pacifique En d?cembre 2004, je me joins ? cette ?quipe d'une douzaine d'oc?anographes ? bord du Western Flyer, un navire de recherche ultrasophistiqu?, pour prendre part ? cette premi?re mondiale. Avec ? son bord un sous-marin robotis? nomm? Tiburon, ce navire est un des seuls au monde ? pouvoir r?aliser une telle exp?rience. Celle-ci se d?roulera en deux temps. Nous injecterons d'abord une petite quantit? de CO2 au fond de l'oc?an, puis nous reviendrons un mois plus tard pour constater si les organismes ont ?t? affect?s. En une journ?e de navigation nous arrivons ? l'endroit pr?vu, situ? ? une centaine de kilom?tres ? l'ouest de la Californie, sous 3 kilom?tres d'eau. Au centre de la coque du Western Flyer s'ouvre alors une large porte par laquelle est largu? le Tiburon. De la taille d'une voiture, ce v?hicule descend lentement vers le fond, reli? au navire par un simple c?ble. Bien au sec ? bord du Western Flyer, nous attendons impatiemment dans la salle de contr?le, o? une dizaine d'?crans nous livrent en direct les images capt?es par les cam?ras du sous-marin. Le spectacle est saisissant. ?clair?s par les puissants phares du Tiburon, les m?duses, les poissons grenadiers et une myriade de minuscules crustac?s, dont plusieurs sont encore inconnus, flottent dans un monde myst?rieux, froid et sombre. Ils nous rappellent la grande diversit? biologique de cet environnement encore mal connu. Apr?s une heure de descente dans cet univers ?nigmatique, la fascination des chercheurs est ? son comble lorsque nous atteignons l'ultime fronti?re que tr?s peu ont eu la chance de voir : ? trois kilom?tres sous la surface agit?e du Pacifique, le fond de l'oc?an s'?tend sous nos yeux, comme un vaste d?sert obscur. Partout, on ne voit que des s?diments, cette boue qui est un m?lange de particules min?rales et de restes d'organismes vivants et qui couvre la quasi-totalit? du fond de l'oc?an. Or, ces profondeurs n'ont du d?sert que l'apparence. Enfouie dans la boue se cache une vie foisonnante : mollusques, vers, crustac?s et une multitude de micro-organismes encore inconnus servant de repas aux ?toiles de mer, aux poissons centenaires et aux crabes g?ants vivant au ralenti au fond de l'oc?an. Contrastant avec le rythme lent des fonds marins, ? bord du navire le temps presse pour les chercheurs. Il faut agir vite puisque les 3000 m?tres d'eau qui p?sent sur le Tiburon lui font subir une pression ph?nom?nale 300 fois sup?rieure ? la pression en surface. Cette force peut ? tout moment causer un bris m?canique et paralyser le sous- marin. Guid? par les chercheurs, le pilote Robert Reynolds manoeuvre habilement le Tiburon au moyen de t?l?commandes. Nous d?posons d'abord au fond de l'eau une douzaine de barils de plastique de fa?on ? former un cercle de vingt m?tres de diam?tre. Le sous-marin d?verse dans ces contenants le CO2 liquide, qui se r?pandra ? l'int?rieur du cercle au gr? des courants du fond. Nous d?ployons ensuite divers instruments qui mesureront les changements d'acidit? du milieu. Nous r?coltons aussi dans cette zone des ?chantillons de s?diments pour identifier les organismes qui y vivent et conna?tre leur ?tat de sant? avant notre intervention. Un ?cosyst?me affect? Un mois plus tard, en janvier 2005, c'est le retour sur la sc?ne de l'exp?rience. Apr?s un transit en mer qui nous semble interminable, le sous-marin est mis ? l'eau. La tension est palpable chez les chercheurs. Nous savons que les r?sultats de cette exp?rience pourraient influencer la d?cision d'utiliser ou non l'oc?an pour y d?verser les surplus de CO2. Apr?s une journ?e au fond, le Tiburon remonte ? bord avec son pr?cieux lot d'instruments et d'?chantillons. Pendant que certains chercheurs s'affairent ? extirper et interpr?ter les donn?es des instruments r?cup?r?s, d'autres plongent rapidement les mains dans la boue... Leur t?che consiste ? trier les s?diments pour identifier les organismes qui y vivent et ? dresser leur bilan de sant?. Apr?s quatre jours de travail fr?n?tique, nous sommes enfin pr?t ? comparer les r?sultats. Les sondes mesurant l'acidit? indiquent que le CO2 liquide, en se dissolvant dans l'oc?an, a bel et bien rendu l'eau plus acide. Certains ?chantillons de s?diments ?taient d'ailleurs tellement charg?s d'acide carbonique qu'ils p?tillaient comme une boisson gazeuse ! L'analyse des autres ?chantillons montre que certaines esp?ces qui y ?taient pr?sentes un mois auparavant ont disparu. C'est le cas de certains vers, vivant ? la surface des s?diments, qui ont ?t? expos?s aux plus fortes concentrations d'acide. D'autres organismes, dont les amphipodes, des crustac?s qui vivent enfouis dans les s?diments, sont toujours pr?sents, mais ont visiblement ?t? affect?s. Leurs carapaces sont devenues molles, partiellement dissoutes par l'acide. Les seuls organismes qui aient prolif?r? dans les s?diments sont les bact?ries qui se nourrissent de mati?re organique morte. Les animaux morts sont vraisemblablement devenus le repas de ces bact?ries, qui ont pris avantage de cet afflux soudain de nourriture pour se reproduire. L'urgence d'agir Le moment est venu de lever l'ancre pour retourner au port. Nous quittons le site de cette premi?re exp?rience qui nous a montr? les effets drastiques que peut avoir le rejet d'une petite quantit? de CO2 sur la vie du fond de l'oc?an. D'autres exp?riences devront ?tre r?alis?es pour v?rifier nos observations, mais il appara?t assez clairement que l'utilisation de l'oc?an comme un vaste d?potoir ? CO2 ne serait pas sans cons?quences pour l'?quilibre de cet ?cosyst?me encore mal connu. La solution la plus s?re au probl?me du r?chauffement climatique demeure encore un changement dans nos habitudes de vie pour r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre. Le premier signe qui nous annonce l'approche du port nous rappelle d'ailleurs de fa?on ironique l'urgence d'agir. ? l'horizon, deux immenses chemin?es d'une centrale thermique crachent ? pleine capacit? leur fum?e charg?e de CO2 dans le ciel californien... Chercheur postdoctoral au Monterey Bay Aquarium Reseaurch Institute California, Doctorat en biologie, UQAM, 2003 Collaboration sp?ciale Illustration(s) : En d?cembre 2004, Christian L?vesque est mont? ? bord du "Western Flyer", un navire de recherche ultrasophistiqu?. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 20 23:05:57 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 20 Dec 2005 08:05:57 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] La Presse: OTTAWA EN PREND POUR SON RHUME Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, mardi 20 d?cembre 2005, p. A6 Sondage: Les Lib?raux mal aim?s OTTAWA EN PREND POUR SON RHUME Lessard, Denis Qu?bec - Le gouvernement Martin atteint un record d'insatisfaction au Qu?bec; en pleine campagne ?lectorale pr?s de trois quarts des Qu?b?cois se disent m?contents du bilan du gouvernement lib?ral ? Ottawa. Dans sa plus r?cente enqu?te, r?alis?e aupr?s de 1000 personnes du 8 au 17 d?cembre, CROP observe que 74 % des Qu?b?cois se disent " plut?t ou tr?s insatisfaits " du gouvernement canadien, soit 3 % de plus que lors de la pr?c?dente enqu?te. Au plus fort des t?moignages de la commission Gomery au printemps dernier, on observait que 69 % des Qu?b?cois ?taient m?contents de leur gouvernement ? Ottawa. Parall?lement, le gouvernement Charest renoue aussi avec des records d'insatisfaction. En d?taillant les r?sultats de l'enqu?te qui est pr?cise ? plus ou moins 3 %, on constate que 78 % des francophones sont insatisfaits du gouvernement Martin, qui pour la premi?re fois est devenu aussi impopulaire chez une majorit? d'allophones- 52 % d'entre eux sont m?contents d?sormais. Le gouvernement Martin m?contente aussi 79 % des 35-54 ans et 75 % des 18-34 ans. Pour Claude Gauthier, de CROP, cette insatisfaction " est plus forte qu'aux pires moment des commandites ". Selon lui, elle s'explique d'abord par la campagne du Bloc qui joue pr?cis?ment sur l'exasp?ration des Qu?b?cois ? l'endroit des commandites. Mais l'augmentation doit aussi selon lui prendre sa source dans les d?clarations intempestives des lieutenants qu?b?cois de Paul Martin, Jean Lapierre et Pierre Pettigrew, qui " n'ont pas aid? leur cause ". Sans compter la controverse autour de l'utilisation du concept de la Ligue nationale d'improvisation, " cela vient nourrir l'impression d?favorable ", souligne M. Gauthier. Par r?gion, l'insatisfaction ? l'endroit d'Ottawa atteint 80 % ? Qu?bec, 78 % dans le reste de la province et 69 % dans la r?gion m?tropolitaine. Apparition des verts Le sondage CROP laisse entrevoir un balayage du Bloc qu?b?cois, rien de nouveau par rapport ? l'ensemble des enqu?tes au Qu?bec. Mais CROP observe un nouveau ph?nom?ne. La maison a d?cid? d'entrer dans son choix de r?ponse sur l'intention de vote le Parti vert, qui compte des candidats dans les 75 comt?s au Qu?bec. Or d?s ce premier coup de sonde, le Parti vert d?croche 7 % des intentions de vote, l'essentiel des votes normalement cas?s dans la section " autres " quand CROP r?partit ses 14 % d'ind?cis et de personnes refusant de r?pondre. C'est presque autant que le Parti conservateur, qui r?colte 9 % au Qu?bec bien qu'il puisse compter sur une campagne nationale avec un chef connu. Pour M. Gauthier, il faut rappeler que les verts apparaissent ainsi sur l'?cran radar dans une enqu?te survenue en m?me temps que la conf?rence de Montr?al sur les changements climatiques. Le Bloc qu?b?cois continue de dominer la sc?ne qu?b?coise avec 52 % des intentions de vote, en baisse d'un point par rapport ? novembre, un mouvement sans signification si on tient compte des marges d'erreur. Le PLC de Paul Martin se maintient ? 23 % des intentions de vote, comme le mois pr?c?dent. C'est en ao?t que le PLC avait fait, avec 29 % d'intentions de vote, son meilleur score au Qu?bec depuis les ?lections de juin 2004, moment o? il avait recueilli 34 % des voix. Selon Claude Gauthier, avec 52 % apr?s r?partition des 14 % d'ind?cis, le Bloc qu?b?cois est probablement l?g?rement sur?valu?. Si on distribue les ind?cis selon leur choix ? la question r?f?rendaire, on peut constater que le Bloc obtient 49 % d'appuis, soit exactement ce qu'il est all? chercher aux ?lections de juin 2004. SONDAGE CROP EXPRESS-LA PRESSE ?VOLUTION DES INTENTIONS DE VOTE D?TAILL?ES DES QU?B?COIS AU NIVEAU F?D?RAL (Avant et apr?s r?partition de la non-r?ponse) (8-17 d?cembre 2005) Si des ?lections avaient lieu aujourd'hui au Canada, pour lequel des partis suivants voteriez-vous... Apr?s r?partition proportionnelle (n=850) Bloc qu?b?cois / 52% Parti lib?ral du Canada / 23% Parti conservateur du Canada / 9% Nouveau Parti d?mocrate / 10% Parti vert / 7% SATISFACTION ? L'?GARD DU GOUVERNEMENT DU CANADA Diriez-vous que vous ?tes tr?s satisfait(e), plut?t satisfait(e), plut?t insatisfait(e) ou tr?s insatisfait(e) du pr?sent gouvernement du Canada ? Tr?s/plut?t satisfaits -- Tr?s/plut?t insatisfaits -- Sans opinion 8 au 17 d?cembre 2005: 22% -- 74% -- 4% 17 au 27 novembre 2005: 25% -- 71% -- 4% 18 au 29 ao?t 2005: 34% -- 62% -- 3% 19 au 30 mai 2005: 27% -- 69% -- 3% 19 au 24 avril 2005: 31% -- 66% -- 2% M?THODOLOGIE : Les r?sultats du sondage reposent sur 1006 entrevues t?l?phoniques effectu?es du 17 au 26 novembre 2005 dans le cadre du sondage omnibus CROP-express. D'un point de vue statistique, un ?chantillon de cette taille est pr?cis ? 3 points pr?s, 19 fois sur 20. Rappelons que la marge d'erreur augmente lorsque les r?sultats portent sur des sous-groupes de l'?chantillon. Illustration(s) : PC L'insatisfaction ? l'endroit de Jean Charest et des membres de son gouvernement, telle ici Monique J?r?me-Forget, est ? nouveau en hausse. L'embellie de novembre aura ?t? de courte dur?e. Reuters On peut faire la grimace du c?t? des partisans de Paul Martin. Le gouvernement lib?ral est de plus en plus impopulaire au Qu?bec. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Dec 20 23:07:53 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 20 Dec 2005 08:07:53 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Feu_vert_=E0_l?= =?iso-8859-1?q?=27autoroute_25?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, mardi 20 d?cembre 2005, p. a1 Feu vert ? l'autoroute 25 Un premier grand projet en mode ?PPP? Francoeur, Louis-Gilles Le Conseil des ministres du gouvernement Charest a donn? mercredi dernier un feu vert de principe au prolongement de l'autoroute 25 vers Laval, un premier grand projet en mode ?PPP? qui comprend la construction d'un pont au-dessus de la rivi?re des Prairies, a appris hier Le Devoir de sources fiables au sein du minist?re du Conseil ex?cutif. Demain, le Conseil des ministres se penchera ? nouveau sur le projet de d?cret, qui a ?t? pr?sent? et parrain? par le ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair. Ce dernier, qui est d?put? de Laval, s'est prononc? avant et pendant l'audience publique en faveur du projet. Le d?cret gouvernemental doit en principe ?tre publi? dans la Gazette officielle du 28 janvier, entre No?l et le jour de l'An. Le d?bat que doivent faire les ministres demain matin ? leur r?union hebdomadaire sur le projet de l'autoroute 25 vise ? trancher des aspects importants du dossier, sans toutefois le remettre en question, car Qu?bec veut le mettre ? l'abri d'une ?ventuelle d?cision judiciaire visant ? contester sa validit? et ? r?duire la vigueur des attaques dont il pourrait ?tre l'objet. Pour calmer Montr?al, les autorit?s de la sant? publique et les ?cologistes oppos?s au prolongement de la 25, le Conseil des ministres pourrait se pencher, selon nos sources, sur un projet de train de banlieue qui pourrait ?tre annonc? en m?me temps que l'autorisation de la 25 pour att?nuer les accusations, ? une semaine et demie de la derni?re Conf?rence des Nations unies sur les changements climatiques, de favoriser les solutions les plus polluantes aux d?pens du transport en commun et de la densification du tissu urbain. Le train en question relierait Montr?al, Repentigny et la r?gion Terrebonne-Mascouche. Il appara?t dans la liste des projets que Qu?bec a inscrits dans son plan de r?duction des ?missions de gaz ? effet de serre, rendu en partie public r?cemment par Le Devoir. Plusieurs groupes ?cologistes et divers groupes sociaux - dont les centrales syndicales ? qui Qu?bec vient d'imposer une s?rie de conventions collectives - songent ? contester un ?ventuel d?cret d'autorisation du prolongement de la 25 parce que le minist?re des Transports a omis d'en ?valuer des volets entiers, des volets qui font syst?matiquement l'objet d'un examen public depuis 25 ans dans tous les projets de ce genre. En effet, des pans entiers du projet de pont et d'autoroute n'ont pas ?t? ?valu?s dans l'?tude d'impact du minist?re des Transports parce que le vrai promoteur n'a pas encore ?t? choisi et que son projet final est loin d'avoir ?t? couch? sur papier. C'est ce v?ritable promoteur qui, conform?ment ? la loi, devra pr?parer les plans et devis du projet, sans lesquels il est impossible d'en ?valuer tous les impacts biophysiques et sociaux. Il a donc ?t? impossible aux environnementalistes de d?battre en audience des impacts concrets de ce projet comme le mode de r?alisation du pont dans la rivi?re des Prairies (par barges ou par batardeau), le tonnage excav? ou dragu?, le type de dragues utilis?es, les sites de d?p?ts terrestres ou aquatiques, l'emplacement et le nombre des piliers, le colmatage des fray?res, le calendrier des travaux dans l'eau et sur les rives, etc., des impacts qui justifient ? eux seuls, en vertu de la loi, une audience dans des projets plus modestes de marinas ou de dragages d'entretien portuaire. Plusieurs aspects sociaux et politiques du projet, comme le prix du p?age et le contr?le de ce prix et du volume de la circulation ont aussi ?t? soustraits ? l'audience puisque le v?ritable promoteur n'a pas encore ?t? choisi et son projet d?fini. D?j? hier, les responsables des communications gouvernementales discutaient de l'organisation de la conf?rence de presse au cours de laquelle le projet doit ?tre annonc? jeudi ? Montr?al. Plusieurs ministres sont cens?s y participer en raison de l'importance du cadeau qui sera fait ? l'?lectorat lavallois, qui r?clame ce projet depuis des ann?es. Le d?cret d'autorisation, s'il est adopt? demain comme pr?vu, sera publi? dans la Gazette officielle du Qu?bec mercredi, le 28 d?cembre. Dans son rapport sur l'?valuation du prolongement de la 25, en septembre, la commission du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avait mis deux pr?alables ? toute autorisation. D'abord, ont ?crit les commissaires, ?la priorit? devrait aller au d?veloppement du transport en commun dans le nord- est de l'agglom?ration? m?tropolitaine. Et, deuxi?me condition, ?le devenir du projet devrait ?tre discut? au sein de la Communaut? m?tropolitaine de Montr?al [CMM] avant que le gouvernement du Qu?bec ne prenne une d?cision? sur la 25. V?rification faite hier aupr?s des porte-parole de Laval et de Montr?al, la question de la 25 n'a fait l'objet d'aucun d?bat au sein de la CMM depuis septembre, de sorte que le diff?rend exprim? lors des audiences demeure entier alors que le BAPE a insist? pour que la question soit r?gl?e ?avant? toute d?cision gouvernementale. Montr?al estime que la 25, un projet dont la Ville a accept? l'inclusion dans le plan de transport de la CMM, doit se retrouver au bas de l'?chelle des priorit?s, une fois que tous les projets de transport en commun auront ?t? r?alis?s. Mais Laval pense que le projet doit plut?t tr?ner en haut de la liste des priorit?s pour d?congestionner les art?res qui la relient ? la m?tropole. ? Qu?bec, une des sources du Devoir dans ce dossier pr?cisait qu'une entente pr?alable entre Laval et Montr?al ?n'?tait pas une condition pos?e par le BAPE?, mais une modalit? de r?alisation. L?-dessus, Qu?bec r?p?tera que le projet figure dans le plan de transport de la CMM et que chacun a droit ? sa vision des priorit?s. Le prolongement de la 25 a fait l'objet de deux audiences publiques devant le BAPE. En 2003, une premi?re version a ?t? pr?sent?e, mais le projet est demeur? en suspens apr?s une d?cision du minist?re des Transports, qui n'en faisait pas ? l'?poque un projet en mode PPP. Le d?bat a ?t? beaucoup plus vif au cours de la derni?re audience en raison de l'attention croissante du public envers le dossier des changements climatiques, un probl?me caus? en grande partie par l'utilisation de l'automobile et l'?talement urbain, deux enjeux de ce dossier. Montr?al a d'autres raisons de s'opposer au projet. D'une part, elle n'a pas encore aval? de n'avoir pas ?t? consult?e par le minist?re des Transports avant qu'il ne d?voile un projet de cette envergure et qui touche autant l'avenir de la ville. Montr?al, qui voudrait d?congestionner et d?polluer son centre-ville, n'a pas r?ussi ? conserver ? la rue Notre-Dame son statut de boulevard urbain qui aurait agi comme goulot d'?tranglement ? l'arriv?e croissante de nouveaux v?hicules. Le minist?re des Transports a en effet obtenu qu'elle accepte de transformer ce boulevard urbain en autoroute aux heures de pointe, ce qui d?s lors ouvrait la porte au prolongement de la 25. ? la Ville, deux clans s'opposent sur le projet de la 25. Publiquement, le maire G?rald Tremblay donne raison aux adversaires de la 25. Mais dans les faits, les pressions des milieux d'affaires du nord de la ville en faveur du projet indiquent plut?t que c'est ce clan favorable ? la 25, et ses appuis au sein du Comit? ex?cutif, qui marquent des points. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 23 23:37:47 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 23 Dec 2005 08:37:47 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Qu=E9bec_se_me?= =?iso-8859-1?q?t_en_mode_PPP_-_La_25=3A_les_transports_en_commun_devront_?= =?iso-8859-1?q?attendre?= Message-ID: Bonjour, Ce projet d'autoroute en milieu urbain est scandaleux. ?crivez aux ministres responsables (irresponsables) de votre indignation. Il faut les submerger de m?contentements. Thomas Mulcair: ministre at mddep.gouv.qc.ca Jean Charest: www.premier.gouv.qc.ca/general/exprimez_vous/ exprimez_vous.htm Ministre des Transports du Qu?bec, Michel Despr?s: ministre at mtq.gouv.qc.ca ************************************* Le Devoir Qu?bec se met en mode PPP - La 25: les transports en commun devront attendre Louis-Gilles Francoeur ?dition du vendredi 23 d?cembre 2005 Mots cl?s : Qu?bec (province), ppp, autoroute 25, thomas mulcair Au moment o? il enfon?ait ? fond hier l'acc?l?rateur dans le dossier du prolongement de l'autoroute 25 et du nouveau ?pont Mulcair? entre Montr?al et Laval, le gouvernement Charest annon?ait que les projets de transports en commun dans l'est de Montr?al attendront des jours meilleurs avant de faire l'objet d'un feu vert. Mais les quatre ministres qu?b?cois, group?s hier dans un h?tel de Montr?al-Nord pour confirmer devant une salle partisane le feu vert donn? mercredi au projet autoroutier et au futur pont de la 25, y sont tous all?s de couplets en faveur des transports en commun. Ils ont affirm? que Qu?bec a investi cette ann?e plus d'argent dans les transports en commun -- 500 millions contre 300 millions -- que dans les routes et autoroutes. La comparaison est possible si on y inclut les d?passements de co?ts du m?tro vers Laval. Cependant, les minist?riels ont d? admettre que le torchon br?lait singuli?rement avec Montr?al. L'absence du maire G?rald Tremblay a ?t? plus remarqu?e que la pr?sence de la plupart des maires pr?sents. Montr?al s'oppose au projet tant que ses priorit?s en transport collectif dans l'est de la m?tropole n'auront pas ?t? r?alis?es. ? l'ext?rieur de l'h?tel Costa del Mar, les ?cologistes d?voilaient une plaque conf?rant par ironie le nom de ?pont Mulcair? au futur ?quipement, pour souligner l'?extraordinaire performance? du premier ministre responsable de l'environnement sur la plan?te ? pr?tendre avoir r?duit les gaz ? effet de serre en construisant une autoroute. Le ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, ?tait un partisan avou? du projet dont il devait ?valuer la pertinence. Qu?bec s'est pench? r?cemment sur la possibilit? d'annoncer en m?me temps que le prolongement de la 25 la construction du Repentigny, soit un train qui relierait au centre de Montr?al la ville de Repentigny et les municipalit?s de Mascouche et de Terrebonne. Mais le projet, dont plusieurs attendaient l'annonce hier, a ?t? ?cart? pour l'instant car, a dit le ministre des Transports, Michel Despr?s, ?les discussions se poursuivent avec l'Agence m?tropolitaine de transports? (AMT). D?bat public escamot? Pendant l'?valuation publique du projet par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), plusieurs groupes et citoyens ont dit craindre que les promoteurs priv?s choisis par Qu?bec dans ce projet en mode ?PPP? ne s'objectent aux deux projets de trains de banlieue, dont l'existence pourrait r?duire la rentabilit? de leur pont ? p?age. En donnant le feu vert par d?cret au prolongement de la 25, le conseil des ministres a par le fait m?me soustrait d?finitivement au d?bat public impos? par la Loi sur la qualit? de l'environnement des dizaines de questions ayant trait ? ses impacts biophysiques, comme les remblais en rives, les m?thodes de dragage, les mesures d'att?nuation de la construction, les impacts sur les esp?ces vivantes du cours d'eau ainsi que des questions majeures sur les plans social et environnemental, comme le prix du p?age qui d?terminera l'achalandage et l'intensit? des ?missions de gaz ? effet de serre attribuables au projet. C'est cette ?soustraction des mati?res couvertes depuis 25 ans par le processus d'audiences publiques?, sur lequel repose le droit des citoyens de participer aux d?cisions affectant leur milieu, qui explique l'annonce faite hier par les membres de la Coalition contre la 25 de donner un mandat ferme ? Me Francis S. Gertler pour faire annuler le d?cret adopt? par le conseil des ministres avant-hier. C'est ce procureur qui avait mis Qu?bec en ?chec dans le dossier de la ligne Hertel-Des Cantons en faisant invalider un autre d?cret qui contournait la Loi sur la qualit? de l'environnement. Le d?cret rendu public hier -- que le procureur des ?cologistes et des centrales syndicales ?tudiera au cours des prochaines semaines avant de d?poser sa poursuite -- impose au minist?re des Transports plusieurs objectifs ? atteindre plut?t que des conditions balisant les modes de r?alisation du projet. Toutes ces questions seront finalement tranch?es ? huis clos, derri?re des portes closes, entre les ing?nieurs du minist?re et du promoteur, une fois que ce dernier aura ?t? choisi, aura con?u son projet et ?num?r? ses v?ritables impacts. Le ministre Mulcair pose ici un pr?c?dent qui, s'il est avalis? par les tribunaux, permettrait ? l'avenir de soustraire les projets de ?PPP? au test des audiences publiques, ce qui ne serait pas le cas des autres grands projets. Pour Sydney Ribaud, coordonnateur d'?quiterre, l'absence de d?bat public sur ces mati?res est ?proprement inacceptable?, tout comme les hausses de 50 millions qui le touchent ? chaque nouvelle annonce. Hier, le ministre Despr?s parlait d'un projet de 400 millions, dont 325 seront investis par le promoteur. Mais pour Sydney Ribaud, ce sont les contribuables qui vont payer cette somme par le p?age, ce qui serait beaucoup plus rentable socialement et environnementalement dans des transports collectifs, soutenait-il. Les minist?riels, de leur c?t?, ont plaid? pour le droit ? l'automobile des Lavallois et la n?cessit? d'une ?voie de contournement? du boulevard M?tropolitain via la 640 et la 13. Personne, hormis le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, n'a ?voqu? la possibilit? qu'il faille un jour prolonger la 440 en op?rant une trou?e dans le West Island de Montr?al, ce qui pourrait faire perdre un pr?cieux ?lectorat aux lib?raux de Jean Charest. Le maire Vaillancourt se r?jouit Pour le maire de Laval, la construction du pont et de l'autoroute constitue une ?d?cision lucide et courageuse? du ministre Mulcair et du gouvernement Charest, qui va dans le sens de la philosophie travail-famille en r?duisant la dur?e des d?placements vers Anjou, le deuxi?me p?le ?conomique de Montr?al, dit-il. En m?me temps qu'ils annon?aient fi?rement le prolongement de l'autoroute 25, les quatre ministres du gouvernement Charest annon?aient le lancement d'un ?appel de qualification aupr?s d'entreprises nationales et internationales? afin d'en choisir trois, d'ici avril, dont on est s?r de la capacit? de ?concevoir, de construire, de financer, d'exploiter et d'entretenir l'infrastructure dans le cadre d'un partenariat public-priv? en tenant compte des exigences gouvernementales?. L'appel d'offres pour ce PPP de 400 millions se limitera ? ces trois firmes. Le nouveau pont, qui mesurera 1,2 km, sera am?nag? ? six voies, mais l'autoroute de chaque c?t? sera construite ? quatre voies : en tranch?e du c?t? de Montr?al et en surface du c?t? lavallois. Le pont ne pourra accueillir plus de 68 000 voitures par jour en moyenne annuelle, plus ou moins 10 %. Les deux voies suppl?mentaires sur le pont vont ?tre r?serv?es aux transports en commun, qui auront des acc?s r?serv?s en approche. C'est ce qui a fait dire aux ministres Mulcair et Despr?s que le pont autoroutier deviendra un pilier du transport collectif dans cette r?gion. Si la qualit? de l'air aux abords de la future autoroute ne respecte pas les normes en place, le ministre des Transports n'a pour toute obligation que celle d'en informer la population et de d?terminer la ?nature et la faisabilit?? des mesures correctrices, pas l'obligation de r?duire le trafic ou la pollution en fonction des normes, ce qui pourrait affecter le profit du promoteur priv?. Enfin, ce dernier devra ?consulter? Laval et Montr?al sur les mesures d'insertion du projet dans les deux villes, mais il n'aura pour toute obligation que celle de faire rapport aux fonctionnaires de l'Environnement de la mani?re ?dont les pr?occupations des deux villes ont ?t? prises en compte dans l'?laboration du projet?. M?me chose pour les consultations que le promoteur tiendra aupr?s de la population sur les impacts visuels, du bruit et la protection accord?e aux ?cosyst?mes, notamment du nouveau parc montr?alais du Ruisseau de Montigny, dont certains segments du syst?me routier pourront passer ? 15 m?tres. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Dec 23 23:35:11 2005 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 23 Dec 2005 08:35:11 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Qu=E9bec_se_me?= =?iso-8859-1?q?t_en_mode_PPP_-_La_25=3A_les_transports_en_commun_devront_?= =?iso-8859-1?q?attendre?= Message-ID: Bonjour, Ce projet d'autoroute en milieu urbain est scandaleux. ?crivez aux ministres responsables (irresponsables) de votre indignation. Il faut les submerger de m?contentements. Thomas Mulcair: ministre at mddep.gouv.qc.ca Jean Charest: www.premier.gouv.qc.ca/general/exprimez_vous/ exprimez_vous.htm Ministre des Transports du Qu?bec, Michel Despr?s: ministre at mtq.gouv.qc.ca ************************************* Le Devoir Qu?bec se met en mode PPP - La 25: les transports en commun devront attendre Louis-Gilles Francoeur ?dition du vendredi 23 d?cembre 2005 Mots cl?s : Qu?bec (province), ppp, autoroute 25, thomas mulcair Au moment o? il enfon?ait ? fond hier l'acc?l?rateur dans le dossier du prolongement de l'autoroute 25 et du nouveau ?pont Mulcair? entre Montr?al et Laval, le gouvernement Charest annon?ait que les projets de transports en commun dans l'est de Montr?al attendront des jours meilleurs avant de faire l'objet d'un feu vert.? ?Le ministre du D?veloppement durable, de l?Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, a d?fendu hier la d?cision du gouvernement Charest d?accorder aux Lavallois, qu?il repr?sente en partie ? l?Assembl?e nationale, la construction d?un nouveau pont dans le prolongement de l?autoroute 25 entre Montr?al et Laval. Mais les quatre ministres qu?b?cois, group?s hier dans un h?tel de Montr?al-Nord pour confirmer devant une salle partisane le feu vert donn? mercredi au projet autoroutier et au futur pont de la 25, y sont tous all?s de couplets en faveur des transports en commun. Ils ont affirm? que Qu?bec a investi cette ann?e plus d'argent dans les transports en commun -- 500 millions contre 300 millions -- que dans les routes et autoroutes. La comparaison est possible si on y inclut les d?passements de co?ts du m?tro vers Laval. Cependant, les minist?riels ont d? admettre que le torchon br?lait singuli?rement avec Montr?al. L'absence du maire G?rald Tremblay a ?t? plus remarqu?e que la pr?sence de la plupart des maires pr?sents. Montr?al s'oppose au projet tant que ses priorit?s en transport collectif dans l'est de la m?tropole n'auront pas ?t? r?alis?es. ? l'ext?rieur de l'h?tel Costa del Mar, les ?cologistes d?voilaient une plaque conf?rant par ironie le nom de ?pont Mulcair? au futur ?quipement, pour souligner l'?extraordinaire performance? du premier ministre responsable de l'environnement sur la plan?te ? pr?tendre avoir r?duit les gaz ? effet de serre en construisant une autoroute. Le ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Thomas Mulcair, ?tait un partisan avou? du projet dont il devait ?valuer la pertinence. Qu?bec s'est pench? r?cemment sur la possibilit? d'annoncer en m?me temps que le prolongement de la 25 la construction du Repentigny, soit un train qui relierait au centre de Montr?al la ville de Repentigny et les municipalit?s de Mascouche et de Terrebonne. Mais le projet, dont plusieurs attendaient l'annonce hier, a ?t? ?cart? pour l'instant car, a dit le ministre des Transports, Michel Despr?s, ?les discussions se poursuivent avec l'Agence m?tropolitaine de transports? (AMT). D?bat public escamot? Pendant l'?valuation publique du projet par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE), plusieurs groupes et citoyens ont dit craindre que les promoteurs priv?s choisis par Qu?bec dans ce projet en mode ?PPP? ne s'objectent aux deux projets de trains de banlieue, dont l'existence pourrait r?duire la rentabilit? de leur pont ? p?age. En donnant le feu vert par d?cret au prolongement de la 25, le conseil des ministres a par le fait m?me soustrait d?finitivement au d?bat public impos? par la Loi sur la qualit? de l'environnement des dizaines de questions ayant trait ? ses impacts biophysiques, comme les remblais en rives, les m?thodes de dragage, les mesures d'att?nuation de la construction, les impacts sur les esp?ces vivantes du cours d'eau ainsi que des questions majeures sur les plans social et environnemental, comme le prix du p?age qui d?terminera l'achalandage et l'intensit? des ?missions de gaz ? effet de serre attribuables au projet. C'est cette ?soustraction des mati?res couvertes depuis 25 ans par le processus d'audiences publiques?, sur lequel repose le droit des citoyens de participer aux d?cisions affectant leur milieu, qui explique l'annonce faite hier par les membres de la Coalition contre la 25 de donner un mandat ferme ? Me Francis S. Gertler pour faire annuler le d?cret adopt? par le conseil des ministres avant-hier. C'est ce procureur qui avait mis Qu?bec en ?chec dans le dossier de la ligne Hertel-Des Cantons en faisant invalider un autre d?cret qui contournait la Loi sur la qualit? de l'environnement. Le d?cret rendu public hier -- que le procureur des ?cologistes et des centrales syndicales ?tudiera au cours des prochaines semaines avant de d?poser sa poursuite -- impose au minist?re des Transports plusieurs objectifs ? atteindre plut?t que des conditions balisant les modes de r?alisation du projet. Toutes ces questions seront finalement tranch?es ? huis clos, derri?re des portes closes, entre les ing?nieurs du minist?re et du promoteur, une fois que ce dernier aura ?t? choisi, aura con?u son projet et ?num?r? ses v?ritables impacts. Le ministre Mulcair pose ici un pr?c?dent qui, s'il est avalis? par les tribunaux, permettrait ? l'avenir de soustraire les projets de ?PPP? au test des audiences publiques, ce qui ne serait pas le cas des autres grands projets. Pour Sydney Ribaud, coordonnateur d'?quiterre, l'absence de d?bat public sur ces mati?res est ?proprement inacceptable?, tout comme les hausses de 50 millions qui le touchent ? chaque nouvelle annonce. Hier, le ministre Despr?s parlait d'un projet de 400 millions, dont 325 seront investis par le promoteur. Mais pour Sydney Ribaud, ce sont les contribuables qui vont payer cette somme par le p?age, ce qui serait beaucoup plus rentable socialement et environnementalement dans des transports collectifs, soutenait-il. Les minist?riels, de leur c?t?, ont plaid? pour le droit ? l'automobile des Lavallois et la n?cessit? d'une ?voie de contournement? du boulevard M?tropolitain via la 640 et la 13. Personne, hormis le maire de Laval, Gilles Vaillancourt, n'a ?voqu? la possibilit? qu'il faille un jour prolonger la 440 en op?rant une trou?e dans le West Island de Montr?al, ce qui pourrait faire perdre un pr?cieux ?lectorat aux lib?raux de Jean Charest. Le maire Vaillancourt se r?jouit Pour le maire de Laval, la construction du pont et de l'autoroute constitue une ?d?cision lucide et courageuse? du ministre Mulcair et du gouvernement Charest, qui va dans le sens de la philosophie travail-famille en r?duisant la dur?e des d?placements vers Anjou, le deuxi?me p?le ?conomique de Montr?al, dit-il. En m?me temps qu'ils annon?aient fi?rement le prolongement de l'autoroute 25, les quatre ministres du gouvernement Charest annon?aient le lancement d'un ?appel de qualification aupr?s d'entreprises nationales et internationales? afin d'en choisir trois, d'ici avril, dont on est s?r de la capacit? de ?concevoir, de construire, de financer, d'exploiter et d'entretenir l'infrastructure dans le cadre d'un partenariat public-priv? en tenant compte des exigences gouvernementales?. L'appel d'offres pour ce PPP de 400 millions se limitera ? ces trois firmes. Le nouveau pont, qui mesurera 1,2 km, sera am?nag? ? six voies, mais l'autoroute de chaque c?t? sera construite ? quatre voies : en tranch?e du c?t? de Montr?al et en surface du c?t? lavallois. Le pont ne pourra accueillir plus de 68 000 voitures par jour en moyenne annuelle, plus ou moins 10 %. Les deux voies suppl?mentaires sur le pont vont ?tre r?serv?es aux transports en commun, qui auront des acc?s r?serv?s en approche. C'est ce qui a fait dire aux ministres Mulcair et Despr?s que le pont autoroutier deviendra un pilier du transport collectif dans cette r?gion. Si la qualit? de l'air aux abords de la future autoroute ne respecte pas les normes en place, le ministre des Transports n'a pour toute obligation que celle d'en informer la population et de d?terminer la ?nature et la faisabilit?? des mesures correctrices, pas l'obligation de r?duire le trafic ou la pollution en fonction des normes, ce qui pourrait affecter le profit du promoteur priv?. Enfin, ce dernier devra ?consulter? Laval et Montr?al sur les mesures d'insertion du projet dans les deux villes, mais il n'aura pour toute obligation que celle de faire rapport aux fonctionnaires de l'Environnement de la mani?re ?dont les pr?occupations des deux villes ont ?t? prises en compte dans l'?laboration du projet?. M?me chose pour les consultations que le promoteur tiendra aupr?s de la population sur les impacts visuels, du bruit et la protection accord?e aux ?cosyst?mes, notamment du nouveau parc montr?alais du Ruisseau de Montigny, dont certains segments du syst?me routier pourront passer ? 15 m?tres. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: -------------- next part -------------- A non-text attachment was scrubbed... Name: mul_jn_231205.jpg Type: image/jpeg Size: 17804 bytes Desc: not available URL: -------------- next part -------------- A non-text attachment was scrubbed... Name: 1x1tran.gif Type: image/gif Size: 43 bytes Desc: not available URL: