From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Mar 2 02:03:30 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 1 Mar 2006 11:03:30 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_La_nomination_?= =?iso-8859-1?q?de_B=E9chard_inqui=E8te?= Message-ID: <31D0969B-293B-4204-9A31-53A1CD405EB4@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, mardi 28 f?vrier 2006, p. a2 Mulcair retourne sur les banquettes arri?re La nomination de B?chard inqui?te Francoeur, Louis-Gilles L'?viction du cabinet de Thomas Mulcair et la nomination de Claude B?chard pour le remplacer au poste de ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs ont ?t? accueillies avec ?inqui?tude? hier dans le milieu environnemental, o? l'on se demandait ?quel est le message que veut donner le premier ministre en nommant ? l'Environnement un ministre qui g?rait jusqu'ici les priorit?s gouvernementales en d?veloppement ?conomique?, selon le mot de Steven Guilbeault, de Greenpeace-Qu?bec. La r?action la plus positive est venue de Harvey Mead, de Nature- Qu?bec, pour qui cette nomination annonce une transparence bienvenue: le soldat Mulcair, dit-il en substance, a peut-?tre camoufl? par sa loyaut? les v?ritables intentions du gouvernement Charest en mati?re de d?veloppement ?conomique. Avec la nomination de Claude B?chard, ? son avis, ?on va avoir l'heure juste rapidement, car il conna?t, par exemple, le dossier de l'?nergie: on va donc savoir rapidement si on aura encore une politique ?nerg?tique d?connect?e de la politique sur les changements climatiques ou une politique ?nerg?tique qui int?gre les deux dossiers?. Apr?s avoir occup? plusieurs fonctions dans le Parti lib?ral et le r?le de critique dans le dossier ?nerg?tique et des ressources naturelles ? l'?poque du gouvernement Landry, Claude B?chard ?tait nomm? le 18 f?vrier 2005 ministre du D?veloppement ?conomique, de l'Innovation et de l'Exportation. D?put? de Kamouraska-T?miscouata, il pr?sidait le Comit? minist?riel de la prosp?rit? ?conomique et du d?veloppement durable, poste qu'il continuera d'occuper. Il faisait aussi partie du comit? des priorit?s du gouvernement Charest. Les r?actions d'inqui?tude allaient dans le m?me sens chez plusieurs professionnels au minist?re de l'Environnement o? le virage du ministre Mulcair vers le D?veloppement durable a ?t? per?u par plusieurs comme une strat?gie gouvernementale pour marginaliser davantage la fonction ?protection de l'environnement? dans un dosage savamment camoufl? de priorit?s ?conomiques. ?M. Charest a fait une erreur majeure s'il a compris que l'opposition avou?e du milieu environnemental, principalement dans le dossier des changements climatiques et du pseudo-d?veloppement durable, visait Thomas Mulcair personnellement. Nous visons les retards de son gouvernement dans le dossier des changements climatiques et, notamment, les contradictions flagrantes avec sa politique ?nerg?tique. L'erreur de Jean Charest serait d'en faire le bouc ?missaire de ces politiques: personne ne sera dupe dans le milieu?, ajoute Steven Guilbeault, qui pr?cise avoir toujours eu ?de bons rapports avec le ministre et son entourage malgr? les diff?rences de point de vue?. Michel Gauthier, porte-parole de la Fondation Rivi?res, estime pour sa part que, en donnant le message d'une marginalisation croissante de l'environnement dans ses politiques au profit de l'?conomie, Jean Charest fait une erreur qui pourrait s'av?rer rapidement co?teuse: ?Au moins, le premier ministre l?ve la visi?re. Si cette nomination indique sa d?termination ? laisser dilapider prochainement le patrimoine des rivi?res en r?gions et ? masquer par du pseudo- d?veloppement durables son intention de marginaliser la protection de l'environnement, il va au-devant d'une confrontation tr?s large. Et le monde s'y pr?pare intens?ment. Partout o? on va, nous, on voit que le public et les jeunes veulent plus de protection de l'environnement et on voit que le public accepte de moins en moins qu'on sacrifie notre patrimoine collectif au profit d'int?r?ts priv?s. Si Jean Charest essaie de regagner du terrain ?lectoral avec une marginalisation croissante de l'environnement au profit de l'?conomie ? courte vue, ?a pourrait bien ?tre une de ses erreurs les plus importantes.? Mais pour Harvey Mead, ?[M.] Charest ne peut pas rayer l'environnement du d?cor avec une ?lection en vue. Il avait donn? un mandat de d?veloppement ?conomique ? Mulcair et, malgr? sa loyaut?, un ministre de l'Environnement ne peut pas livrer cela. Peut-?tre qu'il veut parvenir par cette nomination ? une meilleure int?gration des politiques, meilleure en tout cas que ce que son gouvernement a fait jusqu'ici en c?dant aux imp?ratifs environnementaux dans le domaine de l'agriculture et de l'?nergie. En tout cas, l'heure de la transparence, de la vraie s'en vient. Si on veut nous servir du d?veloppement durable ? la sauce lib?rale, on va au moins savoir quel go?t elle a?. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Mar 2 02:10:59 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 1 Mar 2006 11:10:59 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Mulcair_victim?= =?iso-8859-1?q?e_de_son_bilan_et_de_sa_pugnacit=E9?= Message-ID: <0056286E-7E07-4467-B2B7-6E6806ED7B01@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, mercredi 1 mars 2006, p. a1 Environnement Mulcair victime de son bilan et de sa pugnacit? Francoeur, Louis-Gilles Thomas Mulcair n'a pas perdu le minist?re du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) parce qu'il n'avait plus l'appui du milieu environnemental, comme l'ont souffl? ? l'unisson les ?spinners du bunker? apr?s le remaniement minist?riel de lundi. Il a plut?t pay? le prix de politiques ent?rin?es par le gouvernement mais qui, ? la longue, ont irrit? de plus en plus de coll?gues des minist?res ? vocation ?conomique et de lobbys bien branch?s dans l'entourage du premier ministre Charest. Un fonctionnaire du Conseil ex?cutif, le minist?re du premier ministre, r?sumait de fa?on informelle au Devoir la saga Mulcair des derniers jours avec un oeil critique, voire cynique. En substance, dit-il, le ministre de l'Environnement est d'entr?e de jeu le gardien de but environnemental du gouvernement. On veut ?videmment que son image soit parfaite parce que l'environnement est un dossier prioritaire dans l'opinion, ce qui exige un ministre fort. ?Mais dans les faits, au fur et ? mesure qu'ils s'attaquent ? leurs dossiers, ses coll?gues ou de gros joueurs de l'?conomie en viennent tour ? tour ? lui sugg?rer de laisser passer une ou deux rondelles, poursuit la m?me source. S'il refuse, il se fait des ennemis mortels. S'il accepte, on lui reprochera d'?tre mou. Et si, apr?s avoir indispos? plusieurs coll?gues par des refus fermes, il refuse de laisser passer une ou deux rondelles m?me ? des amis du premier ministre, son compte est bon. Apr?s 25 ans d'?volution du dossier environnemental, la classe politique, ici ? Qu?bec, ne comprend pas encore que le ministre de l'Environnement est un contr?leur, comme le responsable du Tr?sor ou de la Justice. Pire, on ambitionne m?me d'en faire une sorte d'aidant pour les promoteurs, ce qui rend la fonction intenable ? moins de laisser passer au moins les gros morceaux et d'aspirer ? des fonctions sup?rieures pour importants services rendus.? Le 31 mai 2003, Thomas Mulcair d?clarait au Devoir en d?but de mandat qu'il se donnait quatre priorit?s. D'abord, ?modifier la direction de l'?conomie? avec un plan vert devenu le plan de d?veloppement durable qu'il voulait annoncer en 2006, un mandat qu'il affirmait tenir de Jean Charest lui-m?me. Comme avocat, il voulait en priorit? appliquer les lois existantes plut?t que de miser sur des r?formes l?gislatives. Il s'engageait enfin ? doter son minist?re de moyens d'action, ce qu'il a voulu faire avec son ?Fonds vert?, qui d?tourne des coffres de la province les sommes qu'il veut r?cup?rer des pollueurs au profit de son minist?re. Quatri?mement, il voulait doter le Qu?bec d'une politique de gestion ?int?gr?e? des rejets atmosph?riques parce que le r?glement en place datait de 25 ans... Thomas Mulcair a ?labor? un projet de loi sur le d?veloppement durable qui, malgr? des faiblesses d?nonc?es par les ?cologistes, est toujours jug? radical, lourd et emb?tant par plusieurs gestionnaires de l'agriculture, de l'?nergie et des for?ts. Pour renforcer l'application de la loi de l'environnement, l'ex- ministre a commenc? par recr?er un contentieux d'avocats sp?cialis?s au sein de son minist?re, qui ont rapidement multipli? les poursuites et engrang? des centaines de condamnations. Enfin, l'?t? dernier, le ministre a lanc? une attaque juridique sans pr?c?dent contre des promoteurs immobiliers de Laval, lan?ant un message aux saccageurs de marais et de milieux humides. Plusieurs maires de grandes villes et d'importants promoteurs ont contact? le cabinet du premier ministre Charest pour se plaindre de l'intransigeance du ministre Mulcair, qui appliquait des lois dont on faisait syst?matiquement fi en toute impunit? depuis plus d'une d?cennie. Enfin, il est le quatri?me ministre de l'Environnement, voire le cinqui?me, ? tenter de moderniser le r?glement sur la pollution atmosph?rique. Mais il est le seul ? avoir r?ussi le pari. Ce r?glement qui devrait ?tre publi? au cours des prochains jours inclura les gaz ? effet de serre, ce qui en fait un des premiers r?glements provinciaux sur l'atmosph?re qui int?gre la lutte contre la pollution et la lutte contre les changements climatiques. Beaucoup d'ennemis Thomas Mulcair s'est aussi fait beaucoup d'ennemis dans le domaine de l'?nergie. Parrain officiel du projet du Suro?t, il avait cependant refus? de le d?fendre sur la place publique en plus de lui d?cocher plusieurs fl?ches. Il a aussi mis de gros b?tons dans les roues d'Hydro-Qu?bec et de Gaz M?tropolitain en usant de ses pouvoirs discr?tionnaires pour d?clencher une audience publique sur l'exploration gazi?re du golfe Saint-Laurent, question d'?tablir des priorit?s scientifiques en particulier. Oblig? de serrer la vis au thermique s'il veut r?duire les ?missions de gaz ? effet de serre (GES), il attendait de pied ferme les deux ou trois projets de ports m?thaniers en attente d'audience. On s'est fortement ?mu de cette fermet? dans l'industrie du gaz, qui compte une oreille attentive en la personne du chef de cabinet du premier ministre, soit l'ancien vice-pr?sident de Gaz M?tropolitain, St?phane Bertrand. L'industrie agricole a aussi accumul? de nombreux griefs contre Thomas Mulcair m?me si, en bon soldat lib?ral, il avait lev? le moratoire sur la production porcine et l'interdit d'augmenter la production dans les zones en surplus de lisier. Le public lui a imput? ? juste titre les s?quelles locales de la reprise d'une production porcine voulue, en r?alit?, par le gouvernement dans son ensemble. Mais on le surveillait de pr?s au Conseil ex?cutif, le minist?re du premier ministre, dont le secr?taire g?n?ral, Andr? Dicaire, est un ancien de la Financi?re agricole. Thomas Mulcair a aussi fait des erreurs, dont celle de r?pondre ou de n?gocier trop souvent ? l'irlandaise, ce qui lui a valu une r?putation de ministre pas facile ? vivre. Il a commis une deuxi?me erreur en coupant les vivres au milieu environnemental, ce qui l'a priv? d'appuis soutenus, comme en b?n?ficient les ministres Couillard en sant? et Valli?re en agriculture, par exemple. Thomas Mulcair n'est pas le seul ? avoir tent? de couper les vivres ? ces contestataires qui jugent souvent un ministre par rapport ? leurs revendications plut?t qu'en fonction de ce qu'un ministre de l'Environnement peut obtenir comme marge de manoeuvre dans un gouvernement donn?. Mais il est probablement le premier dont le d?part a ?t? justifi? par l'entourage du premier ministre par le fait qu'il a perdu l'appui effectivement d'un milieu que le gouvernement voulait neutraliser en raison de son impact potentiel sur son image. Troisi?me erreur: Thomas Mulcair voulait int?grer le plan de lutte contre les changements climatiques dans le dossier du d?veloppement durable, dont la m?canique l?gislative a retard? l'aboutissement. Une partie importante du milieu environnemental lui a retir? sa confiance en d?cembre faute d'avoir produit ? temps pour la conf?rence internationale un plan de r?duction des ?missions qu?b?coises rigoureux et plausible. Sa chicane avec le ministre f?d?ral St?phane Dion n'?tait que la pointe visible du retard de Qu?bec dans le dossier. L'ex-ministre a failli, selon plusieurs dans son minist?re, en ne voyant pas la n?cessit? d?s le d?but de son mandat de lancer la machine ? fond dans ce dossier. Il a donc ?t? coinc? au fil d'arriv?e par l'inertie du minist?re des Transports et par les priorit?s contradictoires des Ressources naturelles, dont l'imminente politique de l'?nergie va proposer une p?n?tration accrue du gaz naturel au Qu?bec. Au bunker, on pr?voyait, ? juste titre semble-t-il, une opposition ferme de Thomas Mulcair dans ce dossier. La multiplication de ces divergences, y compris sa volont? de soustraire ? la coupe foresti?re d'importantes surfaces en aires prot?g?es, s'est ajout?e r?cemment ? ses r?serves ? l'endroit des 950 condos que veut construire dans le parc du Mont-Orford un promoteur immobilier, Andr? L'Esp?rance, un ami personnel du premier ministre Charest. M?me si aucune r?gle ne l'y obligeait, Thomas Mulcair a pris sur lui de donner un mandat discr?tionnaire au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement pour examiner ce projet en 2005, ce qui l'a ? tout le moins retard? d'un an mais sans arriver ? d?courager le promoteur bien branch?. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Thu Mar 2 02:15:11 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Wed, 1 Mar 2006 11:15:11 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Construction_d?= =?iso-8859-1?q?e_r=E9servoirs_de_carburant?= Message-ID: La Presse Nouvelles g?n?rales, mercredi 1 mars 2006, p. A4 Parc p?trochimique Construction de r?servoirs de carburant Un million de barils de p?trole dans des secteurs r?sidentiels Bisson, Bruno Deux grandes entreprises de p?trochimie de l'est de Montr?al, Canterm et Petro-Canada, projettent de construire d'ici 2012 une vingtaine de nouveaux r?servoirs de carburant et de produits chimiques inflammables. La moiti? d'entre eux seront construits ? 100 m?tres ou moins de secteurs habit?s. Ces deux projets feront augmenter de deux millions de barils la capacit? de stockage du parc p?trochimique de l'est de Montr?al. Ils permettront notamment de r?pondre ? une demande anticip?e de nouveaux carburants plus propres, comme le biodiesel ou les m?langes d'?thanol. La proximit? de quartiers r?sidentiels o? vivent plusieurs centaines de personnes soul?ve toutefois de tr?s vives inqui?tudes quant ? la s?curit? des d?p?ts p?troliers et aux impacts dans la population, en cas d'accident. Les incendies dans les raffineries et les d?p?ts d'essence sont certes exceptionnels. Les deux derniers incendies d'importance, survenus dans les installations des p?troli?res Calex et Shell (disparues depuis), datent des ann?es 70. Mais les sinistres li?s au p?trole ne peuvent quand m?me pas ?tre qualifi?s de " rares ". Un document produit par Petro-Canada dans le cadre des consultations du Bureau d'audiences publiques en environnement (BAPE) sur son projet recense pas moins de 46 incidents en seulement cinq ans, dont 26 survenus aux ?tats-Unis, entre 1999 et 2003. Selon des simulations r?alis?es par Canterm, la " rupture soudaine " d'un r?servoir contenant 150 000 barils d'essence (23 800 000 litres) ferait ?clater les vitres des maisons jusqu'? 825 m?tres ? la ronde. Le rayon d'impact d'un tel sinistre s'?tendrait du fleuve Saint- Laurent jusqu'? la rue Sherbrooke. Il engloberait un grand parc industriel, ? l'est des r?servoirs de Canterm, et des secteurs r?sidentiels dans l'arrondissement voisin de Mercier-Hochelaga- Maisonneuve, ? l'ouest. Si les simulations de Canterm mentionnent que les vitres ?clateraient jusqu'? 825 m?tres, elles ne pr?cisent toutefois pas ce qu'il adviendrait des propri?t?s les plus rapproch?es des r?servoirs. Mais dans un sc?nario d?crit comme plus " vraisemblable " que le pr?c?dent, soit le d?versement de " seulement " 4000 litres d'essence lors du remplissage d'un camion-citerne, on estime que la chaleur d?gag?e par une nappe d'essence en flammes causerait des br?lures au deuxi?me degr? jusqu'? 105 m?tres du point d'origine. D?rangeant Montr?al-Est et le quartier voisin de Mercier-Est sont d?j? aux prises avec la pollution des raffineries, le camionnage intensif autour du port de Montr?al, les ?pisodes de smog hivernal caus?s par les trop nombreux po?les ? bois et l'un des pires indices de qualit? de l'air dans l'?le de Montr?al. L'annonce quasi simultan?e de ces deux nouvelles implantations industrielles d?range... et d?courage. Il y a seulement deux ans, 113 familles se sont install?es dans les nouvelles coop?ratives d'habitation de la rue David, ? Montr?al-Est. D'ici 2008, les 400 r?sidants du Fleuve de l'espoir et des Rives du Saint-Laurent auront pour premier voisin un d?p?t de carburant comptant sept immenses r?servoirs de 15 m?tres (50 pieds) de hauteur sur 30 m?tres (100 pieds) de largeur. " C'est un choc pour tout le monde, affirme Marie-France Duquet, coordonnatrice de la coop?rative Fleuve de l'espoir. Quand nous sommes venus nous installer, il y a deux ans, on ne nous a jamais pr?venus que ?a pourrait arriver. " " Depuis des ann?es, l'Est s'est efforc? de donner un caract?re plus accueillant, plus convivial ? ces quartiers d?structur?s, dit Chantal Rouleau, directrice du comit? ZIP Jacques-Cartier. On sait que l'am?nagement r?sidentiel s'en vient. On le sent. Mais il serait temps qu'on adopte une approche un peu plus globale dans ces quartiers si on veut inciter les gens ? venir y vivre et ? y rester. " Patrick Malboeuf, agent de milieu pour l'organisme de concertation Solidarit? Mercier-Est, reconna?t pour sa part que Canterm a le droit de construire des r?servoirs sur ses propres terrains, zon?s industriels. En revanche, il se demande comment Montr?al a d?cid? de modifier le zonage des terrains situ?s entre la rue David et l'avenue Georges-V pour permettre la construction des coop?ratives sans pr?voir de zones tampons avec les installations industrielles. " Le projet de Canterm ne soul?ve pas un probl?me de droit foncier, mais surtout des questions de responsabilit?s municipales et d'am?nagement urbain, dit-il. Qui a pris la d?cision de laisser des gens s'installer ici, sans pr?voir une distance s?curitaire entre les activit?s p?troli?res et la population? " -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Sat Mar 4 00:54:50 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 3 Mar 2006 09:54:50 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Hydro-Qu=E9bec?= =?iso-8859-1?q?=3A_l=27app=E9tit_insatiable_du_g=E9ant_qu=E9b=E9c?= Message-ID: <348928F2-1BE5-4F8A-B366-B1CB6BF7668B@partivertquebec.org> Le Devoir POLITIQUE, vendredi 3 mars 2006, p. a3 Hydro-Qu?bec: l'app?tit insatiable du g?ant qu?b?cois Quand la soci?t? d'?tat obtient une hausse de tarifs, elle en profite pour prendre quelques sous de plus dans les poches de ses clients Francoeur, Louis-Gilles Personne n'applaudit aux augmentations de tarifs d'Hydro-Qu?bec. Mais lorsque Johanne D?ziel et Pierre Lavoie, de Terrebonne, ont d?couvert qu'Hydro-Qu?bec leur avait surfactur? 70 ? en appliquant la hausse du 1er avril 2005 ? des ?lectrons consomm?s au cours du mois pr?c?dent, ils ont r?clam? cette somme ?par principe?. Devant le refus d'Hydro- Qu?bec de leur accorder un remboursement de plus de 51 ?, ils ont d?bours? 30 $ pour d?poser une plainte devant la R?gie de l'?nergie parce que des millions de Qu?b?cois sont dans la m?me situation sans le savoir. Et la R?gie leur a donn? raison. Johanne D?ziel et Pierre Lavoie, de Terrebonne, viennent d'obtenir un jugement de la R?gie de l'?nergie qui oblige d?sormais la soci?t? d'?tat ? appliquer ses hausses de tarifs uniquement ? l'?lectricit? factur?e apr?s la date de l'entr?e en vigueur de ces hausses, mais ? la condition que les consommateurs fassent la preuve de leur consommation r?elle en faisant le relev? de leur compteur le 31 mars au soir. ? l'heure actuelle, la R?gie ?tablit la consommation de la p?riode vis?e par l'augmentation de tarif en incluant dans son prorata la consommation des semaines ou des mois pr?c?dents, plus froids. Cette diff?rence de consommation peut atteindre de 10 ? 15 %, affirme Jean- Fran?ois Blain, un analyste du domaine de l'?nergie. Avec la hausse de 5,3 % qui s'en vient, la m?thode de calcul d'Hydro-Qu?bec ? l'origine de cette surfacturation pourrait lui rapporter ind?ment des millions, affirme cet analyste. Dans sa d?cision rendue le 18 janvier, la r?gisseure Louise Rozon ?crit que ?lorsqu'un client poss?de un compteur permettant une lecture de la facturation en temps r?el, la m?thode au prorata ne s'applique pas. Elle ne s'applique pas non plus lorsque le client est en mesure d'?tablir sa consommation r?elle ? compter de la date de l'augmentation tarifaire?. C'est l'an dernier que les deux consommateurs de Terrebonne ont commenc? ? calculer m?ticuleusement leur compte d'?lectricit?, qui couvrait la p?riode allant du 28 janvier au 7 avril. Or, le 1er avril 2005, le tarif d'Hydro-Qu?bec a ?t? major? de 1,2 %. Ayant r?parti la consommation de ce client r?sidentiel sur l'ensemble de la p?riode, Hydro-Qu?bec a donc factur? plus d'?lectricit? entre le 1er et le 7 avril que cette famille n'en avait consomm?. Pourquoi? Parce qu'en ?tablissant cette consommation au prorata, Hydro a gonfl? la consommation d'avril en int?grant celle, plus ?lev?e, de janvier, f?vrier et mars, des mois plus froids. La diff?rence s'?levait ? 70 ?, et Mme D?ziel a d?cid? de la r?clamer. Le grand patron de la direction des plaintes, Michel C?t?, a fini par lui accorder un remboursement de 51 ? pour surfacturation pendant six jours. Devant le refus du porte-parole d'Hydro-Qu?bec de lui accorder ce qu'elle r?clamait l?gitimement, a-t-elle racont? hier au Devoir, elle a d?cid? d'investir 30 $ afin que la R?gie de l'?nergie entende sa plainte. ?Je ne pouvais pas croire, dit-elle, qu'une soci?t? d'?tat - un service public! - puisse proc?der ainsi aupr?s de 3,4 millions de clients r?sidentiels, ce qui peut lui rapporter injustement beaucoup d'argent, des millions. J'ai d?cid? de contester pour une question de principe. Mais il y a pas mal de gens autour de nous qui n'en revenaient pas de nous voir investir 30 $ pour r?clamer 70 ? alors que 51 ? nous ?taient d?j? accord?s.? La R?gie de l'?nergie a finalement accord? ? cette conseill?re en emploi et ? son conjoint, un cadre sup?rieur, les 70 ? qu'ils r?clamaient, confirmant ainsi que la m?thode de calcul d'Hydro provoque une surfacturation. Cela peut parfois porter sur une longue p?riode car Hydro-Qu?bec a le droit de calculer au prorata sur une p?riode de consommation pouvant aller jusqu'? 120 jours. Ainsi, par exemple, la facture d'avril et de mai pourra ?tre gonfl?e, si on y applique une hausse de tarif, par la consommation de f?vrier et mars. Avec la hausse de 5,3 % annonc?e pour le 1er avril, c'est une diff?rence non pas de 70 ? mais de pr?s de 3 $ dont il serait question si la facture de 2005 des D?ziel-Lavoie leur ?tait parvenue cette ann?e. Mme D?ziel se promet de relever son compteur le 31 mars au soir. Jean-Fran?ois Blain ?value ? six ou sept millions de dollars l'argent obtenu l'an dernier par Hydro-Qu?bec gr?ce ? ce calcul au prorata alors que la hausse se limitait ? 1,2 %. Ce sera beaucoup plus cette ann?e et sur une d?cennie: il s'agit ici de dizaines de millions factur?s en trop, dit-il. La R?gie a d?cid? que sa d?cision ne s'appliquera qu'au seul couple D?ziel-Lavoie parce que la loi ne lui permet pas de g?n?raliser ? l'ensemble des consommateurs une d?cision rendue dans une cause priv?e. Cependant, a pr?cis? la commissaire Rozon, Hydro-Qu?bec devra facturer sur la base de la consommation r?elle si un client lui fait parvenir son relev? de la veille de l'entr?e en vigueur d'une hausse. Pour Jean-Fran?ois Blain, Hydro-Qu?bec et la R?gie pourraient facilement r?gler ce probl?me de surfacturation si les hausses de tarifs entraient en vigueur le 1er juillet au lieu du 1er avril. La facturation au prorata portant sur juin et juillet, deux mois de consommation constante, r?duirait la marge d'erreur et l'op?ration s'effectuerait au moment des changements d'adresses, r?glant deux probl?mes par une seule d?marche. Mais selon Johanne D?ziel, ?on fait face ici ? deux probl?mes tout aussi inacceptables: la surfacturation et la prochaine hausse de 5,3 % de l'?lectricit?. Je trouve inadmissible qu'une soci?t? publique ose r?clamer des hausses de tarifs quand elle fait des profits d?passant le milliard de dollars. Apr?s tout, Hydro, c'est notre investissement, et nous avons le droit d'en profiter?. Hugo Beaulieu, un autre citoyen qui se bat pour que la soci?t? d'?tat fournisse de l'?lectricit? ? ses frais aux r?sidences hors r?seau, songe ? r?unir plusieurs centaines de personnes qui feront le relev? de leur compteur le 31 mars et compareront leurs factures. Il esp?re ainsi pouvoir d?clencher une audience publique de la R?gie afin de modifier les r?gles comptables d'Hydro-Qu?bec de fa?on permanente. Quant aux D?ziel-Lavoie, ils attendent toujours les 19 ? suppl?mentaires accord?s par la R?gie et les 30 $ que celle-ci leur rembourse dans sa d?cision parce qu'elle reconna?t qu'ils ont agi dans l'int?r?t de la collectivit? et visiblement pas pour obtenir un gain personnel. Illustration(s) : Un couple de Terrebonne a affront? le g?ant Hydro-Qu?bec devant la R?gie de l'?nergie pour une poign?e de cents. Source: Hydro-Qu?bec -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Sat Mar 4 00:55:29 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Fri, 3 Mar 2006 09:55:29 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_=C0_quand_une_?= =?iso-8859-1?q?=E9tude_environnementale_sur_les_VHR=3F?= Message-ID: Le Devoir WEEK-END NATURE, vendredi 3 mars 2006, p. b8 ? quand une ?tude environnementale sur les VHR? Francoeur, Louis-Gilles Qu?bec vient tout juste de publier une ?tude sur les impacts ?conomiques de la pratique ?r?cr?otouristique? de la motoneige et du quad pour ajouter, pense-t-il, plus de substance ? la consultation publique en cours depuis des mois sur l'encadrement de ces activit?s au Qu?bec. On y apprend beaucoup de choses sur les avantages ?conomiques de ces activit?s peu sportives mais, malgr? la cr?dibilit? du consortium de firmes de marketing ? l'origine des trois ?tudes, l'exercice demeure biais? et peu cr?dible parce que le mandat accord? ?tait trop limit? et qu'aucune ?tude, du moins connue, n'a ?t? requise sur les impacts environnementaux de la pratique du VHR et ses s?quelles sur la sant? publique et celle de ceux qui le pratiquent. On y apprend qu'en 2004-05, quelque 500 000 personnes ont pratiqu? au Qu?bec ?de fa?on r?cr?otouristique? le v?hicule hors route (VHR), une cat?gorie qui englobe motoneiges et quads. On y confirme qu'il y a d?sormais plus de quadistes (262 000) que de motoneigistes (238 000). De ce nombre, 14 %, ou 33 400 personnes, viennent de l'ext?rieur du Qu?bec, soit 15 600 des ?tats-Unis, 11 000 de l'Europe et 6800 du ROC. Le profil sociod?mographique de ces adeptes est particuli?rement int?ressant. On y trouve une pr?dominance de francophones (82 %). Mais les VHR sont surtout une affaire de gars, soit 63 % des motoneigistes et 67 % des quadistes. Et ces machines utilisent autant d'essence que de testost?rone! En effet, alors qu'ils forment 54 % de la population, les moins de 44 ans repr?sentent 72 % des motoneigistes et 69 % des quadistes. Les gros joujoux motoris?s sont aussi une affaire d'?ducation ou de... manque d'?ducation: 43 % des motoneigistes et 41 % des quadistes ont une scolarit? de niveau secondaire alors qu'ils repr?sentent 35 % de la population. ? l'oppos?, les dipl?m?s universitaires, qui forment 30 % de la population, repr?sentent 21 % de l'effectif motoneigiste et 24 % des quadistes. Ce sont les plus riches (plus de 80 000 $ en revenus bruts par m?nage) et la classe moyenne inf?rieure (de 20 000 ? 39 999 $ par an) qui regroupent le plus grand nombre d'adeptes des VHR: 25 % des motoneigistes et 26 % des quadistes sont dans la cat?gorie des 80 000 $ et plus par ann?e alors que 24 % des motoneigistes et 26 % des quadistes se retrouvent dans l'autre cat?gorie, soit les deux plus importants segments de l'?chantillon. On note aussi que les motoneigistes am?ricains et du ROC sont un peu plus ?g?s, plus scolaris?s et sensiblement plus riches que les n?tres. Le principal contingent de motoneigistes provient de la r?gion de Montr?al, suivie de la Mont?r?gie, du Saguenay-Lac-Saint-Jean et de la Vieille Capitale. Les quadistes proviennent des m?mes r?gions, mais la Vieille Capitale est remplac?e par Lanaudi?re dans cette liste. Les d?penses li?es aux VHR atteignaient 1,3 milliard en 2004-05, dont 723 millions pour la motoneige et 591 millions pour le quad. Ensemble, ces activit?s repr?sentent 7 % des d?penses touristiques annuelles du Qu?bec et 19 % des d?penses touristiques hivernales. Dans 10 des 21 r?gions administratives du Qu?bec, les adeptes du VHR fournissent 30 % des revenus touristiques, un chiffre qui impressionne moins si on tient compte du fait que 70 % des revenus touristiques de ces m?mes r?gions d?pendent d'autres activit?s r?cr?otouristiques, dont probablement des sports d'hiver plus doux, que le loisir motoris? menace sans doute ? plusieurs ?gards. Les adeptes du VHR concentrent environ 80 % de leurs d?penses dans neuf r?gions o? il ne faut pas investir dans la vill?giature si on la con?oit comme un synonyme de paix et de qui?tude. Trois r?gions en particulier, les Laurentides, Lanaudi?re et Chaudi?re-Appalaches, sont privil?gi?es ? la fois par les motoneigistes et par les quadistes. Selon les m?mes ?tudes, ces d?penses soutiennent 14 400 emplois et g?n?rent des revenus fiscaux et parafiscaux de 324 millions, dont 194 millions pour Qu?bec et 130 millions pour Ottawa. On y apprend enfin que la pratique de la motoneige devrait plafonner d'ici cinq ans, en bonne partie ? cause du prix de l'essence et du co?t d'utilisation de ces machines dispendieuses, et que celle du quad, moins ?nergivore, devrait cro?tre mod?r?ment. Le vieillissement de la population devrait aussi faciliter le d?clin de ces pratiques, ce qu'on sugg?re de compenser en accroissant la client?le ?trang?re! Celle-ci sera d'autant plus tent?e de venir polluer le Qu?bec que les interdits de pratique des loisirs motoris?s polluants se multiplient en Europe et aux ?tats-Unis. Affirmons notre vocation d'?tat poubelle! Cette ?tude ? saveur ?conomique a soigneusement ?vit? d'analyser toutes les s?quelles ?conomiques n?gatives de la pratique du VHR, comme l'impact de la pollution toxique et sonore sur la valeur des r?sidences riveraines et le d?veloppement de la vill?giature des r?gions transform?es en pistes de course, sur l'essor du tourisme de plein air et l'?cotourisme, sur la chasse et la p?che, sur la fuite de capitaux provoqu?e par les achats d'engins et d'essence et sur bien d'autres volets ?conomiques, comme le co?ts des accidents en mati?re de sant? et de handicaps permanents, qui auraient fourni un v?ritable portrait de la situation. Qu?bec feint d'oublier que sa consultation sur le loisir motoris? a vu le jour apr?s que les riverains de la piste cyclable du Petit Train du Nord ont remport? un recours collectif et obtenu une injonction pour civiliser le passage des motoneiges ? proximit? de leurs r?sidences. Le gouvernement a ?t? oblig? de recourir ? une loi sp?ciale pour neutraliser les citoyens des autres r?gions qui auraient eux aussi voulu faire valoir leurs droits ? un environnement sain devant les envahisseurs motoris?s. Et Qu?bec s'est m?me abaiss? ? devenir l'assureur des clubs vis?s puisque le secteur priv? refusait d?sormais d'assumer ce risque. On pouvait difficilement plier davantage devant autant de pollueurs et d'int?r?ts priv?s! Mais c'?tait m?conna?tre les gestionnaires du minist?re des Transports du Qu?bec, chez qui, jusqu'? nouvel ordre, la vision environnementale s'?l?ve rarement au-dessus des essieux. C'est alors qu'ils ont entrepris de faire mousser avec les clubs l'id?e de rendre les pistes de VHR permanentes, comme les routes publiques. L'?tude ?conomique partielle que vient de d?voiler Tourisme Qu?bec a visiblement ?t? limit?e dans son optique pour servir cette fin, pour tenter, en somme, d'?laborer une justification ?conomique primaire de ce dessein dont on devrait pourtant d?battre de l'ensemble des param?tres. Pour qu'un d?bat public digne de ce nom ait lieu, le minist?re de la Sant? et des Services sociaux devrait lui aussi investir les sommes n?cessaires pour d?terminer l'impact de ces pratiques sur la sant? des riverains des pistes et aussi sur les s?quelles physiques de la pratique elle-m?me de ces loisirs motoris?s, source de d?c?s, de blessures, de handicaps et d'intoxications (avez-vous d?j? voyag? pendant deux heures dans une caravane de motoneiges ? deux temps? Aucune intersection, aucune autoroute au Qu?bec ne peut rivaliser en pollution avec une caravane de motoneiges!), sans parler du manque d'exercice physique qui en r?sulte pour les adeptes. On ne pourra pas clore ce d?bat sans que le minist?re de l'Environnement ait ?valu? toutes les s?quelles de ces pratiques sur les ?cosyst?mes r?cepteurs de cette pollution toxique et sonore ainsi que la contribution de ces pratiques sans utilit? sociale v?ritable au r?chauffement du climat. Enfin, faute de v?ritables ?tudes, les services fauniques du Qu?bec devraient faire, au moins pour une fois, une recension des m?faits connus du passage r?p?t? des motoneiges sur la faune sauvage, un sujet abondamment ?tudi? aux ?tats-Unis mais qu'on ignore d?lib?r?ment au Qu?bec. Tant qu'on n'aura pas toutes ces donn?es, un bilan et un rapport moins biais? - ?manant d'un organisme sp?cialis? et ind?pendant en mati?re de consultation publique -, force sera de constater que Qu?bec adopte b?atement l'approche sans vision des industriels derri?re ces pratiques polluantes et d?vastatrices des milieux naturels. Certains d?fendent aujourd'hui ces loisirs comme on d?fendait ? une autre ?poque la cigarette ou l'industrie de l'armement, elles aussi g?n?ratrices d'emplois. Notre vision du d?veloppement touristique au Qu?bec plafonne-t-elle ? ce niveau? Illustration(s) : Si l'?tude de Qu?bec ? saveur ?conomique sur les v?hicules hors route nous en apprend beaucoup sur le profil sociologique de ses adeptes, elle ?vite soigneusement d'analyser toutes les s?quelles ?conomiques n?gatives de la pratique de la motoneige et des quads. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Mar 15 00:55:22 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 14 Mar 2006 09:55:22 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Le Devoir: Mont Orford: Boisclair s'insurge Message-ID: <7D0DDECA-8144-4298-9D67-78748937ABF8@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, mercredi 8 mars 2006, p. a1 Mont Orford: Boisclair s'insurge Une ?commande politique?, dit le chef du PQ Francoeur, Louis-Gilles Le chef du Parti qu?b?cois, Andr? Boisclair, a d?nonc? hier la privatisation du mont Orford et sa soustraction du parc national du m?me nom, accusant le nouveau ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Claude B?chard, d'avoir tout simplement ex?cut? ?une commande politique de Jean Charest?. Qualifiant cette affaire de ?d?cision pr?cipit?e?, Andr? Boisclair s'est ?tonn? de ce que le rempla?ant de Thomas Mulcair ? la direction du MDDEP ait mis un terme aussi abrupt ? un dossier o? le gouvernement a ?t? jusqu'ici incapable d'accoucher d'une solution consensuelle ou, mieux, d'une ?proposition mod?le pour le Qu?bec? et les futurs dossiers plac?s sous le signe du d?veloppement durable. ?Le d?veloppement durable, a d?clar? l'ancien ministre de l'Environnement, ?a se fait ? l'ext?rieur d'un parc!? La pr?cipitation de Qu?bec dans le dossier d'Orford, a laiss? entendre Andr? Boisclair, pourrait bien indiquer que le nouveau titulaire de l'Environnement a ?t? nomm? ? cette fonction pour sa docilit? ? livrer la marchandise du premier ministre Charest. Toute la population du Qu?bec sait maintenant, a laiss? tomber Andr? Boisclair, que le ministre ?B?chard, c'est le "yes man" de Charest?. ?On a l? un ministre qui a agi en cow-boy? dans un contexte politique qui donne ? penser que le gouvernement voulait en favoriser certains et agir avec pr?cipitation, a-t-il poursuivi. Mais tout au long de la conf?rence de presse ? la permanence du Parti qu?b?cois, ? Montr?al, le nouveau chef du PQ s'est refus? ? faire des liens directs avec les membres de la famille financi?re regroup?e autour de l'homme d'affaires Andr? L'Esp?rance, le promoteur immobilier dont les m?dias auraient rapport? ? tort qu'il s'agit d'un ami personnel de Jean Charest. Cependant, la firme dirig?e par Andr? L'Esp?rance compte des personnalit?s lib?rales tr?s connues. Ainsi, on y trouvait jusqu'? tout r?cemment Claude Boulay, l'ancien pr?sident du groupe Everest, qui a fait les belles heures de la commission Gomery. C'est d'ailleurs ce personnage qui ?tait le lien par lequel certains ont tent? de relier Jean Charest au scandale des commandites. On retrouve aussi dans cette soci?t?, comme actionnaire et administrateur, l'ancien ministre lib?ral Paul Gobeil, qui avait lanc? au Qu?bec le vent de d?r?glementation, l'anc?tre du mouvement de privatisation et des partenariats public-priv? du programme ?lectoral du gouvernement Charest. M?me si le ministre B?chard a annonc? que les terrains sous bail au pied du mont Orford seraient vendus par appel d'offres, cette concurrence annonc?e n'a diminu? en rien l'enthousiasme du promoteur L'Esp?rance, qui s'est r?joui publiquement de la d?cision gouvernementale, appuy? par la mairie de Magog et les principaux organismes d'affaires de la r?gion estrienne. ? l'exception toutefois du maire de la municipalit? d'Orford, Pierre Rodier, qui accompagnait hier Andr? Boisclair ? sa conf?rence de presse. Pour Pierre Rodier, le gouvernement Charest a ?compl?tement abandonn?? sa municipalit? et ses citoyens. Il craint m?me que l'agrandissement projet? du parc n'englobe l'essentiel de sa municipalit?, ce qui la ferait dispara?tre tout simplement. Il craint aussi que la mise aux ench?res du site ne favorise des investisseurs ?trangers, ce qui ferait perdre ? la r?gion un contr?le crucial sur ?notre patrimoine ?cologique?. Pour Andr? Boisclair, Qu?bec aurait d? commencer par dire comment les citoyens d'Orford vont faire pour absorber la facture des services d'eau potable et d'aqueduc de cet important projet dont ils ne veulent pas. Andr? Boisclair, qui a souvent pris position dans le pass? contre la pr?sence de projets immobiliers ? l'int?rieur du parc du Mont-Orford, y compris quand il ?tait ministre de l'Environnement, a adress? de s?v?res reproches au ministre B?chard et au gouvernement Charest, dont celui de n'avoir pas, d?s lundi, lev? une r?serve fonci?re sur les terrains que Qu?bec entend acqu?rir pour doubler la superficie du parc. En raison de cette omission, a-t-il dit, ?la valeur [des terrains] va augmenter? et Qu?bec pourrait bien ne pas pouvoir atteindre son objectif avec les capitaux de la vente, d?duction faite des remboursements qu'il devra consentir au promoteur en vertu du bail actuel. Le chef du PQ a notamment reproch? au ministre B?chard ?de fermer la porte ? une nouvelle consultation? dans le dossier alors qu'il ne s'agit plus d'un ?change de terrains mais d'une soustraction majeure ? la surface historique d'un parc national. En quelques jours, a poursuivi Andr? Boisclair, le ministre B?chard n'a certainement pas eu le temps d'analyser ? fond les cons?quences financi?res de sa d?cision pour les citoyens de la municipalit? en cause, tout comme il n'a pas eu le temps de r?unir les minist?res des Affaires municipales et des Transports, notamment, pour analyser les besoins en infrastructures routi?res et municipales que commande un projet de cette envergure. Andr? Boisclair s'est engag? ? ce que son parti exige une commission parlementaire pour que tout le monde soit entendu si Qu?bec fait d?faut de tenir la consultation pr?vue dans la loi sur les parcs. D'autre part, ? l'Assembl?e nationale, le chef de l'Action d?mocratique, Mario Dumont, avait aussi un conseil ? donner au ministre B?chard: ?Les derniers qui ont accept? de pr?senter les dossiers personnels de M. Charest: les ?coles juives, c'?tait Pierre Reid, et le Suro?t, c'?tait Sam Hamad. Claude B?chard devrait se souvenir que, quand ?a tourne au vinaigre, Jean Charest n'est plus l?. Ce sont les ministres qui sont pris avec les patates chaudes et qui perdent leur poste ensuite pour en payer le prix politique.? Pour Qu?bec solidaire, le dossier du mont Orford illustre qu'?encore une fois, le priv?, c'est-?-dire les amis du r?gime, cherche ? s'emparer du bien commun?. On utilisera, selon le communiqu? de la nouvelle formation politique, les appels d'offres, voire une loi d'exception pour y arriver. Qu?bec solidaire, qui s'oppose ? cette privatisation, craint l'effet d'entra?nement sur les 22 autres parcs et en appelle ? une ?r?sistance farouche? de la population contre cette dilapidation du patrimoine public. De son c?t?, la coalition Eau-Secours a d?nonc? hier la d?cision gouvernementale de privatiser le mont Orford, une ?balafre dans un parc national? qui montre l'interpr?tation lib?rale des concepts de d?veloppement durable, bassin versant, principe de pr?caution et environnement. La ?vague promesse de doubler la superficie du parc est un march? de dupes? qui ressemble ? l'?change d'un cheval pour un lapin, expliquait le pr?sident de la coalition, Andr? Bouthillier. Voil?, conclut Andr? Bouthillier, ?un bien mauvais pr?sage pour le projet de loi sur le d?veloppement durable qui devait ?tre pr?sent? ? la prochaine session parlementaire?. Avec la collaboration d'Antoine Robitaille -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Mar 15 00:55:48 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 14 Mar 2006 09:55:48 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Orford=3A_prio?= =?iso-8859-1?q?rit=E9_=E0_l=27argent?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 9 mars 2006, p. a1 Orford: priorit? ? l'argent Qu?bec n'entend pas privil?gier les projets de moindre impact Francoeur, Louis-Gilles Malgr? sa mission de protection des parcs nationaux, le minist?re du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) n'accordera aucune priorit? aux fondations ou aux groupes environnementaux qui voudraient acqu?rir le mont Orford pour y exploiter la station de ski mais en d?veloppant le moins possible les secteurs convoit?s par les promoteurs immobiliers. C'est ce qu'a d?clar? hier au Devoir St?phane Gosselin, chef de cabinet du titulaire du MDDEP, le ministre Claude B?chard. L'intervention de M. Gosselin faisait suite ? une d?claration de la ministre responsable de la r?gion de l'Estrie, Monique Gagnon- Tremblay, qui invitait les ?cologistes et les artistes ? acqu?rir tout simplement le mont Orford en soumettant une proposition d'achat, comme n'importe quel promoteur, lors de l'appel d'offres gr?ce auquel Qu?bec entend vendre et isoler du territoire du parc le mont qui lui donne son nom. ?Le gouvernement a d?cid? de faire un appel d'offres public pour que ce soit le plus transparent possible. Et remarquez que si tel est le cas, les environnementalistes ou les autres peuvent acheter la montagne. Tout le monde peut l'acheter?, a pr?cis? la ministre Gagnon- Tremblay en ajoutant que l'?tat ?n'a pas les moyens? de soutenir la station de ski pr?sum?ment d?ficitaire, ce qui n'a jamais ?t? confirm? de source ind?pendante. Pour le chef de cabinet du ministre B?chard, ?aucun avantage ne sera accord? autre que le prix? dans l'appel d'offres si un groupe ou une coalition projetait de concevoir un projet aussi l?ger que possible en mati?re d'impacts environnementaux. Qu?bec entend cependant imposer des r?gles aux projets immobiliers pour en minimiser les impacts, comme l'a annonc? lundi le ministre B?chard, mais, ce qui est diff?rent, il n'entend pas privil?gier les projets les moins lourds d'impacts dans son appel d'offres. Dans les appels d'offres de soci?t?s publiques, Hydro-Qu?bec par exemple, on ne privil?gie pas uniquement le prix mais aussi les missions sociales auxquelles le gouvernement juge n?cessaire d'accorder priorit?. Mais dans ce cas-ci, la montagne sera vendue ? ?quiconque veut l'avoir au meilleur prix?, a pr?cis? St?phane Gosselin. ? son avis, toute autre strat?gie est illusoire et seuls des promoteurs immobiliers vont se mettre sur les rangs car personne jusqu'ici n'a voulu assurer uniquement l'exploitation de la station de ski sans avantages particuliers. Le chef de cabinet du ministre B?chard a ajout? qu'accorder des points suppl?mentaires ? des propositions en fonction du degr? de conservation projet? par d'?ventuels acqu?reurs serait trop compliqu?. C'est pourquoi, dans cet appel d'offres, on ne tiendra compte ?d'aucune autre consid?ration que le prix: ?a simplifie le probl?me?, a-t-il dit. M. Gosselin estime d'ailleurs peu probable que des groupes ?cologistes, m?me soutenus par d'importantes fondations, puissent faire une proposition int?ressante pour le gouvernement dans ce dossier. D'autres promoteurs immobiliers, comme Intrawest, ou m?me d'autres groupes ?conomiques de l'Estrie pourraient d'ailleurs vouloir se mettre en lice contre le promoteur Andr? L'Esp?rance, dont le projet a jusqu'ici domin? les d?bats, a laiss? entendre M. Gosselin. Mais hier, Fred Korman, propri?taire de la lucrative station de ski Owl's Head, a d?clar? ? un m?dia estrien que le centre de ski d'Orford est si bien situ? qu'il peut ?tre rentable sans les 1000 condos du projet L'Esp?rance. Cependant, une telle hypoth?se, beaucoup plus ax?e sur la conservation et sur l'ouverture de la station en hiver seulement, pourrait difficilement concurrencer par le prix la proposition d'un promoteur qui pr?voit tirer entre 200 et 400 millions de la vente d'environ 1000 condos et r?sidences de luxe. Pour le pr?sident du Conseil r?gional de l'environnement (CRE) de l'Estrie, Jean-Guy D?p?t, ?les ?cologistes ne sont pas int?ress?s ? acheter Orford parce que ?a nous appartient d?j?!?. Mais si Qu?bec poursuit dans la voie, jug?e inacceptable, d'un appel d'offres pour vendre le pivot central du parc national, il doit absolument accorder priorit? aux projets les plus l?gers en mati?re d'impacts environnementaux parce que la vocation fondamentale du minist?re de Claude B?chard, c'est la conservation, pas la vente de biens immobiliers. ?C'est quand m?me un parc national qui est en cause ici!?, s'est exclam? M. D?p?t. Celui-ci estime que la survie de la station de ski ne doit pas ?tre un absolu et qu'on doit la faire fonctionner ?tant qu'elle est rentable?. Mais l'avenir de cette station de ski risque d'?tre assez court car la client?le actuelle des centres de ski diminuera sensiblement d'ici dix ans avec le vieillissement de la population. Et, a-t-il ajout?, le r?chauffement du climat risque fort d'ici quelques ann?es de priver l'Estrie de chutes de neige abondantes avant d'autres r?gions du Qu?bec, ce qui portera un dur coup ? ses centres de ski, comme les ?tudes gouvernementales l'ont d?montr?. Le coup sera aussi dur pour les personnes qui auront achet? des condos au pied d'une montagne qui, ? terme, sera plus int?ressante pour la randonn?e que pour le ski. M. D?p?t pense m?me que le promoteur L'Esp?rance voit venir ces contraintes et qu'il a opt? pour un sc?nario d'enrichissement rapide par la vente de condos plut?t que pour l'exploitation d'un centre dont la rentabilit? actuelle pourrait ?tre compromise ? moyen terme. Par ailleurs, la Ligue des droits et libert?s de l'Estrie a r?clam? hier de Qu?bec qu'il ne fasse aucun geste dans le dossier du mont Orford qui puisse compromettre l'approvisionnement en eau de la population qui vit dans le secteur sud du parc. En entrevue au Devoir, le pr?sident du CRE estrien a pr?cis? que ?les gens de ce secteur se retrouvent souvent avec des puits ? sec dans un secteur o? tout le monde s'abreuve dans la nappe souterraine?. Si Qu?bec ouvre la porte ? des ponctions suppl?mentaires dans cette nappe souterraine en raison de l'ajout d'environ 1000 condos, a-t-il dit, les p?nuries occasionnelles deviendront beaucoup plus fr?quentes et plus s?rieuses. ?L'ajout de prises d'eau pour un complexe immobilier majeur exigera de nouvelles infrastructures en plus de menacer l'approvisionnement de la population actuelle?, a affirm? M. D?p?t. Le maire de la municipalit? d'Orford, Pierre Rodier, a abond? dans ce sens en disant que sa municipalit? ?n'a pas l'eau n?cessaire pour alimenter des centaines de condos?. Pour la Ligue des droits et libert?s, la municipalit? doit donner l'assurance ? ses citoyens que le projet immobilier ne les privera pas d'un approvisionnement ?conomique et suffisant, ce qui commande que toute infrastructure additionnelle soit pay?e en totalit? par les nouveaux usagers et non pas impos?e aux contribuables actuels, qui s'opposent d'ailleurs aux projets immobiliers favoris?s par Qu?bec dans le parc national. Avec la Presse canadienne -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Mar 15 00:56:13 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 14 Mar 2006 09:56:13 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Orford=3A_la_t?= =?iso-8859-1?q?ransaction_=E9tait_ill=E9gale?= Message-ID: <1FB4FEA3-9086-4938-9A9C-E01BFBD894C1@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, samedi 11 mars 2006, p. a1 Orford: la transaction ?tait ill?gale Le gouvernement Charest devra recourir ? une loi sp?ciale pour contourner les lois sur les parcs et les terres publiques Francoeur, Louis-Gilles L'?change de terrains envisag? depuis deux ans par Qu?bec pour permettre ? des promoteurs immobiliers de construire plus de 1000 condos ? l'int?rieur du parc national du Mont-Orford ?tait ill?gal, selon un avis juridique obtenu par Le Devoir. C'est parce qu'il a ?t? confront? ? cet avis juridique qu'il a lui- m?me command? que le gouvernement Charest a r?cemment d?cid? de contourner les dispositions de la Loi sur les parcs et celles, tout aussi imp?ratives, de la Loi sur les terres de l'?tat en annon?ant qu'il aurait recours ? une loi sp?ciale qui l?galisera ce que les deux lois g?n?rales ne permettent pas. L'avis juridique ? l'origine de ce changement capital de la strat?gie gouvernementale dans le dossier du mont Orford a ?t? demand? par l'ex- ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP), Thomas Mulcair, ? un sp?cialiste du droit environnemental, Me Robert Daigneault. Cet avis a ?t? remis le 20 f?vrier dernier ? St?phane Gosselin, chef de cabinet de Thomas Mulcair. Selon les informations obtenues, le ministre Mulcair en a remis copie au cours du mois de f?vrier aux autres ministres du Comit? des priorit?s. Les conclusions de cet avis juridique sont tr?s claires: le ministre responsable des parcs au Qu?bec ne peut en c?der la moindre parcelle ? son coll?gue responsable des terres publiques, le ministre des Ressources naturelles et de la Faune (MRNF), que si ce terrain ne peut plus servir aux fins de conservation pr?vues par la Loi sur les parcs. Or ce transfert de propri?t? au ministre responsable des terres publiques est essentiel pour que Qu?bec puisse louer, vendre ou pr?ter les terrains du mont Orford. Devant ce verdict, Qu?bec n'avait d?s lors plus d'autre choix que l'adoption d'une loi sp?ciale pour contourner la Loi sur les parcs afin de permettre un ?ventuel d?veloppement immobilier sur les terrains du parc national du Mont-Orford. Aucune autre avenue que la loi sp?ciale n'?tait possible. La d?cision a ?t? prise quelques jours apr?s sa nomination par le nouveau titulaire du MDDEP, Claude B?chard. Le dossier Orford ?tait quelque peu dans l'ombre depuis le rapport du Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) en mars 2005. Le BAPE avait alors statu? que toute solution et tout sc?nario que Qu?bec pourrait envisager devrait respecter l'int?grit? du parc national. Le dossier est demeur? dans l'ombre jusqu'au d?but de l'ann?e alors que les pressions publiques se sont soudainement multipli?es de la part d'acteurs et de m?dias r?gionaux tout comme au sein de l'appareil gouvernemental, o? certains ministres, en particulier la ministre des Relations internationales et responsable de l'Estrie, Monique Gagnon-Tremblay, ainsi que le leader du gouvernement, Jacques Dupuis, aussi ministre de la S?curit? publique, ont entrepris de pousser pour un aboutissement rapide. C'est ? ce moment qu'? l'Environnement, on a commenc? ? s'interroger sur la l?galit? de l'?change de terrains propos? par le promoteur. Le BAPE avait d'ailleurs recommand? de tirer au clair cet aspect de l'affaire. Selon une source bien au fait du dossier, des ministres favorables au projet n'?taient pas contents que leur coll?gue Mulcair ait demand? un avis juridique ? l'ext?rieur de l'appareil gouvernemental. On ?tait certain qu'un avis interne aurait ?t? plus conciliant avec la strat?gie de transfert de terrains propos?e par les promoteurs priv?s. Devant la clart? de l'avis juridique de Me Daigneault, le Comit? des priorit?s du gouvernement a vite compris qu'il n'y avait pas d'autre option que la loi sp?ciale si le gouvernement voulait contourner sa propre Loi sur les parcs, dont les prohibitions de l'article 5 sont p?remptoires. Ainsi, cette loi soustraira au parc les terrains convoit?s par la soci?t? Mont-Orford inc. (autrefois Intermont) ainsi que tout le domaine skiable situ? ? c?t?. Qu?bec veut vendre l'ensemble de ces terrains ? un promoteur choisi ? la suite d'un appel d'offres. L'argent de la transaction permettra ? Qu?bec d'acheter des terrains pour agrandir le parc. Le ministre responsable des parcs peut effectivement, pr?cise Me Daigneault, modifier les limites d'un parc en suivant une proc?dure d'avis et de consultation publique, comme on pensait le faire ? l'?poque au profit d'Intermont. Selon Me Daigneault, c'est l'article 7 de la Loi sur les terres de l'?tat qui permet au titulaire du MDDEP de c?der une terre vis?e par la Loi sur les parcs ? son coll?gue responsable des terres publiques ?lorsqu'il juge qu'elle n'est plus susceptible de servir ? l'exercice des fonctions et pouvoirs dont il est charg? en vertu de la loi?. Certes, pr?cise l'avis juridique, la Loi sur les terres de l'?tat conf?re au ministre responsable des parcs un pouvoir discr?tionnaire, mais la loi balise ce pouvoir en limitant les transferts aux seuls cas o? les terrains en cause ne peuvent plus servir l'objectif premier de la Loi sur les parcs, soit ?d'assurer la conservation et la protection permanente de territoires repr?sentatifs des r?gions naturelles du Qu?bec ou de sites naturels ? caract?re exceptionnel, notamment en raison de leur diversit? biologique, tout en les rendant accessibles au public pour des fins d'?ducation et de r?cr?ation extensive?. Comme il aurait ?t? fort difficile de soutenir devant un tribunal que le mont Orford n'a plus de valeur ?cologique, l'?change de terrains projet? par la soci?t? Mont-Orford inc. ne respecte donc pas les exigences de la loi. Plusieurs groupes ?cologistes ont soutenu avec insistance depuis trois ans que la transaction propos?e ? Qu?bec, en plus d'?tre un march? de dupes sur le plan ?cologique, ?tait ill?gale. L'exploitation d'une station de ski comme celle du parc d'Orford est consid?r?e comme une activit? r?cr?ative extensive ou l?g?re. Mais la construction des 1000 condos projet?s par Mont-Orford inc. dans sa derni?re version du projet serait in?luctablement consid?r?e comme une activit? intensive, contraire ? la Loi sur les parcs. C'est dans ce contexte que la seule avenue qui s'offre d?sormais ? Qu?bec pour contourner les dispositions de la Loi sur les parcs est la loi sp?ciale dont le ministre B?chard et Mme Gagnon-Tremblay ont annonc? le d?p?t au cours de la session parlementaire qui s'ouvre mardi ? l'Assembl?e nationale. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Wed Mar 15 00:56:33 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Tue, 14 Mar 2006 09:56:33 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Mont_Orford=3A?= =?iso-8859-1?q?_Andr=E9_L=27Esp=E9rance_se_plaint_des_m=E9dias?= Message-ID: <4D1905FB-B893-497C-8DE2-542F78FB3F24@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, mardi 14 mars 2006, p. a10 Mont Orford: Andr? L'Esp?rance se plaint des m?dias Francoeur, Louis-Gilles Si l'opinion publique est aussi d?favorable ? la privatisation du domaine skiable ? l'int?rieur du parc du Mont-Orford, c'est parce que les adversaires du projet usent de ?d?sinformation?, notamment en agitant le spectre des expropriations des r?sidences voisines, et que les m?dias jouent leur jeu. C'est ce qu'a d?clar? en substance hier l'homme d'affaires Andr? L'Esp?rance, un des propri?taires de Mont-Orford inc., en r?action au sondage du Journal de Montr?al publi? hier. M. L'Esp?rance ?tait accompagn? de son avocat qui a pris ? partie Radio-Canada et La Tribune de Sherbrooke pour les informations qu'ils ont publi?es r?cemment ? partir des d?clarations d'un ancien associ? du promoteur L'Esp?rance, Fred Korman, le propri?taire actuel de la station Owl's Head. Le sondage L?ger Marketing du Journal de Montr?al indique que 76 % des Qu?b?cois rejettent le projet de privatiser la montagne qui donne son nom au parc du Mont-Orford et qu'une vaste majorit? doute que Qu?bec puisse doubler la superficie du parc avec l'argent qu'il retirerait de la vente des terrains au pied de la station de ski par voie d'appel d'offres. C'est plus que l'opposition qui s'?tait manifest?e ? l'endroit de la centrale thermique du Suro?t, il y a quelques ann?es, un projet que l'opinion qu?b?coise r?prouvait ? 67 %. Une majorit? de Qu?b?cois applaudirait si le gouvernement f?d?ral se portait acqu?reur du parc national d'Orford, une solution que les sp?cialistes jugent farfelue, mais que pr?conise le maire d'Orford et militant p?quiste avou?, Pierre Rodier. Depuis la commission Dorion dans les ann?es 60, tous les gouvernements qui se sont succ?d? ? Qu?bec se sont oppos?s ? la cession de portions du territoire qu?b?cois au gouvernement f?d?ral pour pr?server l'int?grit? du patrimoine provincial. La semaine derni?re, Fred Korman, le propri?taire d'Owl's Head affirmait que la station d'Orford avait fait des profits quand il en ?tait actionnaire avec d'autres investisseurs, dont Andr? L'Esp?rance. Ce dernier lui a fait envoyer une mise en demeure pour qu'il r?tablisse les faits, affirmant aux journalistes que tel n'?tait pas le cas. Andr? L'Esp?rance soutient que les op?rateurs actuels de la station ne peuvent se renflouer de leurs pertes sur les pentes de ski qu'avec avec un projet immobilier de pr?s de 1000 appartements et r?sidences de luxe au pied des pentes. Annie Brunet, la porte-parole de Mont-Orford inc., expliquait de son c?t? que les adversaires du projet immobilier affirment ? tort que Qu?bec expropriera des terres priv?es pour agrandir le parc par le nord. ? Qu?bec, St?phane Gosselin, le chef de cabinet du ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude B?chard, affirmait la m?me chose en ajoutant qu'il esp?rait que le monde reconna?trait la valeur de la strat?gie gouvernementale le jour o? Qu?bec doublera la superficie du parc sans avoir ? exproprier des r?sidences priv?es. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Mar 17 01:21:35 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 16 Mar 2006 10:21:35 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Radio-Canada: Petite voiture, grosse facture Message-ID: <08986DAC-2F0A-4D9F-9F83-E27312E319D6@partivertquebec.org> Voici encore une absurdit? de fonctionnaires. Et pourquoi les conducteurs de petites voitures auraient plus de risque de blessures ? ? cause des gros v?hicules peut-?tre !!!! Xavier Daxhelet Conseiller Parti Vert du Qu?bec ************************************************************************ *** Radio-Canada Mise ? jour le jeudi 16 mars 2006 ? 7 h 37 SAAQ Petite voiture, grosse facture ?La Soci?t? de l'assurance automobile du Qu?bec (SAAQ) cherche encore des moyens de combler le d?ficit de son r?gime d'indemnisation des victimes d'accidents de la route. Selon le Journal de Qu?bec, la SAAQ envisagerait maintenant d'augmenter les primes d'assurance des propri?taires de v?hicules compacts ou sous-compacts. Raison de cette hausse: les conducteurs de petites voitures auraient plus de risques de subir des blessures corporelles lors de collisions. Et comme la SAAQ assure les individus, elle affirme devoir moduler ses primes selon le risque. Le pr?sident de la SAAQ, John Harbour, fait un parall?le entre cette situation et celle des fumeurs. Ceux-ci paient des primes d'assurance vie plus ?lev?es parce que leur sant? est plus en danger que celle des non-fumeurs, souligne M. Harbour. M. Harbour ajoute que les motocyclistes paient aussi plus cher parce qu'ils ont huit fois plus d'accidents que les automobilistes. Mais avant de prendre une d?cision ? ce sujet, John Harbour promet des ?tudes sur les risques encourus par les propri?taires de petits v?hicules. La SAAQ devant une commission parlementaire Par ailleurs, la SAAQ devra venir expliquer ses demandes de hausses de tarifs devant une commission parlementaire de l'Assembl?e nationale. Le ministre des Transports, Michel Despr?s, a indiqu? que la SAAQ aurait ? justifier l'importance et le rythme des augmentations de tarifs. La SAAQ pr?voit un d?ficit de 500 millions de dollars en 2007. Parmi les mesures d?j? annonc?es pour pallier ce probl?me figure la hausse du permis de conduire r?gulier, pour un conducteur sans tache ? son dossier, de 86 ? 147 $. Les chauffeurs de taxi devraient assumer pour leur part une augmentation de 95 % de leurs primes d'assurances en deux ans, tandis que les soci?t?s de transport verraient leur facture d'assurances gonfler de 165 % durant la m?me p?riode. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: -------------- next part -------------- A non-text attachment was scrubbed... Name: 050818auto-hybride2_n.jpg Type: image/jpeg Size: 7670 bytes Desc: not available URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:13:49 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:13:49 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Le Devoir: La calotte polaire Message-ID: <0B6980FB-EE9A-4EF8-B977-701706E5162C@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 16 mars 2006, p. a4 La calotte polaire ne se reforme pas Francoeur, Louis-Gilles Pour la deuxi?me ann?e cons?cutive, la calotte polaire s'est reconstitu?e marginalement, soit ? un degr? jug? tr?s ?loign? de sa moyenne des derni?res d?cennies, r?v?lait hier une ?tude du National Snow and Ice Data Center, au Colorado. Le professeur Mark Serreze, un sp?cialiste des glaces arctiques, a d?clar? au quotidien britannique The Independent que le faible taux de reconstitution de la calotte polaire pourrait ?tre inf?rieur ? celui de 2005, qui d?tenait d?j? le record depuis 1979 et tr?s vraisemblablement depuis un si?cle. Les chercheurs du centre interpr?tent cette situation comme le signe d'une ?r?troaction? (feedback) du climat qui acc?l?rerait lui-m?me son r?chauffement. Ils pensent que l'ouverture de plus en plus grande de la mer arctique sur une p?riode de plus en plus longue chaque ann?e permet ? cet oc?an de stocker plus d'?nergie solaire, ce qui emp?chera par cons?quent la formation d'un couvert de glace aussi ?tendu que par le pass?. Certains chercheurs pensent m?me que ce pourrait ?tre le fameux seuil d'irr?versibilit? qui ferait basculer le climat dans un cycle de r?chauffement qui d?fierait tous les efforts des humains pour l'arr?ter. Cette ?tude a ?t? publi?e au moment m?me o? l'Europe annon?ait hier qu'on inaugurerait aujourd'hui au Danemark la plus importante installation-pilote de captage de gaz carbonique (CO2) sur ce continent. Cette usine-pilote sera install?e ? c?t? d'une centrale thermique conventionnelle situ?e ? Elsam, pr?s d'Esbjerg. On cible un niveau d'?missions ?z?ro? de CO2 ? long terme. Pour les Europ?ens, cette technologie est le pont entre l'?conomie du p?trole et celle de l'hydrog?ne car elle permettrait de produire ce combustible propre avec des centrales au charbon ou au p?trole, dont les ?missions de CO2 seraient enfouies dans l'?corce terrestre. L'Union europ?enne entend partager sa technologie avec la Chine, le deuxi?me plus grand ?metteur de gaz ? effet de serre apr?s les ?tats-Unis, dans le cadre d'une entente de collaboration conclue afin de mettre au point des centrales ?lectriques ? ?missions nulles. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:14:35 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:14:35 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Le_Forum_mondi?= =?iso-8859-1?q?al_de_l=27eau_s=27ouvre_=E0_Mexico?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 16 mars 2006, p. a4 Le Forum mondial de l'eau s'ouvre ? Mexico Francoeur, Louis-Gilles Le quatri?me Forum mondial de l'eau s'ouvre ce matin ? Mexico avec deux priorit?s environnementales majeures: pr?server les b?n?fices biophysiques et biologiques de cours d'eau naturels au profit des g?n?rations futures et r?aliser cet objectif par l'entremise d'une gestion ?cosyst?mique d?centralis?e, dans laquelle l'acc?s ? des eaux de qualit? n'est pas un privil?ge mais un droit. L'acc?s aux ?b?n?fices? de cours d'eau naturels vise ? mettre un terme ? leur pollution syst?matique par les entreprises et les villes ainsi que leur segmentation ou leur d?rivation, notamment au profit de la production d'?lectricit?, car la noyade de territoires ? cette fin et l'interruption des routes migratoires des esp?ces vivantes par les barrages appauvrissent ? long terme le capital g?n?tique des cours d'eau, leur vitalit? et les b?n?fices que les humains peuvent en tirer. Or prot?ger la sant? de ces ressources vivantes, selon le Forum mondial, est capital, ? la fois pour assurer un d?veloppement ?conomique ? long terme et pour lutter contre la pauvret?. Selon l'Union mondiale pour la nature (UICN), il faut d?sormais tenir compte de la valeur des milieux et des ?cosyst?mes naturels dans l'?quation qui consiste ? y ?riger des constructions ou ? modifier les cours d'eau de toutes les fa?ons imaginables sous pr?texte de d?veloppement ?conomique. Les ?cosyst?mes, selon l'UICN, ?doivent ?tre comptabilis?s comme des infrastructures? dont les b?n?fices sociaux et ?conomiques ? long terme sont opposables ? ceux des projets des promoteurs de tout acabit. De plus, selon la plateforme du Forum, la gestion des ?cosyst?mes aquatiques doit ?tre ouverte ? tous les acteurs sociaux, et pr?f?rablement aux acteurs locaux, qui d?pendent g?n?ralement des ressources vivantes des cours d'eau, sinon de l'eau elle-m?me. C'est pourquoi ? cette d?centralisation de la gouvernance de l'eau pour mieux la prot?ger - et non pour mieux l'accaparer et artificialiser ses maillons vivants -, le Forum mondial ajoute un quatri?me enjeu, soit la gestion ?cosyst?mique. Ce mode de gestion exige de d?passer le st?r?otype galvaud? de l'??quilibre entre ?conomie et environnement? pour imposer plut?t aux acteurs ?conomiques et ? leurs projets les limites du fonctionnement naturel des ?cosyst?mes. Cette gestion, estime l'UICN, doit ?tre appliqu?e ? l'?chelle des bassins versants afin d'?viter que des politiques contradictoires s'appliquent ? l'int?rieur d'un m?me bassin. Le d?fi que posent les cinq enjeux du Forum 2006 est d'autant plus important que 2,6 milliards d'humains n'ont pas pr?sentement acc?s ? des toilettes et ? des eaux ?pur?es, principalement dans les grands bidonvilles de la plan?te. La pollution g?n?r?e par cette situation provoque, dans l'indiff?rence totale, la mort de 2,2 millions de personnes chaque ann?e, soit sept fois les mortalit?s engendr?es par le tsunami de d?cembre 2004. N?anmoins, les effort consentis par les pays en d?veloppement et les pays occidentaux depuis 20 ans ont permis de donner acc?s ? de l'eau potable ? 2,4 milliards d'humains et fourni une ?puration s?curitaire des eaux us?es ? plus de 600 000 personnes. Il en co?terait entre 111 et 180 milliards par an, soit trois fois les investissements pr?sentement consentis par les gouvernements, pour assurer ? tous les habitants de la plan?te un acc?s ? de l'eau potable et ? une ?puration s?curitaire. On mesure les atteintes impos?es aux cours d'eau depuis 30 ans, principalement par l'agriculture, la pollution et les grands ouvrages, quand on r?alise, selon le bilan de l'UICN, que les esp?ces vivantes pr?sentes dans ces cours d'eau ont perdu la moiti? de leurs effectifs, ce qui r?duit d'autant le ?service biologique? que ces ?cosyst?mes rendent depuis des mill?naires aux humains. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:12:49 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:12:49 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_SAAQ=3A_les_?= =?iso-8859-1?q?=E9cologistes_veulent_=E9largir_le_d=E9b?= Message-ID: Le Devoir LES ACTUALIT?S, vendredi 17 mars 2006, p. a5 Hausses de tarifs SAAQ: les ?cologistes veulent ?largir le d?bat Le co?t de l'immatriculation devrait varier en fonction des ?missions de GES du v?hicule Francoeur, Louis-Gilles Le milieu environnemental qu?b?cois a r?clam? hier du gouvernement Charest qu'il impose, par souci de coh?rence, une ?vision ?largie? ? la Soci?t? d'assurance automobile du Qu?bec (SAAQ) en modifiant sa loi afin qu'elle contribue ? r?duire ? sa fa?on la consommation globale de carburant et les ?missions de gaz ? effet de serre (GES) du parc automobile qu?b?cois avec un syst?me dit de remise-redevance. Les groupes ?cologistes ont ainsi r?agi aux d?clarations du pr?sident de la SAAQ, John Harbour, qui a dit songer ? l'imposition d'une surprime sur l'immatriculation des sous-compactes en raison du risque accru de dommages aux personnes, ce qui l'aiderait ? r?sorber son d?ficit. L'affaire a pris de telles proportions hier que le bureau du ministre des Transports, Michel Despr?s, a rejet? publiquement cette id?e. Selon M. Despr?s, il faut plut?t ?inviter les Qu?b?cois ? acheter de petits v?hicules, les moins ?nergivores et les plus compatibles avec une logique de d?veloppement durable?, a expliqu? son attach?e de presse, Jos?e Delisle. Mais les groupes environnementaux n'entendent pas se contenter du statu quo, d'autant plus que le gouvernement Charest s'?tait engag? lors des derni?res ?lections ? faire sien le plan de lutte contre les changements climatiques ?labor? par le gouvernement pr?c?dent, lequel privil?giait la cr?ation au Qu?bec d'un syst?me de remise-redevance pour r?duire les ?missions de GES du Qu?bec. Le syst?me de remise-redevance, que certains pays europ?ens appliquent d?j?, module le taux de la taxe d'achat d'un v?hicule ainsi que le co?t de son immatriculation annuelle en fonction de ses ?missions de GES ou de sa consommation d'essence. On fixe un seuil de consommation jug? raisonnable, lequel devient le point de r?f?rence o? la taxe d'achat se situe exactement au niveau de la taxe de vente g?n?rale. On accorde par contre une r?duction de cette taxe et de l'immatriculation annuelle aux acheteurs de v?hicules qui se retrouvent sous le seuil de r?f?rence - sept litres aux 100 kilom?tres, par exemple - mais on impose une surtaxe et un co?t croissant d'immatriculation aux v?hicules plus ?nergivores. Le co?t est nul pour l'?tat. Pour Steven Guilbeault, de Greenpeace, il y a ici co?ncidence entre les imp?ratifs de s?curit?, de d?pollution urbaine et de r?duction des GES. Les gros v?hicules, a-t-il dit, sont une des premi?res causes d'accidents mortels ou co?teux en mati?re de blessures ou d'infirmit?s, comme le d?montrent des ?tudes am?ricaines selon lesquelles la puissance ?meurtri?re? des v?hicules utilitaires sport (VUS) est sup?rieure ? celle des autres v?hicules. Le site Internet Friends of the Earth des ?tats-Unis, a indiqu? M. Guilbeault, citant ces ?tudes qui montrent qu'un VUS Chevy Tahoe tue 122 personnes par million de mod?les sur la route alors qu'une Honda Civic en tue seulement 21. De plus, les VUS de taille moyenne posent un risque 6 % plus ?lev? de tuer leurs occupants qu'une auto. Les plus gros v?hicules de cette cat?gorie voient ce taux grimper ? 8 % par rapport aux fourgonnettes et aux voitures comme une Ford Taurus en raison de leur hauteur, qui les rend instables. Leur taux de renversement est d'ailleurs trois fois plus ?lev? que celui des voitures compactes, un ph?nom?ne qui cause 1000 morts par ann?e aux ?tats-Unis. Pour Harvey Mead, de Nature Qu?bec, ?il est inacceptable que la strat?gie ?nerg?tique du Qu?bec ne s'attaque pas ? cet aspect?. Le d?bat en cours sur le financement de la SAAQ doit ainsi ?tre une occasion de remettre en question les vieilles fa?ons de voir au profit d'une vision plus int?gr?e des divers aspects du dossier de l'automobile, comme la cr?ation d'un syst?me de remise-redevance. Andr? B?lisle, de l'Association qu?b?coise de lutte contre la pollution atmosph?rique, note que la SAAQ doit moduler ses tarifs afin qu'ils r?glent ses probl?mes de budget et servent en m?me temps d'incitatifs financiers pour l'achat et l'utilisation de tous les types de v?hicules en fonction d'un crit?re pr?pond?rant: la consommation. La SAAQ, a-t-il donn? en exemple, ?fait fausse route? avec des propositions visant ? taxer davantage les motocyclistes, dont la plupart des motos sont moins ?nergivores que les autos et les VUS. C'est aussi le cas, a-t-il dit, de l'opposition r?currente ? la cr?ation d'un syst?me obligatoire d'inspection des v?hicules. En d?courageant l'utilisation de v?hicules moins ?nergivores, la SAAQ se rend complice des 1500 mortalit?s pr?matur?es attribuables au smog urbain chaque ann?e dans la r?gion de Montr?al. Quant ? lui, le Conseil r?gional de l'environnement de Montr?al s'en est pris ? la ?courte vue? du pr?sident de la SAAQ, disant souhaiter une r?forme du syst?me d'immatriculation qui enverrait ?un signal clair ? la population qu'il nous faut modifier nos habitudes de vie? d?s maintenant. Illustration(s) : Les automobilistes devraient payer plus ou moins selon que leur v?hicule ?met beaucoup ou peu de GES, croient les ?cologistes. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:12:24 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:12:24 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] Le Devoir: Orford: la superficie doublera d'ici 15 jours Message-ID: <39CAA46F-1088-41D4-AD83-051AE5542D3D@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, samedi 18 mars 2006, p. a1 Orford: la superficie doublera d'ici 15 jours Qu?bec sera bient?t pr?t ? acheter 5700 hectares d'un exploitant forestier Francoeur, Louis-Gilles Le ministre du D?veloppement durable, de l'Environnement et des Parcs, Claude B?chard, est en train d'acheter les vastes terrains de la soci?t? foresti?re Les Contenants Greif, situ?s au nord du parc national du Mont-Orford, une acquisition qui, ? elle seule, pourrait doubler la superficie du parc, comme l'avait promis le gouvernement en guise de compensation de la vente de la station de ski ? des promoteurs immobiliers. Le minist?re, a aussi appris Le Devoir de sources bien inform?es, aurait par ailleurs sollicit? la famille Bombardier, qui poss?de d'importants terrains dans le m?me secteur, afin de s'en porter acqu?reur, mais il ne semble pas que cette transaction soit sur le point de d?boucher, les Bombardier pr?f?rant plut?t, du moins ? ce jour, envisager un statut de r?serve priv?e pour leur vaste domaine, qui comprend notamment le lac Larouche, situ? au nord du lac Bowker. C'est autour de ce lac qu'on retrouve un des principaux foyers d'opposition au projet de privatisation du mont Orford. Le ministre B?chard, qui repr?sente le comt? de Kamouraska- T?miscouata, o? se trouve l'usine de Bombardier, milite pour que l'usine de La Pocati?re, situ?e dans son comt?, obtienne sans appel d'offres le contrat de 1,2 milliard pour la r?novation des rames du m?tro de Montr?al. Mais on affirme dans son entourage qu'aucune entente secr?te ne lie les deux dossiers et qu'il n'aurait fait aucune approche en ce sens aupr?s de la famille Bombardier. Selon nos sources, les pourparlers devant permettre de boucler cette transaction s'acc?l?rent depuis une semaine. Qu?bec esp?re compl?ter cette importante transaction immobili?re d'ici une dizaine de jours, ce qui lui permettrait d'annoncer cette d?cision avant m?me le d?p?t de sa loi sp?ciale qui l'autorisera ? vendre le mont Orford par voie d'appel d'offres public. On se rappellera qu'un sondage du Journal de Montr?al indiquait r?cemment que 85 % des Qu?b?cois ne croient pas que Qu?bec puisse doubler la superficie du parc. L'opposition ? cette transaction chutait radicalement dans l'hypoth?se o? Qu?bec y parviendrait, mais une majorit? de r?pondants s'opposait quand m?me ? la privatisation du mont qui donne son nom au parc national estrien. Les terrains de la soci?t? foresti?re Les Contenants Greif auraient une superficie d'environ 5700 hectares, soit l'?quivalent de la surface du parc lui-m?me. Mais ces terrains ne seraient pas contigus au parc: ?Mais alors, il s'agira d'un nouveau parc, pas du m?me!?, s'exclamait hier Pierre D?p?t, porte-parole de l'Association des riverains du lac Bowker, un lac situ? imm?diatement au sud des terrains des Contenants Greif. Selon ce leader de l'opposition ? la vente du mont, ?il n'est pas s?r que des territoires forestiers puissent compenser la perte d'une montage aussi unique que le mont Orford, qui est l'embl?me du parc, ne l'oublions pas. Ce n'est pas avec ?a que Qu?bec va ?teindre l'incendie qu'il a allum? avec la vente projet?e du mont Orford lui- m?me?. Les terrains de la famille Bombardier, que Qu?bec voudrait aussi incorporer ? l'agrandissement du parc, ne sont pas contigus au parc eux non plus. Dans les deux cas, si Qu?bec veut relier ces terrains au parc actuel, il devra acqu?rir d'autres terrains, ce qui inqui?te les gens de l'endroit. Mais jusqu'ici, Qu?bec a affirm? qu'il ne proc?dera ? aucune expropriation de terres priv?es ou de r?sidences. Ce ne serait pas la premi?re fois qu'un parc serait form? de deux parties non contigu?s. Il en existe notamment en Nouvelle-?cosse et aux ?tats-Unis. Ce serait toutefois, ? notre connaissance, une premi?re au Qu?bec. La soci?t? commerciale Les Contenants Greif, constitu?e en vertu d'une charte f?d?rale comme exploitant forestier et comme fabricant de ?papiers transform?s?, a commenc? ? exploiter la for?t cibl?e par Qu?bec au nord d'Orford. Mais dans les milieux de la conservation, on dit que cette soci?t? y a pratiqu? une exploitation exemplaire et que la majeure partie de son domaine n'a pas ?t? exploit?e depuis des d?cennies. Cette for?t compte plusieurs ruisseaux, marais, tourbi?res et habitats fauniques diversifi?s ainsi que plusieurs esp?ces foresti?res ? la fois rares et repr?sentatives de cette partie de l'Estrie. Les Contenants Greif sont une filiale du holding Grief International Holding BV, dont le si?ge social se trouve aux Pays-Bas. La soci?t? d?clare une adresse au Qu?bec ? Maple Grove, ? la pointe sud de la Mont?r?gie. Elle situe son si?ge social canadien sur la rue Park, ? Niagara. Mais ses quatre principaux administrateurs fournissent la m?me adresse, soit sur Winter Road, ? Delaware, en Ohio. Il a ?t? impossible de conna?tre le montant de la transaction, probablement parce qu'elle n'est pas compl?t?e ? ce moment-ci. Mais ? l'?vidence, la valeur atteint certainement plusieurs millions de dollars. Selon nos sources, la fiducie environnementale Conservation de la nature, qui a acquis de grands terrains aupr?s de Domtar ? proximit? de Sutton, tentait aussi depuis deux ou trois ans de mettre la main sur le domaine Greif en raison de son int?r?t ?cologique. Mais afin de mettre l'opinion de son c?t? dans le dossier controvers? d'Orford, Qu?bec a d?cid? de prendre les devants au cours des derniers mois en vue d'acqu?rir les terrains de cet exploitant forestier. Mais au moment o? ces pourparlers se sont amorc?s, Qu?bec songeait simplement ? agrandir le parc en contrepartie de la vente de 85 hectares de terrains au pied des pentes du mont Orford pour y permettre la construction d'environ 1000 condominiums par la soci?t? Mont-Orford inc. Qu?bec voulait du m?me coup accro?tre la superficie de ses aires prot?g?es, dont le pourcentage se situe autour de 4,5 % alors qu'il doit atteindre 8 % de la superficie de la province d'ici la fin de l'ann?e. Mais ? ce moment-l?, l'hypoth?se de la vente de la montagne n'?tait pas ?voqu?e. Les versions diff?rent ?norm?ment au sein du minist?re de Claude B?chard en ce qui a trait au moment o? la d?cision a ?t? prise de recourir ? une loi sp?ciale pour vendre non seulement les terrains au pied du mont Orford mais la montagne elle-m?me, ce qui fera passer la superficie c?d?e au secteur priv? de 85 ? 640 hectares. Selon des membres de l'entourage du ministre B?chard, c'est l'ancien titulaire du MDDEP, Thomas Mulcair, qui aurait vendu l'id?e de recourir ? une loi sp?ciale ? ses coll?gues du Comit? des priorit?s gouvernementales et qui aurait pass? la commande au sein de son minist?re pour faire r?diger un m?moire justifiant cette strat?gie ? l'intention du conseil des ministres. Ce m?moire, selon son ancien chef de cabinet, St?phane Gosselin, ?tait r?dig?, et il l'avait sur sa table de travail avant la nomination de Claude B?chard, son nouveau patron. D'autres indications pointent dans une autre direction sans qu'il soit possible de d?partager les deux versions avec des preuves tangibles. Ainsi, une source g?n?ralement bien inform?e affirme que le secr?taire g?n?ral de la province, Andr? Dicaire, aurait appel?, la veille du remaniement minist?riel, la sous-ministre du MDDEP, Madeleine Paulin, pour lui demander si le m?moire sur la loi sp?ciale ?tait pr?t. Mme Paulin aurait r?pondu qu'elle n'avait jamais re?u de directive en ce sens. L'affaire aurait ?t? imm?diatement port?e ? l'attention du premier ministre Jean Charest. Selon d'autres sources bien inform?es au sein du minist?re, le contentieux juridique aurait uniquement travaill? sur une modification r?glementaire aux fronti?res du parc d'Orford et non sur une loi sp?ciale avant le remaniement minist?riel du 27 f?vrier, ce qui accr?dite la th?se selon laquelle le ministre Mulcair n'avait pas fait sienne cette strat?gie ou qu'il en retardait la mise en oeuvre. Enfin, une autre source a racont? au Devoir que Thomas Mulcair aurait convenu, le vendredi pr?c?dant le remaniement minist?riel, avec sa coll?gue Monique Gagnon-Tremblay, ministre des Relations internationales et responsable de l'Estrie, que toute solution au dossier d'Orford passait par trois exigences: le respect des conclusions du BAPE sur l'int?grit? du parc, le respect des r?glements municipaux et le respect des r?gles de transfert de la Loi sur les terres publiques. Ces trois r?gles excluent en principe la vente de la montagne qui donne son nom au parc, lequel devra ?ventuellement devenir le parc du Mont-Chauve puisque ce sera le seul mont ? l'int?rieur de ses futures limites. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:13:22 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:13:22 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Halte_aux_coup?= =?iso-8859-1?q?es_=E0_blanc_marines!?= Message-ID: <9A1E6816-9403-4234-ABEB-C2B81E07ED65@partivertquebec.org> Le Devoir WEEK-END NATURE, vendredi 17 mars 2006, p. b8 Halte aux coupes ? blanc marines! Le dragage des fonds marins sera interdit sur l'essentiel de la c?te Ouest am?ricaine Francoeur, Louis-Gilles Une bonne nouvelle d'une importance capitale pour l'environnement a r?cemment ?chapp? aux m?dias alors que la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) des ?tats-Unis a interdit la semaine derni?re le dragage ou le chalutage des fonds marins sur l'essentiel de la c?te Ouest de ce pays, de la fronti?re canadienne jusqu'au Mexique. Cette d?cision a ?t? prise pour mettre fin ? ce qui ressemble ? une ?coupe ? blanc? pratiqu?e depuis des d?cennies dans les ?cosyst?mes marins. Elle a pour objectif la reconstitution des stocks des poissons de fond, dont neuf des 83 esp?ces ? valeur commerciale de la c?te Ouest am?ricaine sont menac?es alors que les autres sont pour la plupart en d?clin. La superficie prot?g?e couvrira 150 000 km2. Elle s'inspire des recommandations d'un autre organisme, le Conseil des p?cheries du Pacifique, qui proposait d'aller encore plus loin en d?cr?tant un interdit de chalutage sur 250 000 km2. Le d?cret de la NOAA ?quivaut ? classifier en tant qu'?habitat essentiel? ? peu pr?s toute la c?te Ouest des ?tats-Unis jusqu'? une profondeur de 3500 m?tres. Les zones o? le dragage des fonds marins ?tats-uniens pourra encore se pratiquer sont les parties centrale et ouest du golfe de l'Alaska, les abords des Al?outiennes et la mer de B?ring. Le chalutage des fonds marins sert ? capturer des poissons de fond comme la morue ou la sole ? de grandes profondeurs. On utilise des filets qui peuvent atteindre jusqu'? un kilom?tre de longueur, qu'on leste de lourdes cha?nes. Ces filets sont tellement grands qu'il faut parfois deux navires pour les remorquer. Ils raclent le fond de l'oc?an en y arrachant ? peu pr?s toute la v?g?tation ainsi que les coraux. Pour exploiter certains fonds plus in?gaux, on ?quipe parfois ces filets d'?normes roues de camions, ce qui leur permet de surmonter les obstacles tout en continuant d'arracher les for?ts marines qui ont souvent pris des centaines d'ann?es ? se d?velopper. Cette technique est aussi mortelle pour les esp?ces non commerciales, qui se retrouvent emprisonn?es dans ces filets pendant de longues p?riodes et qui en meurent souvent, accentuant le d?clin des habitats marins ainsi priv?s de proies et de pr?dateurs essentiels ? leur ?quilibre. La seule diff?rence entre ces ?coupes ? blanc? marines et celles de nos for?ts, c'est qu'on ne voit pas celles qui se pratiquent au fond de l'oc?an, ce qui explique sans doute pourquoi elles n'ont pas suscit? une ?Erreur oc?ane? bien sentie... Une ?tude canado- am?ricaine, divulgu?e par Le Devoir en d?cembre 1998, avertissait pourtant les deux gouvernements: ces pratiques sont en train d'enrayer jusqu'au m?canisme de la vie au fond des oc?ans. ? croire que les ?tats-Unis ont l'oreille plus fine que le Canada! Ce dernier a n?anmoins d?cr?t? quelques zones de conservation dans le Pacifique et le golfe du Saint-Laurent, mais sans frapper la technique d'interdiction totale. L'?tude de 1998 du Marine Conservation Biology Institute de Washington pr?cisait que le dragage des fonds marins d?truisait chaque ann?e 150 fois plus de surface marine que les coupes ? blanc pratiqu?es dans les for?ts de la plan?te. La superficie dragu?e ? r?p?tition chaque ann?e dans les mers et les oc?ans ?quivaut ? 14 millions de kilom?tres carr?s, soit ? peu pr?s la superficie cumulative du Canada et des ?tats-Unis! La toute r?cente d?cision de la NOAA n'accorde pas le statut d'?habitat essentiel? aux zones de la Californie o? se retrouvent des plates-formes p?troli?res inactives et, dans plusieurs cas, effondr?es sur le fond. Fait int?ressant, la NOAA consid?re ces 13 plates-formes comme des supports pour la faune marine, qui se rassemble autour de ces monstres de m?tal et les transforme en habitats prolifiques! J'ai un jour lu dans le dossier d'un magazine que, dans certains pays du Sud, on attache ensemble les vieux pneus hors d'usage, qu'on coule ensuite au fond de l'oc?an, d?potoir commode s'il en est. Surprise, on a d?couvert que ces d?p?ts sont intens?ment colonis?s par les micro-organismes, qui les transforment en structures marines susceptibles de devenir des habitats de pr?dilection pour la faune, un peu comme d'impressionnants coraux. Cependant, on ne parlait pas de la pollution qui peut en d?couler... Pour la NOAA, moins de 10 % des revenus de la p?che provenaient du dragage ? r?p?tition des fonds marins de la c?te Ouest, de moins en moins productifs. En contrepartie, on esp?re que cette mesure de protection permettra ? moyen terme ? la v?g?tation et aux habitats de se reconstituer sur les fonds et de stimuler le retour d'une faune marine jusqu'ici priv?e de couvert protecteur et de ses sources de nourriture traditionnelles. Surclasse? La Soci?t? protectrice des animaux des ?tats-Unis a publi? cette semaine ce qu'elle qualifie pompeusement d'??tude? scientifique alors qu'il s'agit d'une analyse critique des m?thodes d'?valuation du troupeau de phoques par le gouvernement canadien. Conclusion: le Canada devrait arr?ter la chasse en s'inspirant du principe de pr?caution parce que ses m?thodes ne sont pas blind?es. ? preuve, la morue... L'an dernier, c'?tait une section de Greenpeace qui avait utilis? cette tactique pour en arriver ? une conclusion qui d?passe de loin les pr?misses avanc?es. La m?thode est simple: on se garde bien de se lancer dans un inventaire ind?pendant qui donnerait un portrait diff?rent. On se contente de trouver des failles dans les m?thodes utilis?es pour d?cr?ter que les inventaires du Canada reposent sur des bases faibles. Mais on ne d?montre en aucun cas que les r?sultats des inventaires canadiens sont faux, ce qu'on essaie d'amener le lecteur ? conclure. C'est ? peu pr?s comme si quelqu'un, voyant un mince filet d'eau s'infiltrer par le trou d'un rivet au fond d'une chaloupe, d?cr?tait qu'elle va s?rement couler bient?t et r?cusait le sens commun en disant que tout jugement rassurant sur cette infiltration ne se base sur aucune mesure du d?bit d'infiltration, ne tient pas compte de la temp?rature, du risque que le rivet soit arrach? au contact d'un rocher, etc. Ces experts oublient une chose: les inventaires canadiens donnent les r?sultats anticip?s malgr? certaines faiblesses techniques. Ils permettent de suivre l'?volution du troupeau et de mesurer l'impact des mesures de gestion, notamment le fait que les quotas de chasse ont effectivement permis de stabiliser le troupeau. S'il fallait empiler les certitudes jusqu'au degr? de fiabilit? totale, personne ne ferait d'inventaires car ils co?teraient trop cher... Aucune de ces analyses critiques n'a un poids permettant de justifier la remise en question, sauf ? la marge, des inventaires actuels, qui situent le troupeau de phoques du Groenland ? six millions de t?tes. Le nouveau quota de chasse de 350 000 b?tes, ajout? aux mortalit?s naturelles et autres incertitudes, ne change pas le fait fondamental que l'esp?ce n'est ni menac?e ni incapable de supporter une chasse contr?l?e. S'ils ont autant ? coeur la sant? de ce cheptel sauvage que celle de leurs campagnes de financement, la Soci?t? protectrice des animaux des ?tats-Unis et les animalistes d?guis?s en ?cologistes jusque chez Greenpeace feraient bien de cibler les v?hicules utilitaires sport plut?t que les chasseurs de phoques: en effet, s'il existe une menace de disparition pour ce cheptel, il proviendra des changements climatiques, qui priveront l'esp?ce des glaces flottantes o? elle donne naissance ? ses petits. - Lecture: Prot?ger et restaurer les lacs, par Robert Lapalme, Bertrand Dumont ?diteur, 192 pages. Un livre int?ressant qui redonnera espoir aux gestionnaires de lacs mal en point. Ce livre pr?sente une vision bien vulgaris?e de l'?cologie des lacs et des probl?mes que peuvent y susciter les activit?s humaines, de m?me que des techniques de base utilis?es pour poser un diagnostic et les moyens de rem?dier aux probl?mes. On y pr?sente les meilleures techniques de stabilisation et de r?g?n?ration des berges et de leur pouvoir filtrant. S'il est une critique qu'on peut lui adresser, c'est peut-?tre de n'avoir pas assez insist? sur les limites de certaines interventions qui font la fortune de vendeurs d'?oliennes et autres gadgets, comme l'oxyg?nation intensive au moyen d'injecteurs d'air ou le nettoyage biologique ? la rot?none, dont les r?sultats sont loin d'?tre garantis. Illustration(s) : Le chalutage des fonds marins sert ? capturer des poissons de fond comme la morue ou la sole ? de grandes profondeurs. On utilise des filets qui peuvent atteindre jusqu'? un kilom?tre de longueur, qu'on leste de lourdes cha?nes. Ils raclent le fond de l'oc?an en y arrachant ? peu pr?s toute la v?g?tation ainsi que les coraux. Cette technique est aussi mortelle pour les esp?ces non commerciales, qui se retrouvent emprisonn?es dans ces filets pendant de longues p?riodes et qui en meurent souvent. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Tue Mar 21 00:11:36 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Mon, 20 Mar 2006 09:11:36 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?La_Presse=3A_Montr=E9al=3A_?= =?iso-8859-1?q?non_aux_r=E9servoirs_de_Canterm?= Message-ID: <5AF53413-D0D8-403B-93F0-C605292E2D2C@partivertquebec.org> La Presse Environnement, lundi 20 mars 2006, p. A4 Montr?al: non aux r?servoirs de Canterm Bisson, Bruno La Ville de Montr?al demande au Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) de rejeter le projet de la soci?t? Canterm, qui veut construire 14 grands r?servoirs de produits p?troliers ? proximit? de quartiers r?sidentiels ? Montr?al-Est et dans le secteur voisin de Mercier. Dans un bref m?moire remis discr?tement au BAPE vendredi, trois jours apr?s la fin des audiences publiques sur ce projet de 35 millions, la Ville appuie la position des ?lus de l'arrondissement de Mercier- Hochelaga-Maisonneuve (MHM), qui ont demand? le retrait du projet. " Sans vouloir remettre en cause le d?veloppement des activit?s de la Grappe p?trochimique, fortement pr?sente dans l'est de l'?le, la Ville de Montr?al souhaite que des activit?s comme le stockage de produits p?troliers s'?tablissent ? une distance ad?quate des habitations afin de ne pas mettre en danger les r?sidants ", lit-on dans ce document, pr?sent? comme " addenda " au m?moire de Mercier- Hochelaga-Maisonneuve. " Les principaux enjeux ici sont la s?curit? et la qualit? de vie des citoyens du secteur, conclut la Ville. C'est pourquoi, dans les circonstances actuelles, la Ville de Montr?al recommande de ne pas accro?tre le risque en ajoutant des sources additionnelles de dangers avec l'ajout de r?servoirs ? proximit? de r?sidences. " Dans son m?moire au BAPE, l'arrondissement MHM va beaucoup plus loin en recommandant au gouvernement du Qu?bec de l?gif?rer pour imposer des normes de distance entre l'industrie lourde et les milieux r?sidentiels. Enfin, les ?lus locaux ont recommand? la cr?ation d'un comit? avec la municipalit? voisine de Montr?al-Est pour " planifier la transformation des secteurs situ?s aux limites des deux municipalit?s ". " Les activit?s de l'entreprise Canterm sont susceptibles de repr?senter un danger pour la s?curit?. L'ajout de nouveaux r?servoirs confirme et accentue la pr?sence de ces derni?res, qui sont incompatibles avec le milieu environnant. Ce sont les usages autoris?s dans l'ensemble du secteur qui doivent donc ?tre mis en question. " Question de "fronti?re" Pour l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve, le projet de Canterm " soul?ve principalement des questions relatives ? la planification du territoire ". Il ne favorise pas la cohabitation entre les activit?s industrielles et la population vis?e par le plan d'urbanisme de Montr?al, tout en ?tant conforme aux usages prescrits dans le territoire de Montr?al-Est. Au moment o? la municipalit? de Montr?al-Est vient de se " d?fusionner " de la Ville de Montr?al, cette position des ?lus de l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve et l'appui de la ville centrale risquent de provoquer de s?rieux remous politiques. D'autant plus que les 14 r?servoirs doivent ?tre construits sur des terrains situ?s ? Montr?al-Est et dans le port de Montr?al, sur lesquels la Ville n'a aucune comp?tence. L'un des emplacements choisis par Canterm est toutefois ? la limite d'un secteur r?sidentiel du quartier Mercier, dans l'arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve. On veut aussi construire sept r?servoirs de 15 m?tres de hauteur pouvant contenir un million de barils de produits p?troliers ? quelques dizaines de m?tres de deux coop?ratives d'habitation. Les 338 locataires qui y habitent s'y sont install?s il y a deux ans, dans le cadre du programme Acc?s Logis et de l'op?ration 5000 logements de la Ville de Montr?al. Le projet pr?sent? en janvier dernier a cr?? une commotion chez les r?sidants de Mercier-Est et de Montr?al-Est. Aux audiences du BAPE, Diane Lemieux et Francine Lalonde, respectivement d?put?es provinciale et f?d?rale, des groupes socio-communautaires de l'Est (Solidarit? Mercier-Est, Comit? ZIP Jacques-Cartier), des ?cologistes (Conseil r?gional de l'environnement de Montr?al, Approche Nature) et la plupart des citoyens qui se sont pr?sent?s, ont r?clam? le rejet du projet. En revanche, la semaine derni?re, la Ville de Montr?al-Est a d?j? fait savoir au BAPE qu'elle appuyait le projet de Canterm. Des entreprises et plusieurs associations et regroupements de l'industrie p?troli?re (Institut de chimie et de p?trochimie, l'Association qu?b?coise des ind?pendants du p?trole) et des groupes de promotion ?conomique (Association industrielle de l'Est, Corporation de d?veloppement de l'Est), ont pour leur part insist? sur la n?cessit? d'augmenter les capacit?s de stockage et de favoriser la commercialisation de carburants plus ?cologiques (biodiesel, m?langes d'?thanol). -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: From xavier.daxhelet at partivertquebec.org Fri Mar 24 02:24:28 2006 From: xavier.daxhelet at partivertquebec.org (Xavier Daxhelet) Date: Thu, 23 Mar 2006 11:24:28 -0500 Subject: [PVQ-revue-de-presse] =?iso-8859-1?q?Le_Devoir=3A_Brigitte_Bardo?= =?iso-8859-1?q?t_d=E9shonore_la_pens=E9e_animaliste?= Message-ID: <5944A37C-25F4-4B40-A4B1-ECD075E51341@partivertquebec.org> Le Devoir LES ACTUALIT?S, jeudi 23 mars 2006, p. a1 De l'animalisme primaire Brigitte Bardot d?shonore la pens?e animaliste Francoeur, Louis-Gilles Roger Simon, le directeur du secteur maritime de l'Est canadien au minist?re des P?ches et Oc?ans, a vu d?filer tous les adversaires de la chasse aux phoques depuis des lunes. Finalement, il a ?t? quelque peu surpris hier par le discours de Brigitte Bardot, qu'il a trouv? ?moins hyst?rique? que par le pass?. Elle n'a, dit-il, trait? personne de ?tueurs sanguinaires? ou de ?barbares? cette fois. Elle a bien parl? de ces ?salopards? qui tuent des phoques sur les glaces mais, comme tout ?tait si ?motif dans son discours, l'expression pouvait ? la limite ?tre mise sur le compte de l'emportement... Ce commentaire venant toutefois d'un de ces ?bureaucrates? et ?mercenaires? f?d?raux qui autorisent les chasses annuelles, Mme Bardot ne le prendra certainement pas comme un compliment. Mais ce serait difficile de lui en faire pour sa performance d'hier. Son propos se teinte d'incoh?rence, voire de d?sinformation, quand elle met sur le m?me pied les grands probl?mes environnementaux de la plan?te avec le sort du troupeau de phoques, dont l'effectif atteint 5,8 millions de t?tes. Difficile de parler d'esp?ce en danger, sauf pour ses proies, comme les esp?ces commerciales, en d?clin pour cause de surp?che mais en r?cup?ration difficile pour cause de pr?dation trop soutenue. Ce troupeau affiche d?sormais une population trois fois sup?rieure ? celle qui existait dans les ann?es 70, ce qui explique qu'on en r?colte trois fois moins, une explication qu'aurait d? avancer hier Mme Bardot en toute honn?tet? intellectuelle. Entre 1832 et 1844, on tuait entre 680 000 et 740 000 phoques par ann?e. Les prises ont d?cru pour atteindre les 500 000 t?tes par ann?e ? la fin du XIXe si?cle. Cette exploitation importante a ?videmment fait chuter la population globale, d'o? un d?clin des prises, qui se sont maintenues n?anmoins entre 400 000 et 310 000 entre 1951 et 1961. Lorsque Mme Bardot s'est point?e sur la banquise en 1977, on r?coltait environ 200 000 phoques par ann?e, malgr? la modernisation de la flotte qui comptait alors plusieurs grands ?navires-usines?, certains norv?giens, d'autres canadiens. Le troupeau ? cette ?poque se situait autour de 1,5 million de t?tes, selon la commission Malouf, qui devait revoir tout le dossier ? la suite du boycottage lanc? par l'Europe ? la suite des pressions du mouvement animaliste, dirig? de main de ma?tre par Brian Davis, le fondateur de l'International Fund for Animal Welfare (IFAW). C'est ce lobbyiste avant la lettre qui transformera en mouvement politique efficace la vague ?motive provoqu?e par les premi?res images des immenses taches de sang sur les glaces immacul?es. Et les coups r?p?t?s d'hagapik sur les jeunes phoques, une exigence de la r?glementation pour s'assurer qu'ils sont bien morts, mais qui donnent l'impression d'un acharnement malsain ou d'une m?thode inefficace. La saga des phoques a ?t? lanc?e par un Qu?b?cois en 1964. Serge Deyglun, chanteur et journaliste de plein air, avait tourn? pour la soci?t? Artek un film, Le Grand Phoque de la banquise, qui devait faire sensation au Canada et par la suite en Allemagne, en raison du faux massacre qu'il d?crivait. Une commission parlementaire portant sur ce film, rappelle Roger Simon, a ?tabli que Deyglun avait donn? 20 $ et un 26 onces ? un certain Gustave Poirier, un non-chasseur aujourd'hui d?c?d?, pour qu'il ?corche au couteau un phoque devant la cam?ra. Cette sc?ne atroce, aucunement repr?sentative de la m?thode de chasse traditionnelle, a enclench? un mouvement anti-chasse, ce qui n'?tait pas tr?s fort de la part d'un des chroniqueurs de chasse et p?che les plus r?put?s du Qu?bec. La commission Malouf a eu une influence profonde sur l'?volution de cette chasse traditionnelle que certains, en vertu d'un crit?re racial implicite, acceptent dans le cas des Inuits mais pas dans celui des Blancs, pour qui elle est aussi un moyen de subsistance et une activit? traditionnelle depuis le milieu du XVIIe si?cle! Ce sont les recommandations du juge Malouf qui vont faire interdire la chasse aux blanchons en 1987. Cette interdiction n'emp?chera pas les groupes animalistes comme l'IFAW ou Sea Shepperd de Paul Watson, qui a fait revenir Mme Bardot au Canada pour r?p?ter la vague m?diatique de 1977, de mettre des blanchons dans leur publicit? internationale depuis 1987. R?cemment, Paul McCartney se faisait filmer ? c?t? d'un blanchon et m?me Brigitte Bardot misait sur cette strat?gie in?thique pour mieux propulser ses le?ons de morale. La r?alit? est d?sormais fort diff?rente: on chasse les jeunes phoques lorsque leur fourrure a mu? et qu'elle affiche une couleur grise et tachet?e. On ne les tue plus devant leur m?re en p?riode d'allaitement et alors qu'ils ne peuvent pas encore nager. Apr?s la mue, ce sont de jeunes ?ados?, vifs et alertes, qui peuvent d?sormais nager et se nourrir de fa?on autonome. Le discours de Brigitte Bardot ne contenait hier aucun fait permettant de penser que le troupeau de phoques du Groenland souffre de la moindre menace d'extinction. Elle a plut?t utilis? des termes comme activit? ?d?shumanis?e?, ?pratique barbare? et a m?me qualifi? de ?meurtre? l'abattage des b?tes. D'ailleurs, l'affiche derri?re elle mettait sur le m?me pied le meurtre d'un b?b? humain et celui d'un b?b? phoque! Ce sont l? des termes moraux, typiques de la pens?e animaliste, une pens?e qui repose sur la croyance que les animaux ont une ??me?, une anima en latin, ce qui leur conf?rerait des droits, curieusement non contrebalanc?s de responsabilit?s, comme le veut la plus ?l?mentaire d?finition philosophique ou morale. Cette approche n'a aucun lien, malgr? la confusion entretenue par les m?dias et les chasseurs des ?les, pour qui tout adversaire de la chasse est ?un Greenpeace?, avec la pens?e ?cologiste et la science de l'?cologie, qui repose sur les principes d'?quilibre entre les esp?ces, sur des ph?nom?nes de coop?ration et de comp?tition interesp?ces et intraesp?ces. Heureusement pour les groupes animalistes, la chasse aux phoques ne se d?roule pas sur des rivages ou des rochers, sur lesquels le sang ne se d?tacherait pas, mais sur des glaces immacul?es, ce qui en multiplie l'effet m?diatique et dramatique. Et le b?b? phoque aux grands yeux se vend mieux en Grande-Bretagne que les campagnes anti- chasse ? courre ou que les campagnes contre les corridas en Espagne et en France. Mais l'argent tir? des phoques finance les autres fronts des groupes animalistes. Ces derniers d?sinforment le public quand ils affirment que la m?thode de chasse est cruelle: en r?alit?, il a ?t? d?montr? qu'il s'agit de la m?thode d'abattage la plus exp?ditive puisqu'elle d?truit en quelques secondes le cervelet et provoque une mort c?r?brale totale. Le phoque est ensuite saign? quand on coupe ses veines natatoires et ce n'est qu'alors qu'on enl?ve sa peau. Aucun animal, ? ce stade, ne peut sentir ou r?agir, sauf m?caniquement. Pas plus qu'un humain mort cliniquement ne sent le pr?l?vement de son coeur. Mme Bardot s'en prenait encore hier ? la vente des p?nis de phoque, qui une fois s?ch?s aideraient de vieux Chinois ? bander, ce qui lui a quand m?me arrach? un sourire guilleret. C'est oublier un peu vite que les petits phoques de 25 jours n'ont que des p?nis symboliques, sans int?r?t commercial, et que la p?riode o? on r?coltait les gros sp?cimens pour leur viande est r?volue depuis longtemps. Et c'est aussi oublier un peu vite que les vieux Chinois ont adopt? le Viagra depuis belle lurette. Mme Bardot n'aura en somme fourni qu'un spectacle d?solant, qui d?shonore m?me la pens?e animaliste dans ce qu'elle a de plus noble sur le plan moral, car elle l'a entach?e d'incoh?rence et de d?sinformation. Il se pourrait bien que sa prestation, qui ressemble de plus en plus ? un vieux 33 tours, ait l'effet fort ?ph?m?re de la prestation de Paul McCartney! Illustration(s) : ?On ne va pas continuer ? faire un g?nocide animalier comme ?a pour faire bander les Chinois!?, a dit Brigitte Bardot. La junte journalistique a ?touff? un ?clat de rire et la blonde dame a rigol? un bon coup. -------------- next part -------------- An HTML attachment was scrubbed... URL: